‹ Arcanes célestes de l'Écriture sainte ou parole du Seigneur, dévoilés ainsi que les merveilles qui ont été vues dans le monde des esprits et dans le ciel des anges ouvrage d'Emmanuel Swédenborg ... Exode, chapitres 26.29., n. 9585 à 10166 (volume 5)Chapitre 6 sur 12 · SE M S INTERNE · texte numérisé non relu

SE M S INTERNE

0713, Vers. 1 à 8. Et tu feras l'Autel en bois de Schittim, cinq coudées la longueur, et cinq coudées la largeur; carré sera t Autel; et trois coudées sa hauteur. Et tu feras ses cornes sur ses quatre angles, de lui seront ses cornes; et tu le cour riras d'airain. Et tu feras ses bassins pour l'écendrer, et ses pelles, et ses cratères, et ses fourchettes, et ses pincettes; pour tous ses vases, tu (les) feras d'airain. Et tu lui feras un crible, ouvrage de filet d'airain ; et tu feras sur le filet quatre anneaux d'airain sur ses quatre extrémités. Et tu le mettras sous le circuit de C Autel en bas, et sera le • filet jusqu'au milieu de l'Autel. Et tu feras des barres pour l'Autel, des barres de bois de Schittim, et tu les couvriras d'airain. Et l'on introduira ses barres dans les anneaux, et seront 'les barres sur les deux cotés de l'Autel, en le portant. Cavité de plancher tu le feras, comme il t'a été montré dans la montagne, ainsi ils (le) feront.— Et tu feras l'Autel, signifie le représentatif du Seigneur et de son culte : en bois de Schittim, signifie la justice : cinq coudées la longueur, et cinq coudées la largeur, signifie également d'après le bien et d'après le vrai : carré sera l'Autel, signitie ainsi le juste : et trois coudées sa hauteur, signifie le plein quant aux degrés : et tu feras ses cornes, signifie la puissance : sur ses quatre angles, signifie de toute manière : de lui seront ses contes, signifie que la puissance proviendra du bien : et tu le couvriras d'airuin, signifie le représentatif du bien : et tu feras ses bassins pour l'écendrer, signifie les choses a écarter après les usages : et ses pelles, et ses cratères, et ses fourchettes, et ses pincettes, signifie les scientifiques qui contiennent et qui servent à tout usage : pour tous ses vases, tu (les) feras d'airain, signifie tous provenant du bien : et tu lui feras un crible, ouvrage de filet, signifie lé sensuel,

AKCANKS CKLESTËS.

qui est le dernier : d'airain, signifie qui provient aussi du bien : et tu feras sur le filet quatre anneaux d'airain, signifie la sphère du bien par laquelle il y a conjonction : sur ses quatre extrémités, signifie partout : et tu le mettras sous le eireuit de l'Autel en bas, signifie cela dans les derniers : et sera le filet jusqu'au milieu de l'Autel, signifie l'extension du sensuel : et tu feras des barres pour f Autel, signifie la puissance de contenir dans l'état du bien : des barres de bois de Sehiltim, signifie le bien de la justice, et par suite la puissance : et tu les rouvriras d'airain, signifie le représentatif du bien : et l'on introduira ses barres dans les anneaux, signifie la puissance de la sphère du Divin Bien : et seront les barres sur les deux côtés de l'Autel, signifie la puissance du bien par le vrai et du vrai d'après le bien : en le portant, signifie l'existence et la subsistance : cavité de planchers tu le feras, signifie l'application : comme il t'a été montré dans la montagne, ainsi ils (le) feront, signifie d'après la correspondance des Divins dans le ciel.

971 A. Et tu feras l' Autel, signifie le représentatif du Sei- • gneur et de son culte : on le voit par la signification de Y Autel qui servait pour les holocaustes et pour les sacrifices, en ce que c'est le représentatif du Seigneur, et comme les holocaustes et les sacrifices signifiaient toutes les choses du culte du Seigneur, voilà pourquoi aussi l'autel était le représentatif de son culte; mais le culte que reçoit le Seigneur consiste, non dans les holocaustes ni dans les sacrifices, mais dans les choses qu'ils représentaient, lesquelles sont les célestes de l'amour et les spirituels de la foi, N°* 922, 923, 1823, 2180, 2805, 2807,2830, 3519, 0905, 8080, 8930. Il y avait deux choses par lesquelles était représenté le Seigneur quant au Divin Humain, à savoir, par le Temple et par l'Autel; par le Temple, Lui-Méme l'enseigne dans Jean : « Jésus dit : Détrui- » sez ce Temple, et en trois jours je le relèverai; il parlait, Lui, »» du Temple de son corps. » — 11.19, 20, 21 ; — par l'Autel, c'est aussi ce qu'on peut voir par les paroles du Seigneur, lorsqu'il parle du Temple et en même temps de l'Autel, dans Matthieu : « Insen- » ses et aveugles, car vous dites : Si quelqu'un a juréjwir le Tem- » pie, ce n'est rien; mais si quelqu'un a juré par l'or du Temple, » il est lié ; lequel esl-le plus grand, l'or ou le Temple qui sanc-

» tifie l'or? » De môme : « Si quelqu'un a juré par l'Autel, ce )) n'est rien; mais si quelqu'un a juré par le don qui est dessus, » il est lié. Insensés et aveugles ! lequel est le plus grand, le don » ou l'Autel qui sanetifie le don? celui qui jure par l'Autel, » jure par l'Autel et par tout ee qui est dessus; et celui qui » jare par le Temple, jure par le Temple et par celui qui l' ha- » bite; et celui qui jure par te ciel, jure par le trône de Dieu et » par Celui qui est assis dessus.» — XXIII. 16 à 22 ; — de là il est évident que l'Autel était aussi, comme le Temple, le représentatif du Divin Humain du Seigneur, car il est dit de l'Autel la même, chose que du Temple, savoir, que c'est lui qui sanctifie le don qui est sur lui, qu'ainsi l'Autel était le sujet par lequel il y avait sanctification, par conséquent aussi le représentatif du Divin Humain du Seigneur, dont procède tout saint ; mais l'Autel était le represen- , tatif du Seigneur quant à son Divin Bien, et le Temple quant à son Divin Vrai, ainsi quant au Ciel, car le Divin Vrai procédant du Seigneur fait le ciel ; aussi est-il dit du Temple, que celui qui jure par le Temple, jure par le Temple et par Celui qui l'habite; et il est ajouté : Celui qui jure par le ciel, jure par le trône de Dieu et par celui qui est assis dessus ; le Trône de Dieu est le Divin Vrai procédant du Seigneur, ainsi le ciel ; et celui qui est assis dessus est le Seigneur, N° 5313. Ce qui était représenté par le Temple l'était aussi par l'Habitacle; le Seigneur quant au Divin Vrai y est le Témoignage placé dans l'Arche, N" 9503. Comme le Seigneur quant au Divin Bien a été représenté par l'Autel, voilà pourquoi cet Autel lui-même était saint des saints, et sanctifiait tout ce qui y touchait, comme on peut le voir dans la suite de ce Livre, lorsqu'il est dit : « Sept jours tu feras expiation sur l'Autel, et tu le sanctifieras, » afin que soit l'Autel saint des saints, et que tout ce qui y » touchera soit sanctifie". »— Exod. XXIX. 37 ;— et c'est pour cela que « le feu restait continuellement allumé sur l'Autel, et n'était jamais éteint. »— Lévil. VI. 5, 6;— et que de ce feu, et non d'autre part, était pris le feu du parfum, — Lévit. X. 1 à G; — car le feu de l'Autel signifiait le Divin Bien du Divin Amour du Seigneur, N°* 5215, 6314, 0832, 6834, G849. Que l'Autel ait été le représentatif du Seigneur, on le voit par ces passages; dans David : « Que ta Lumière et ta Vérité me conduisent vers la monla-

» gnc de ta sainteté et vers les habitacles, afin que j'entre vers » l'Autel de Dieu, vers Dieu. »— Ps. XLIII. 3, A ; — et dans le Môme : « Je lave dans l'innocence mes mains, et je fais le tour » de ton Autel, Jéhovah. » — Ps. XXVI. 0, 7. — Que l'Autel ait été le représentatif du culte du Seigneur, on le voit dans Esaïe : « Tous les troupeaux de l'Arabie seront rassemblés pour Toi; les » béliers de NébalOth seront pour ton service ; ils monteront à mon » bon plaisir sur mon Autel. » — LX. 7 : — dans Jérémie : « Le » Seigneur a abandonné son Autel, il a eu en alwmination son » sanctuaire. » — Lament. II. 7; — abandonner l'Autel, c'est abolir le représentatif du culte du Seigneur d'après le bien de l'amour; avoir en, abomination le sanctuaire, c'est abolir le représentatif du culte du Seigneur d'après les vrais de la foi : dans Ézéchiel : « Vos » Autels seront détruits, je disperserai vos os autour de vos Au- » tels; ils seront dévastés et désolés, vos Autels; et seront brisées » et disparaîtront vos idoles. »— VI. A, 5, G; -les autels détruits, dévastés et désolés, ce sont les cultes représentatifs. Dans Ésaïo : « Sera-l-ellc expiée l'iniquité de Jacob, quand il aura mis toutes » (es pierres de l'Autel comme des pierres de chaux dispersées. » — XXVII. 0; — les pierres de l'autel dispersées, ce sont tous les vrais du culte. Dans le Même : « En ce jour-la l'homme regardera » vers son Facteur, et ses yeux vers le saint d'Israël, mais il ne » regardera pas vers les autels, ouvrage de ses mains, ni vers ce » qu'ont fait ses doigts. » — XVII. 7, 8; — les autels ouvrage de ses mains, et ce qu'ont fait ses doigts, c'est le culte d'après la propre intelligence. Dans Hosée : «Éphra'mi a multiplié les Autels » pour péeher. » — VIII. 1 1 ;— multiplier les autels pour pécher, c'est inventer des choses vaines pour le culte. Dans le Même : « La » ronce et l'épine monteront sur leurs Autels. » — X. 8; -c'està-dire que les maux et les faux entreront et constitueront le culte. Dans Ésaïe : « En ee jour-là il y aura un Ait tel à Jéhovah dans » le milieu de l'Égypie, »> — XIX. 19;— un Autel à Jéhovah, c'est le culte du Seigneur. L'Autel dont il s'agit maintenant, par cela qu'il devait être porté, avait été fait en bois de Schitlim, et recouvert d'airain ; mais l'autel qui devait rester en place était ou de terre, ou de pierres non-taillées ; l'Autel de terre était le principal représentatif du Seigneur d'après le bien de l'amour, et l'autel de

pierres non-taillées, le représentatif du culte d'après les biens et les vrais de la foi, N" 8035, 8945; l'autel portatif, dont il s'agit ici, était le représentatif du culte du Seigneur d'après le bien de l'amour; voilà pourquoi il était en bois de Schiltim, et recouvert d'airain.

9715. En bois de Sckittim, signifie la jnstiee : on le voit par la signification du bois de Schittim, en ce que c'est le bien du mérite et la justice, qui appartiennent au Seigneur seul, N°' 9472, 9480. Il va maintenant être dit ici ce que c'est que la Justice et ce que c'est que le mérite, qui appartiennent au Seigneur seul : On croit que le Seigneur a eu le Mérite et ta Justice, parce qu'il a rempli toutes les choses de la loi, et parce que par la passion de la croix il a sauvé le genre humain; cependant ce n'est point là ce qui est entendu dans la Parole par la Justice et le Mérite du Seigneur; mais par son Mérite et par sa Justice il est entendu qu'il a combattu seul contre tous les Enfers et les a subjugués, et qu'ainsi il a remis en ordre toutes choses dans les enfers, et en même temps toutes choses dans les cieux : en effet, chez chaque homme il y a des esprits de l'Enfer, et il y a des Anges du Ciel; sans eux l'homme ne I>cut nullement vivre; si les enfers n'eussent pas par le Seigneur été subjugués, et les cieux remis en ordre, nul homme n'aurait pu en aucune manière Être sauvé. Cela n'a pu élrc fait que par l'Humain du Seigneur, savoir, par les combats contre les enfers d'après son Humain ; et comme le Seigneur a fait cela d'après la propre puissance, .par conséquent seul, voilà pourquoi au Seigneur seul est le Mérite et la Justice; et pourquoi il est le Seul qui chez l'homme soit encore vainqueur des enfers, car celui qui en est vainqueur une fois, en est vainqueur pour l'éternité; l'homme n'a donc absolument rien de mérite ni de justice, mais le Mérite et la Justice du Seigneur lui sont imputés, quand il reconnaît que rien ne vient de lui, mais que tout procède du Seigneur : c'est de là que le Seigneur seul régénère l'homme, car régénérer l'homme, c'est chasser de lui les enfers, par conséquent les maux et les faux qui sortent des enfers, et à leur place implanter le ciel, c'est-à-dire, les biens de l'amour et les vrais de la foi, car ces biens et ces vrais font le ciel. C'est aussi par de continuels combats contre les enfers que le Seigneur a glorifié son Humain, c'est-à-dire, l'a fait Divin; car de

môme que l'homme est régénéré par des combats, qui sont les tentations, de même le Seigneur a été glorifié par des combats qui étaient les tentations; de là, la Glorification de l'Humain du Seigneur d'après la propre puissance est aussi le Mérite et la Justice, car c'est par là que l'homme a été sauvé, puisque par là tous les enfers sont tenus subjugués pour l'éternité par le Seigneur. Qu'il en soit ainsi, on le voit par les passages de la Parole, où il s'agit du Mérite et de la Justice du Seigneur, comme dans Ésaïe : « Qui » (est ) celui-ci qui vient d'Édom, les habits teints, de Bosrah, mar- » chant dans la multitude de sa force? Moi, qui parie dans la Jus- » lice, grand pour sauver. Pourquoi rouge, quant à tes vêtements? » et tes habits comme (ceux) d'un fouleur au pressoir? Au près- » soir j'ai foulé seul, et d'entre les peuples nul homme avec Moi; » c'est pourquoi je les ai foulés dans ma colère ; de là a été répan- » due leur victoire sur mes habits, et tout mon vêtement j'ai souillé; » car le jour de la vengeance (était) dans mon cœur, et l'année » de mes rachetés était venue. J'ai regard! de tons côtés, mais » personne pour m' aider; et j'ai été dans la stupeur, mais » personne pour me soutenir, c'est pourquoi M'a été procuré » le salut par mon bras, et mon courroux M'a soutenu; et j'ai » foulé les peuples dans ma colère, et j'ai fait descendre en terre » leur victoire. C'est pourquoi il est devenu pour eux un sau- » veur. » — LXIII. 1 à 8; — on sait que ces paroles sont dites du Seigneur; ses combats contre les enfers sont décrits par« les habits teints, » par « rouge quant à ses vêtements, » par « les habits comme ceux d'un fouleur au pressoir, » et par « le jour de la vengeance : » ses victoires et les subjugations des enfers sont décrites par « il les a foulés dans sa colère, de là a été répandue leur victoire sur ses habits, » et par « il a foulé les peuples dans sa colère, et il a fait descendre en terre leur victoire : » cela a été fait par la propre puissance du Seigneur, est décrit par « au pressoir il a foulé seul, et d'entre les peuples nul homme avec Lui, » par « il a regardé de tous côtés, mais personne pour l'aider, il a été dans la stupeur, mais personne pour le soutenir, » et par cela que « le salut lui a été procuré par son bras : <. le salut qui en provient, est décrit par « marchant dans la multitude de sa force, grand pour sauver, » par« l'aimé»' de ses rachetés était venue, » et

par « c'est pourquoi il est devenu pour eux un Sauveur. » Que tout cela appartienne à la Justice, on le voit encore plus clairement ailleurs dans le môme Prophète : « Il a vu que point d'homme, et il » a été dans la stupeur de ce que personne n'intercédait; c'est pour- » quoi Lui a été procuré le salut par son bras, et sa Justice L'a » soutenu; de la il a revêtu ta Justice comme une cuirasse, et » le casque du salut sur sa téte ; il a revêtu des habits de vengeance, »> et de Zèle il s'est couvert comme d'un manteau. » — LIX. 16, 17 ; — et dans le Même : « Proche est ma justice, et est sorti mon » salut; mes bras les peuples jugeront; en Moi les lies espéreront, » et sur mon bras elles se confieront. » — LI. 5; — le bras qui Lui a procuré le salut, et sur lequel elles se confieront, est la propre puissance, par laquelle il a subjugué les enfers; que le bras soit la puissance, on le voit, N01 A932, 7205 ; par là on voit clairement ce que c'est que la Justice et ce que c'est que le Mérite qui appartiennent au Seigneur seul. Pareillement ailleurs dans le Même : « Qui a excité » de l'Orient celui que dans la Justice il a appelé à sa suite? il a » jus devant Lui les nations, et sur les rois il l'a fait dominer. » — XII. 2 ; — dans le Même : « J'ai fait approcher ma Justice, » non loin elle est ; mon salut ne tardera point. » — XLVI. 13 ;— daus le Même : « Jéhovah me revêtira des habits du salut, du » manteau de la Justice il M'a couvert. »— LXI. 10.— Dans David : « Ma bouche ênumérera ta J ustice, tout le jour ton sa- » lut f)e n'en connais pas les nombres. Je raconterai ta Justice; » ne m'abandonne pas jusqu'à ce que j'aie annoncé ton bras, ta » force, car ta Justice (est) jusqu'en haut, toi qui as fait de » grandes choses. » — Ps. LXXI. 15, 16, 19, 24. — Dans Jérémie : « Voici, les jours viennent que je susciterai à*David un germe » juste, qui régnera Roi, et il prospérera, et il fera jugement et jus- » tice en la terre. En ces jours-là sera sauvé Jehudah, et Israël ha- » bitera en sécurité; et voici son Nom dont on L'appellera ; Jèho- » vah notre Justice. » — XXIII. 5, 6. XXXI11. 15, !6;— et dans Daniel : « Soixante-dix semaines ont été décidées pour expier » l'iniquité, et pour amener la justice des siècles. »— IX. 24.— Que la subjugation des enfers, l'ordination des cieux par le Seigneur, et la Glorification de son Humain, et par là le salut pour l'homme qui reçoit le Seigneur par l'amour et par la foi, soient la xv. 6.

Justice et le Mérite qui appartiennent au Seigneur seul, on peut le voir dans les passages qui viennent d'être rapportés ; mais ceci ne peut point être saisi par ceux qui ignorent que chez riiomme il y a des Esprits de l'enfer, par lesquels lui sont suggérés les maux et les faux, et aussi des Anges du ciel, par lesquels lui sont suggérés les biens et les vrais* et qu'ainsi la vie de l'homme a été jointe d'un côté aux enfers, et de l'autre aux cieux, c'est-à-dire, au Seigneur par les cieux ; et que par conséquent l'homme n'aurait pu en aucune manière être sauvé, si les enfers n'eussent été subjugués et les cieux remis en ordre, et si par là toutes choses n'eussent été soumises au Seigneur. D'après cela, on peut voir d'où vient que le Bien du mérite du Seigneur est l'unique Bien qui règne dans les cieux, comme il a été dit ci-dessus, N° 9486; car le Bien du Mérite est aussi maintenant la continuelle subjugalion des enfers, et ainsi la défense des fidèles; ce Bien est le Bien de l'amour du Seigneur, car c'est d'après le Divin amour qu'il a combattu et vaincu dans le monde ; c'est par la Divine puissance acquise par là dans l'Humain qu'ensuite durant l'éternité il combat seul pour le cieLet pour l'Église, ainsi pour tout le genre humain, et qu'il est vainqueur, et que par conséquent il sauve; c'est donc là le bien du mérite, qui est appelé la Justice, parce qu'il est de la Justice de reprimer les enfers qui s'efforcent de perdre le genre humain, et de défendre et sauver les bons et les fidèles. Sur les combats ou tentations du Seigueur quand il était dans le monde, voirN" 1663, 1668, 1690, 1691 f., 1692, 1737, 1787, 1812, 1813, 1820, 2776, 2786, 2795, 2803, 2814, 2816, 4287, 7193, 8273 ; que le Seigneur combatte seul pour le genre humain contre les enfers, on le voit, N°* 1692 fM 6574, 8159, 8172, 8175, 8176, 8273, 8969.

9716. Cinq coudées la longueur et cinq coudées la largeur, signifie également d'après le bien et d'après le vrai : on le voit par la signification de cinq, en ce que c'est également, car lorsque deux choses sont semblables, comme ici la longueur et la largeur, c'est également ; si la longueur et la largeur de l'Autel étaient de cinq coudées, c'est parce que cinq signifie aussi la même chose que dix, cent et mille, et que ces nombres signifient beaucoup, tout, le plein, et dans le sens suprême dans lequel il s'agit du Seigneur, l'infini ; cinq a donc aussi ces significations, car les

nombres composés signifient la même chose que les nombres simples dont ils viennent, et les simples la même chose que leurs composés, N0$ 5291, 5335, 5708, 7073; il a déjà été montré que

. dix, cent et mille, signifient beaucoup, tout et le plein, N" 3107, 2636, AAOO, A638, 8715 ; et aussi cinq, N" 5708, 5956, 9102 ; et que mille, quand il s'agit du Divin, est l'infini, N° 2575; par la signification de la longueur, en ce qu'elle est le bien, N01 1613, 9A87; et par la signification de la largeur, en ce qu'elle est le vrai, N°* 1613, 3A33, 3A3A, AA82, 9A87; de là il est évident que « cinq coudées la longueur et cinq coudées la largeur » signifie également d'après le bien et d'après le vrai. Il est dit également d'après le bien et d'après le vrai, quand le vrai appartient au bien et le bien au vrai, ainsi quand le vrai et le bien agissent et forment un mariage, tel qu'il est dans le ciel par le Seigneur : cela peut être illustré par l'Intellectuel et le Volontaire chez l'homme ; quand l'Intellectuel fait un avec le Volontaire, c'est-à-dire, quand l'homme perçoit que le vrai appartient au bien et le bien au vrai, alors il agit également d'après le bien et d'après le vrai ; l'Intellectuel aussi a été destiné à la perception du vrai d'après le bien, et le Volontaire

- à la perception du bien dans le vrai.

9717. Carré sera l'Autel, signifie ainsi le juste : on le voit par la signification du earrê, en ce que c'est le juste, ainsi qu'il sera montré; et par la signification de Y Autel, en ce que c'est le représentatif du Seigneur et de son culte; de là, par « carré sera l'Autel, » ih est signifié le juste dans le Seigneur, et par suite dans le culte : le culte est dit juste, quand le bien et le vrai, qui sont en - lui, viennent du Seigneur, et non de l'homme, car le juste vient du Seigneur seul, N° 9263. Si le carré est le juste, c'est d'après les représentatifs dans l'autre vie ; là, les biens se présentent comme ronds, et les biens de l'homme Externe, qui sont dits justes se présentent comme carrés, tandis que les vrais et les droitures se montrent comme linéaires et triangulaires; c'est donc de là que par le carré il est signifié le juste, comme aussi par le carré de l'Autel du parfum, — Exod. XXX. 2; — et par le carré doublé du pectoral du jugement, — Exod. XXVIII. 16 ; — et aussi en ce que « la Nourelle Jérusalem était quadrangulaire, » — Apoc. XXI. 16 : — dans ce passage la nouvelle Jérusalem est la nouvelle Église .

du Seigneur, qui doit succéder à la nôtre; son bien externe, qui est le juste, est signifié par quadrangulaire.

9718. Et trois coudées sa hauteur, signifie te plein quant aux degrés : on le voit par la signification de trois, en ce que c'est le plein, N" 4405, 7715, 0488, 9480; et par la signification de la hauteur, en ce que ce sont les degrés, quant au bien, N° 9489.

9719. Et tu feras ses cornes, signifie la puissance : on le voit par la signification des cornes, en ce que c'est la puissance du vrai d'après le bien, Noi 2832, 0081.

9720L Sur ses quatre angles, signifie de toute manière : on le voit par la signification de quatre, en ce que c'est la conjonction, N" 0601, 0074; et par la signification des angles, en ce qu'ils sont la fermeté et la force, N° 0404, et aussi toutes les choses du vrai et du bien, N° 0642 ; de là les cornes sur les quatre angles signifient la puissance de toute manière.

0721. De lui seront ses cornes, signifie que la puissance proviendra du bien : on le voit par la signification de l'Autel, de qui seront les cornes, en ce qu'il est le représentatif du Seigneur et de son Culte d'après le bien de l'amour, N° 0714; et par la signification des cornes, en ce qu'elles sont la puissance, comme ci-" dessus, N° 0710 ; il est donc évident que par « de lui seront ses cornes, » il est signifié que la puissance proviendra du bien : que dans le monde spirituel toute puissance appartienne au bien par le vrai, on le voit, N°* 6344, 6423, 0643.

9722. Et tu le couvriras d'airain, signifie le représentatif du bien : ou le voit par la signification de Yairain, en ce que c'est le bien naturel ou externe, N°* 425, 1551 ; que l'action de recou- • vrir et de revêtir d'airain soit le représentatif de ce bien, cela est évident.

0723. Et tu feras ses bassins pour l'écendrer, signifie les choses à écarter après les usages : on le voit par la signification des bassins pour écendrer, en ce que ce sont les choses à écarter après les usages ; en effet, la cendre signifie ces choses dans la mémoire naturelle ou externe de l'homme, qui restent après les usages, et qui doivent être écartées, afin qu'elles n'empêchent pas qu'il ne succède d'autres choses, par lesquelles il y a de nouveau des usages; les bassins sont les choses par lesquelles on écarte,

puisque c'est avec les bassins qu'on enlève la cendre. Pour qu'on sache ce qui est signifié par la cendre restant sur l'autel après l'holocauste ou le sacrifice, il sera d'abord dit ce qu'il en est des choses qui restent chez l'homme après les usages : Depuis son enfance jusqu'à la fin de sa vie dans le monde, l'homme est perfectionné quant à l'intelligence et à la sagesse; et, si tout doit bien aller pour lui, il l'est quant à la foi et à l'amour; les scientifiques conduisent principalement à cet usage ; les scientifiques sont puisés par l'ouïe, par la vue et par la lecture, et sont déposés dans la mémoire externe ou naturelle ; ils servent à la vue interne ou à l'entendement pour plan d'objets, afin qu'il choisisse et qu'il en tire ceux pour lesquels il a du goût ; car d'après sa lumière, qui vient du ciel, la vue intérieure ou l'entendement regarde dans ce plan, ou dans cette mémoire, qui est au-dessous de lui, et parmi les divers objets qui y sont il choisit et tire ceux qui conviennent à son amour, il les appelle de là vers lui et les dépose dans sa mémoire, qui est la mémoire interne, N°* 2469 à 2494 ; de là, la vie de l'homme Interne, et son intelligence et sa sagesse ; il en est de môme des choses qui appartiennent à l'intelligence et à la sagesse spirituelles, lesquelles sont les choses de la foi et de l'amour; les scientifiques servent pareillement à les implanter dans l'homme Interne, mais les scientifiques tirés de la Parole ou de la doctrine de l'Église, lesquels sont v appelés connaissances du vrai et du bien ; ces connaissances déposées dans la mémoire de l'homme Externe servent pareillement d'objets ù la vue de l'homme Interne, qui voit d'après la lumière du ciel, et parmi elles il choisit et tire celles qui conviennent à l'amour, car l'homme Interne ne voit pas d'autres choses dans l'homme Externe: en effet, les choses que l'homme aime, il les voit dans la lumière; mais celles qu'il n'aime pas, il les voit dans l'ombre; il rejette celles-ci, et choisit celles-là. D'après ces explications, on peut voir ce qu'il en est des vrais de la foi et des biens de l'amour chez l'homme qui est régénéré, à savoir, que le bien qui appartient à l'amour se choisit les vrais de la foi qui sont convenables, et par eux se perfectionne, et qu'ainsi le bien de l'amour est au premier rang et le vrai de la foi au second, comme il a déjà été montré plusieurs fois, NM 3325, 3494, 3539, 3548, 3556, 3563, 3570, 3576, 3603, 3701, 4925, 4977, 6256, 6269, 6272, 6273. Après que

les scientifiques ou connaissances du bien et du vrai dans la mémoire de l'homme Externe ont rempli cet usage, ils s'évanouissent pour ainsi dire de cette mémoire : il en est de ces scientifiques comme des choses instructives qui ont, des l'enfance, servi à l'homme de moyens pour perfectionner sa vie morale et civile, après qu'elles ont rempli cet usage, et que l'homme en a tiré la vie, elles se perdent de la mémoire, et restent seulement quant à l'exercice ou à l'usage; c'est ainsi que l'homme apprend à parler, apprend a penser, apprend à discerner et à juger, apprend à converser moralement et à se conduire décemment ; en un mot, c'est ainsi qu'il apprend les langues, les mœurs, l'intelligence et la sagesse. Les scientifiques qui ont servi à ces usages sont signifiés par la cendre qui doit être enlevée; et les connaissances du vrai et du bien par lesquelles l'homme a la vie spirituelle, après qu'elles ont servi à l'usage, c'est-à-dire, après qu'elles ont pénétré dans la vie, sont signifiées par la cendre de l'autel, qui doit aussi être enlevée; mais quand elle est enlevée, elle est d'abord déposée près de l'autel, et ensuite elle est transportée hors du camp dans un lieu net, le feu de l'autel restant toujours allumé pour l'usage d'un nouvel holocauste ou d'un nouveau sacrifice, selon le procédé décrit par Moïse dans le Lévilique : « Le prê- » tre doit faire monter l'holocauste sur le foyer sur l'autel toute la » nuit jusqu'à l'aurore; ensuite il se vêtira de sa robe de lin et de » ses caleçons de lin, et il enlèvera la cendre sur laquelle le feu a » brûlé l'holocauste sur l'autel : ensuite il ôtera ses habits, et il re- » vêtira d'autres habits, et il transportera la cendre hors du camp » dans un lieu net : mais le feu sur l'autel brûlera et ne sera point » éteint ; le prêtre enflammera sur lui du bois à chaque aurore, et » il y arrangera l'holocauste, et il brûlera dessus les graisses des » sacrifices; le feu continuellement restera allumé sur l'autel, et il » ne sera point éteint. » — VI. 1 à 6;— chacune des particularités de cette xérémonie enveloppe des arcanes du ciel, et signifie des Divius du culte du Seigneur d'après le bien de l'amour : quant à la cendre donc, il a été dit ci-dessus ce que c'est ; qu'il soit signifié quelque céleste par la cendre de l'autel, quiconque réfléchit peut le voir; par exemple, en ce que le prêtre, lorsqu'il enlevait la cendre de l'autel, se revêlait de sa robe de lin et de ses caleçons de lin, et prenait d'autres habits i>our la lransi>ortcr hors du camp dans un

lieu net; dans la Parole, il n'y a aucune chose inutile, pas même un seul mot, ni par conséquent ici pas une seule particularité de cette cérémonie. D'après ce qui vient d'être dit, on peut entrevoir ce qui est signifié par « la cendre de la vache rousse brûlée, » — Nomb. XIX. 2 à il , 17 ; — et ce qui est signifié dans le sens opposé par la cendre, à savoir, la damnation qui reste après la combustion provenant du feu de l'amour de soi : ceci est signifié par la cendre qu'on portait sur la tête, et dans laquelle on se roulait pendant le deuil pour les péchés, — Jérém. VI. 26. Ézéch. XXVII. 30. Jouas, 111. 6.

9724. Et ses pelles, et ses cratères, et ses fourchettes, et ses pincettes, signifie les scientifiques qui contiennent et qui servent à tout usage : on le voit par la signification des vases (ustensiles) en général, en ce qu'ils sont les choses de la mémoire externe ou les scientifiques, NM 3068, 3069; et, dans les choses saintes, les connaissances du bien et du mi, qui sont les moyens du culte du Seigneur, Ntt 954 A ; par conséquent aussi les ustensiles du ministère autour de l'autel ; mais chaque ustensile y doit signifier des scientiiiques d'un usage particulier; ainsi tous les ustensiles y signifient les scientifiques qui servent à tout usage.

9725. Pour tous ses vases tu les feras d'airain, signifie tous provenant du bien : on le voit par la signification des vases, en ce qu'ils sont les scientifiques, N8 9724, ici tous, puisqu'il est dit tous les vases; et par la signification de Yairain, en ce que c'est le bien externe ou naturel, N°' 425, 1551.

9726. Et tu lui feras un crible, ouvrage de filet, signifie le sensuel, qui est le dernier : on le voit par la signification du crible, ouvrage de filet, en ce que c'est le sensuel externe, ainsi ce qui est le dernier de la vie chez l'homme; et comme c'était le dernier, c'est aussi pour cela que ce crible avait été placé autour de l'autel : ce sensuel a été représenté par un crible, parce que ce sensuel crible pour ainsi dire et démêle d'abord les choses qui entrent chez l'homme, et se présentent à l'entendement et à la volonté, ainsi les vrais et les biens; si le sensuel provient du bien, alors il n'admet que les biens et les vrais qui procèdent du bien, et il rejette les maux et les faux qm" proviennent du mal; car le sensuel est le perceptif même et le sensilif même des intellectuels et des volontaires dans

les extrêmes, formé enlièremenftelon leurs affections. On peut, par bien des choses dans le corps, faire voir plus clairement quel est ce sensuel : Dans les extrêmes du corps il y a partout des formes réticulaires et comme des cribles, qui démêlent les choses provenant du monde, en admettant d*après le désir celles qui sont convenables, et en rejetant d'après l'aversion celles qui ne le sont pas ; il y a dans l'estomac de ces formes d'une extrême délicatesse, qui, selon les désirs par rapport aux utilités, admettent dans le sang ce qu'il y a de convenable dans le chyle, et selon l'aversion par rapport aux dommages rejettent ce qui n'est pas convenable; il en est de même du sensuel, qui est le dernier de la vie de l'homme; mais cela a été entièrement détruit chez l'homme, par la raison que c'est ce qui est le plus près du monde, et qu'en conséquence c'est ce qui est régénéré le dernier, et qu'il est à peine quelqu'un aujourd'hui qui puisse être régénéré jusque la : quant à la qualité de ce sensuel chez ceuxci, il faut donc se reporter à ce qui en a été montré précédemment N- 4009, 5077, 5081, 5084, 5094, 5125, 5128, 5580, 5767, 5774,6183,6201, 6310à0318,6564,6598, 6612,6614,6622, 6620,6844, 6845,69/18,6949,7462, 7645, 7693,9212, 9216; . l'homme est donc élevé de ce sensuel vers les intérieurs par le Seigneur, afin qu'il voie et saisisse les vrais qui appartiennent à la foi et les biens qui appartiennent à l'amour. Quant au sensuel, qui est signifié par le crible, ouvrage de filet, autour de l'autel, c'est le Sensuel du Divin Humain du Seigneur; car l'autel est le représentatif du Seigneur et de son culte d'après le bien de l'amour, N° 9714.

9727. D'airain, signifie qui provient aussi du bien : on le voit par la signification de Yairain, en ce que c'est le bien externe ou naturel, N°* 425, 1551 : comme le crible ouvrage de filet autour de l'autel signifie le Sensuel du Divin Humain du Seigneur, N° 9726 f., c'est pour cela que le bien, qui est signifié ici, est le Divin Bien de son Divin Amour; toutes les choses du Divin Humain du Seigneur procèdent de ce Bien.

9728. Et tu feras sur le filet quatre anneaux d'airain, signifie fa sphtre du bien par laquelle il y a conjonction : on le voit par la signification du filet, en ce que c'est l'extrême de la vie correspondant à l'intérieur de la vie, qui appartient à rentendcment et à la volonté, N° 9726; par la signification de quatre, en ce que

c'est la conjonction, N" 1686, 8877, 0601, 9674 ; par la signification des anneaux, en ce qu'ils sont la sphère du Divin Bien et du Divin Vrai, par laquelle il y a conjonction, N°* 9498, 9501 ; et par la signification de l'airain, en ce que c'est le bien, comme cidessus, N° 9727.

9729. Sur ses quatre extrémités, signifie partout : on le voit par la signification des quatre extrémités, en ce que c'est partout, N° 9666.

9730. Et tu le mettras sous le circuit de l'Autel en bas, signifie cela dans les derniers : on le voit par la signification du crible, ouvrage de filet, qui devait ôtre mis sous le circuit de l'Autel, en ce que c'est le sensuel, N° 9726; par la signification du cirant, quand cela est dit du Sensuel, en ce que c'est le dernier, car le sensuel externe est le dernier de la vie chez l'homme, N° 9726 ; et par la signification d'en bas, en ce que c'est en dehors, car par les supérieurs sont signifiés les intérieurs, et par les inférieurs les extérieurs, N°* 6952, 6954, 7814 à 7821, 8604; de là par en haul est signifié en dedans, et par en bas en dehors. Par le sensuel externe il est entendu non pas le sensuel du corps lui-môme, comme sa vue, son ouïe, son goût, son odorat, son toucher, mais ce qui en provient de très-près; car on appelle homme sensuel celui qui pense et désire selon ces sens du corps et selon leurs appétits, et qui ne réfléchit point au-delà ; celui qui réfléchit au-delà, et qui examine ce que le sensuel désire, et ce que lui-même pense d'après le sensuel, est dit ôtre élevé au-dessus du sensuel, ou s'ôtre soustrait au sensuel, et penser intérieurement; cela arrive chez ceux qui aujourd'hui sont dans le bien de la charité et de la foi; quand cela arrive, le sensuel se repose et est privé de sa vie active, qu'il tient du monde et des objets du monde. Il y a deux déterminations des intellectuels et des volontaires chez l'homme; l'une est en dehors vers le monde, et l'autre est en dedans vers le ciel ; chez les hommes naturels et sensuels, la détermination des intellectuels et des volontaires, par conséquent des pensées et des alîections, est vers le monde; mais chez les hommes spirituels et célestes, la détermination des pensées et des affections est vers le ciel, et aussi alternativement vers le* monde ; le pivot des déterminations est tourné en dedans, quand l'homme est régénéré, et autant alors il peut ôtre

tourné en dedans, autant l'homme peut être élevé par le Seigneur vers le ciel près de Lui, et par suite autant il peut être rempli de sagesse, de foi et d'amour ; car l'homme alors vit dans l'homme Interne, par conséquent dans son esprit, et l'homme Externe est subordonné à l'Interne : mais si l'homme ne se laisse point régénérer, tous ses intérieurs restent déterminés vers le monde, et alors sa vie est dans l'homme Externe, et l'homme Interne est sulwrdonné à l'Externe, ce qui arrive quand celui-ci fournit des raisonnements qui favorisent les mauvaises cupidités : ceux-ci sont appelés hommes naturels, et ceux qui sont le plus dans les externes sont appelés hommes sensuels : par là on peut voir ce qui est entendu par le sensuel.

9731. Et sera le filet jusqu'au milieu de l'Autel, signifie l'extension du sensuel: on le voit par la signification du filet, en ce que c'est le sensuel, N* 9726 ; son extension est signifiée en ce que le filet devait Hre jusqu'au milieu de l'Autel. L'arcane que cette extension enveloppe ne peut être décrit de manière à être saisi, à moins qu'on ne sache* que ce sensuel, qui ést signifié par le crible ouvrage de filet, s'étend chez l'homme depuis la tête jusqu'aux lombes, et finit là ; c'est cette extension qui était représentée par l'extension du filet jusqu'au milieu de l'autel ; car les représentatifs, qui sont dans la nature, se rapportent à la forme humaine, et signifient selon le rapport avec cette forme, N° 9496 : mais depuis les lombes chez l'homme est continué le sensuel intérieur le plus près, qui a été représenté par l'action de recouvrir et de revêtir généralement d'airain l'autel tout autour, N° 9722.

9732. Et tu feras des barres pour l'Autel, signifie la puissance de contenir dans l'état du bien : on le voit par la signification des barres, en ce qu'elles sont la puissance, N° 9496; qu'elles soient la puissance de contenir dans l'état du bien, c'est parce que les barres étaient pour l'autel, et que l'autel représentait le Seigneur et Son culte d'après le bien de l'amour.

9733. Des barres de bois de Schittim, signifie le bien de la justice, et par suite la puissance : on le voit par la signification des barres, en ce qu'elles sont la puissance, comme ci-dessus, N° 9732; et par la signification du bois de Schittim, en ce que c'est le bien du mérite, ou le bien de la justice, N°* 9472, 9486 ;

que ce bien soit le bien de l'amour du Divin Humain du Seigneur, ' on le voit, N° 9715.

973A. Et tu les couvriras d'airain, signifie le représentatif du bien : comme ci-dessus, N° 9722.

9735. Et l'on introduira ses barres dam les anneaux, signifie la puissance de la sphère du Divin Bien : on le voit par la signification des barres, en ce qu'elles sont la puissance, comme ci-dessus, N° 9732; et par la signification des anneaux, en ce qu'ils sont la sphère du Divin Bien et du Divin Vrai, par laquelle il y a conjonction, N° 9728.

9736. Et seront les barres sur les deux côtés de l'Autel, signifie ta puissance du bien dont provient le vrai, et du vrai d'aprh le bien : on le voit par la signification des barres, en ce qu'elles sont la puissance, comme il vient d'être dit; et par la signification des deux côtés, en ce qu'ils sont le bien dont provient le vrai, et le vrai d'après le bien, ainsi le mariage du bien avec le vrai et du vrai avec le bien ; si cela est ainsi, c'est parce que les choses qui sont au côté droit chez l'homme se rapportent au bien dont provient le vrai, et que celles qui sont au côté gauche se rapportent au vrai d'après le bien, voir N° 900 A, et qu'ainsi par la conjonction est signifié le mariage du bien et du vrai, N° 9A95 : de là vient donc que des choses semblables sont signifiées par les cOtés de l'autel, où étaient les barres ; car tous les représentatifs dans la nature se rapportent à la forme humaine, et signifient selon le rapport avec cette forme, N* 9496.

9737. En le portant, signifie l'existence et la subsistance : on le voit par la signification de porter, en ce que c'est contenir dans l'état du bien et du vrai, ainsi exister et subsister, N° 9500 : il est signifié semblable chose par porter, dans Ésaïe : « Écoutez- » Moi, maison'de Jacob, et tous les restes de la maison d'Israël, » portés dès l'utérus ; jusques à la vieillesse, Moi le même, et » jusqu'à la blanche vieillesse Moi je porterai; Moi j'ai fait, et » Moi je porterai, et Moi je soutiendrai. » — XLVI. 3, 4; — là, faire, c'est afin qu'il existe; porter, c'est afin qu'il subsiste ; et soutenir, c'est afin qu'il existe perpétuellement.

9738. Cavité de planchers tu le feras, signifie l'application : on le voit par la signification de cavité de planchers, quand

il s'agit de l'autel sur lequel devaient être brûlés les holocaustes et consumées les graisses des sacrifices, en ce que c'est l'application, car par celte cavité l'autel était rendu applicable à cet usage; de là aussi est signifiée l'application quant aux choses qui appartiennent au culte du' Seigneur d'après le bien de l'amour, lesquelles étaient représentées par l'autel, et par les holocaustes et les sacrifices sur l'autel, N° 9714.

9739. Comme il t'a été montré dans la montagne, ainsi Us le feront, signifie d'après la correspondance des Divins dans te ciel : on le voit par la signification de Pantel qui fut montré dans ta montagne, en ce que c'est la forme correspondante aux Divins dans le ciel ; en effet, la montagne de Sinaï est le ciel, N°* 8805, 9420; et les formes qui apparaissent dans les cieux, correspondent entièrement aux Divins mêmes célestes et aux Divins mêmes spirituels, qui appartiennent au bien et au vrai : que ces Divins soient ainsi rendus visibles devant la vue interne des Anges et des Esprits, on peut le voir d'après tout ce qui a déjà été tlit et montré sur la représentation des choses célestes dans des formes naturelles, N" 1Ô10, 1971, 1980, 1981, 2987 à 3003, 3213 à 3227, 3475, 3485, (5319, 9457, 9481, 9574, 9576, 9577; les Divins auxquels correspondait l'Autel sont ceux qui ont été décrits jusqu'ici.

9740. Vers. 9 à 19. Et tu feras te Parvis de l'Habitacle à l'angle du midi vers le sud ; tapis pour le parvis, de fin tin tissu ; cent coudées de longueur pour un angle. Et ses colonnes, vingt ; et leurs bases, vingt, en airain ; tes crochets des colonites et leurs ceintures en argent. Et ainsi pour l'angle du septentrion dans la longueur ; tapis, cent en longueur; et ses colonnes, vingt ; et leurs bases, vingt, en airain ; les crochets des colonnes et leurs ceintures en argent. Et la largeur du Parvis à l'angle de la mer, tapis de cinquante coudées ; leurs colonnes, dix ; et leurs bases, dix. Et ta largeur du Parvis à l'angle de l'orient vers te levant, cinquante coudées. Et quinze coudées de tapis pour une aile ; leurs colonnes, trois ; et leurs bases, trois. Et pour l'autre aile quinze de tapis ; leurs colonnes, trois ; et leurs bases, trois. Et pour la porte du Pun is une couverture de vingt coudées, en hya-

cinthe et pourpre, et êcarlate double- teint , et fin lin tissu, ouvrage de brodeur; leurs colonnes, quatre; et leurs bases, quatre. Toutes les colonnes du Parvis alentour ceintes de ceintures d'argent, et leurs crochets d'argent, et leurs bases d'airain. La longueur du Parvis de cent coudées, et la largeur de cinquante en cinquante, et la hauteur de cinq coudées, en fin lin tissu, et leurs bases en airain. Et pour tous les rases de l'Habitacle dans tout son senice, et tous ses pieux et tous tes pieux du Parvis, d'airain. — Et tu feras le Parvis de l'Habitacle, signifie le dernier ciel : à l'angle du midi vers le sud, signifie qui est dans la lumière du vrai : tapis pour le Parvis, signifie les vrais de ce ciel : de fin tin tissu, signifie d'après l'Intellectuel : cent coudées de longueur, signifie le plein du bien . procédant du Seigneur : pour un angle, signifie où les vrais sont dans la lumière : et ses colonnes, vingt, signifie les biens du vrai qui soutiennent pleinement : et leurs bases, vingt , signifie les vrais d'après le bien qui aussi soutiennent pleinement : les crochets des colonnes et leurs ceintures en argent, signifie les modes de conjonction par le vrai : et ainsi pour l'angle du septentrion dans la longueur, signifie où le bien du vrai est dans l'obscur : tapis, cent en longueur, signifie aussi plein de vrais d'après le bien : et ses colonnes, vingt, signifie les biens du vrai qui soutiennent pleinement : et leurs bases, vingt, en airain, signifie les vrais d'après le bien qui soutiennent pleinement aussi : les crochets des colonnes et leurs ceintures en argent, signifie les modes de conjonction par le vrai : et fa largeur du Parvis à l'angle de la mer, signifie l'état de ce ciel quant aux vrais scientifiques : tapis de cinquante coudées, signifie les vrais autant qu'il convient pour les usages : leurs colonnes, dix; et leurs bases, dix, signifie les biens et par suite les vrais qui soutiennent aussi autant qu'il convient pour les usages : et ta largeur du Parvis à l'angle de l'orient vers le levant, signifie l'état du vrai de ce ciel, où sont les biens : cinquante coudées, signifie autant qu'il convient pour les usages : et quinze coudées de tapis pour une aile, signifie les vrais dans la lumière autant qu'il suffit : leurs colonnes, trois; et leurs bases, trois, signifie les biens et par suite les vrais qui sou- % tiennent pleinement : et pour l'autre aile, quinze de tapis ; leurs

n ARCANES CÉLESTES.

colonnes, trois ; et leurs bases, trois, signifie les mêmes choses où les vrais sont dans l'obscur : et pour la porte du Parvis une couverture, signifie l'introduction dans ce ciel, et la garde pour qu'il n'y entre que ceux qui ont été préparés : de vingt coudées, signifie jusqu'au plein : en hyacinthe et pourpre, et êcartate double-teint, et fin lin tissu, siguifie les biens de la charité et de la foi : ouvrage de brodeur, signifie qui sont dans le scientifique : leurs colonnes, quatre; et leurs bases, quatre, signifie les biens et par suite les vrais soutenant la conjonction : toutes les colonnes du Parvis alentour, signifie tout bien soutenant le ciel : ceintes de ceintures d'argent, et leurs crochets d'argent, signifie tous les modes de conjonction par le vrai : et leurs bases d'airain, signifie les soutiens par le bien : la longueur du 'Parvis de cent coudées, signifie le bien de ce ciel jusqu'au plein : et ta largeur de cinquante en cinquante, signifie le vrai autant qu'il suffit : et la fuiuteur de cinq coudées, signifie les degrés du bien et du vrai autant qu'il suffit : en fin lin tissu, signifie d'après l'intellectuel : et leurs bases en airain, signifie les soutiens de toutes les choses par le bien : et pour tous les vases de l'Habitacle dans tout son service, signifie les vrais et les biens scientifiques qui appartiennent à l'homme externe : et tous ses pieux, et tous tes pieux du Pai-vis, d'airain, signifie toutes les choses qui consignent et affermissent l'un et l'autre ciel, le moyen et le dernier, par le bien.

9741. Et tu feras le Parvis de l'Habitacle, signifie le dernier ciel : on le voit par la signification du Parvis de l'Habitacle, en ce que c'est l'Externe du ciel, ainsi le dernier ciel ; car il y a trois cicux, l'intime, le moyen et le dernier ; l'intime a été représenté par l'intime de l'Habitacle, où était l'Arche du Témoignage ; le moyen, par l'Habitacle au dehors du voile ; le dernier, par le Parvis dont il s'agit maintenant. Ce ciel est appelé le Parvis, parce que dans ce ciel sont ceux qui sont dans le bien de la foi, et non encore dans le bien de la charité à l'égard du prochain ; ceux qui sont dans le bien de la charité sont dans le ciel moyen. Ceux qui sont dans le dernier ciel, qui est appelé le Parvis, sont appelés Esprits angéliques ; ceux qui sont dans le ciel moyen sont appelés Anges spirituels, et ceux qui sont dans le ciel intime Anges célestes. Le bien même de la foi, qui est le bien du dernier ciel, est

aussi le Parvis, car par ce bien l'homme est introduit dans le bien de la charité à l'égard du prochain, qui est le bien du ciel moyen. Il faut qu'on sache que le bien chez l'homme fait son ciel, et que tel est pour lui le bien, tel est pour lui le ciel ; il y a trois biens qui se suivent en ordre : le Bien de la foi, le Bien de la charité à l'égard du prochain, et le Bien de l'amour envers le Seigneur ; le Bien de la foi fait le dernier ou premier ciel, comme il a déjà été dit ; le Bien de la charité à l'égard du prochain fait le ciel moyen ou second ; et le Bien de l'amour envers le Seigneur fait le ciel intime ou troisième. Pour qu'on sache encore mieux ce qu'il en est des cieux, il va être donné quelques détails : Les cieux sont distingués en deux Royaumes, en Royaume céleste et en Royaume spirituel ; et dans l'un et l'autre Royaume il y a un Interne et un Externe; dans l'Interne du Royaume céleste sont ceux qui sont dans le Bien de l'amour envers le Seigneur, et dans l'Externe de ce Royaume, ceux qui sont dans le Bien de l'amour mutuel ; dans l'Interne du Royaume spirituel sont ceux qui sont dans le Bien de la charité à l'égard du prochain, et dans l'Externe de ce Royaume, ceux qui sont dans le Bien de la foi, voir N0' 0680 : c'est l'Externe de l'un et de l'autre ciel, qui est appelé le dernier ou le premier ciel, et qui était représenté par le Parvis ; de là vient qu'autour du Temple il y avait un double Parvis, un Parvis Extérieur et un Parvis Intérieur; le Parvis extérieur pour ceux qui sont dans les Externes du Royaume spirituel, et le Parvis intérieur pour ceux qui sont dans les externes du Royaume céleste; sur ces deux Parvis du Temple de Jérusalem, voir I Rois VI. 3,36.11 Rois XXI. 5. Sur le Parvis extérieur du Nouveau Temple dans Ézéchiel,XL. 17, 31, 34. XLII : et sur le Parvis intérieur, ibid. XL. 23, 28, 32, A4. XLII. 3. XLIIL 5 : — Il est donc évident que dans le dernier ciel, qui était représenté par le Parvis extérieur du Temple, c'est le Bien de la foi qui fait ce ciel ; et que dans le dernier ciel, qui était représenté par le Parvis intérieur, c'est le Bien de l'amour mutuel : ceux qui sont dans le Bien de l'amour mutuel sont dans l'affection du bien pour le bien, et ceux qui sont dans le Bien de la foi sont dans l'affection du vrai pour le vrai ; car le Bien domine dans le Royaume céleste, et le Vrai domine dans le Royaume spirituel. Que le dernier ciel soit signifié par les Parvis, on le voit clairement par les passages de la Parole, où ils sont nom-

niés, comme dans Ëzéchiel : « La gloire de Jéhovah s'éleva de » dessus le Chérubin sur le seuil de la Maison, et remplie fut la » Maison par la nuée, et la nuée remplissait le Parvis Intérieur, » et le Parvis était plein de la splendeur de la gloire de Jéhovah ; » ét la voix des ailes des Chérubins fut entendue jusqu'au Parvis » Extérieur. » —X. 3, A, 5 ; — comme le Parvis était le représentatif du dernier ciel, c'est pouc cela qu'il était rempli de la nuée et de la splendeur de Jéhovah, comme la Maison elle-même ; car la nuée et la gloire, c'est le Divin Vrai; on le voit pour la nuée, N" 5922, 6343 f. , 0752, 8100, 8443 ; et pour la gloire, N0' 8267, 8427, 9429; la voix des ailes est le vrai de la foi d'après le bien, N0' 8704, 9514. Dans le Même : o L'Esprit m'enleva, et ilm'in- » troduisit dans le Parvis intérieur du Temple ; et voici, la » gloire de Jéhovah avait rempli la maison ; et j'entendis quelqu'un » qui me parlait de dedans la Maison, disant : Fils de l'homme, » voici le lieu de mon trône, et le lieu des plantes de mes pieds, » où j'habiterai au milieu des fds d'Israël éternellement. » — XL1II. 4 à 7; — là, le Temple avec le Parvis est appelé le lieu du trône de Jéhovah, et le lieu des plantes de ses pieds, parce que le Temple avec le Parvis représentait le ciel ; le Trône de Jéhovah est le ciel spirituel, N°* 5313, 8025 ; le lieu des plantes de ses pieds est le dernier ciel. Le dernier ciel est signifié aussi par le Parvis et par les Parvis dans les passages suivants ; dans David : « Heureux ce- >» lui que tu choisis, et que tu fais approcher, il habitera tes Pan is; » nous serons rassasiés du bien de ta Maison , du Saint de ton » Temple. » — Ps. LXV. 5 ; — habiter les parvis, c'est habiter dans le ciel, cela est évident. Dans le Même : « Bon (est) un jour » dans tes Parvis plus que mille ; j'ai choisi de me tenir à la » porte dans la Maison de mon Dieu. » — Ps. LXXX1V. 11. — Dans le Même : « Donnez à Jéhovah la gloire de son Nom, appor- » tcz un présent, et venez dans ses Parvis, » — Ps. XCVI. 8. — Dans le Même : « Louez le Nom de Jéhovah ; louez, serviteurs de » Jéhovah, qui vous tenez dans la Maison de Jéhovah, dans les » Parvis de la maison de notre Dieu, » — Ps. CXXXV. 1, 2. —Dans Ésaïe : « Ils amasseront le blé et le moût, ils en mangeront » et loueront Jéhovah, et veux qui en recueilleront le boiront n dans les Parvis de ma sainteté. > — LXIÏ. 9; — dans ers

passages, les parvis sont les derniers cieux, car les cieux intérieurs sont appelés Maison de Jéhovah et Temple de Jéhovah, N° 3720. Dans Jean : « L'Ange dit : Lève-toi, et mesure le Temple et l'Autel, » et ceux qui y adorent ; mais le Parvis qui est en dehors du » Temple rejette-le dehors, et ne le mesure point, car il a été » donné aux nations, qui fouleront la ville sainte pendant quarante- » deux mois. » — Apoc. XI. 1, 2; — le Temple et l'Autel, et ceux qui y adorent, sont l'Église et le culte de l'Église; le Parvis en dehors du Temple, c'est le Bien de la foi, comme il a été dit cidessus ; les nations à qui il a été donné de fouler la ville sainte, ce sont les maux de l'amour de soi et du monde, qui détruisent l'Église, N° 6300 ; les quarante-deux mois signifient la môme chose que six semaines, et six semaines la môme chose que les six jours d'une semaine ; car six multiplié par sept donne quarante-deux ; la semaine signifie une période entière, grande ou petite, N°* 204 A, 3845 ; les six jours qui précèdent le septième, qui est le Sabbalh, signifient l'Église antérieure jusqu'à sa fin, et l'instauration de la nouvelle Église ; le Sabbath est la conjonction du bien et du vrai, ainsi l'Église, N°* 8495, 8510, 8890, 8893, 9274.

9742. A l'angle du midi vers le sud, signifie qui est dans ta lumière du vrai : on le voit par la signification du midi vers te sud, en ce que c'est où le vrai est dans la lumière, N° 9642. Si le Parvis était de ce côté, c'est parce que ceux qui sont dans le Parvis du ciel, c'est-à-dire, dans le dernier ciel-, sont dans le bien de la foi, et que le bien de la foi existe par l'illumination provenant de la lumière qui procède du Seigneur ; la lumière qui procède du Seigneur est le vrai de la foi ; quand ce vrai devient chose de volonté, il est appelé bien de la foi : chez ceux qui sont dans le parvis extérieur, un nouveau volontaire est formé dans la partie intellectuelle, N° 9596 ; et afin qu'il soit formé, il est nécessaire qu'ils soient dans la lumière du vrai ; de là vient que le Parvis a été fait vers leNsud relativement à l'Habitacle.

9743. Tapis pour le Parvis, signifie les vrais de ee eiel : on le voit par la signification des courtines ou rideaux, en ce que ce sont les vrais, N0' 9595, 9596 ; par conséquent les tapis sont aussi les vrais ; et par la signification du Parvis, en ce que c'est le dernier ciel, N° 9741.

9744. De fin lin tissu, signifie (f après l'intellectuel : on le voit par la signification du fin lin, en ce que c'est le vrai d'origine céleste, N° 5319, 9469 ; de là le fin lin tissu est l'intellectuel, puisque l'intellectuel consiste en vrais d'origine céleste, et en est pour ainsi dire tissu : en effet, il y a deux choses auxquelles tout se rapporte dans l'univers, le Vrai et le Bien ; c'est pourquoi chez l'homme il y a deux facultés, l'une destinée à la réception du vrai, l'autre à la réception du bien ; la faculté destinée à la réception du vrai est appelée Entendement, et la faculté destinée à la réception du bien est appelée Volonté ; autant donc l'Entendement a été formé de vrais réels, autant il excelle et est un fin lin tissu, car le fin lin est le vrai procédant du Divin, N° 5319; que de là le fin lin tissu soit l'Intellectuel, on le voit aussi, N° 9596.

97 45. Cent coudées de longueur, signifie le plein du bien procédant du Seigneur : on le voit par la signification de cent, en ce que c'est tout, beaucoup et le plein, ainsi qu'il va être montré ; et par la signification de la longueur, en ce que c'est le bien, N0' 1613, 9487; que ce soit le bien procédant du Seigneur, c'est parce que le bien de la foi, dans lequel sont ceux du dernier ciel représenté par le Parvis de l'Habitacle, procède du Seigneur. Si cent signifie tout,"t>eaucoup et le plein, c'est parce que cent a la même signification que dix, que mille, que dix mille, nombres qui ont ces significations, voir N0' 2575, 3107, 4638, 8715 ; et cent les a aussi, N0' 2636, 4400.

9746. Pour un angle, signifie où le vrai est dans la lumière : on le voit par la signification de l'angle du midi vers le sud, qui ici est un angle, en ce que c'est où le vrai est dans la lumière, N° 9742.

9747. Et ses colonnes, vingt, signifie tes biens du vrai qui soutiennent pleinement : on le voit par la signification des colonnes, en ce qu'elles sont les biens du Ciel et de l'Église, qui soutiennent, N° 9674 ; ici les biens du vrai, parce qu'il s'agit du dernier ciel, qui est soutenu par le bien de la foi, lequel est le même que le bien du vrai ; et par la signification de vingt, en ce que c'est pleinement, N° 9641.

9748. Et leurs bases, vingt, en airain, signifie les vrais d'après le bien, gui aussi soutiennent pleinement : on le voit

par la signification des bases, en ce qu'elles sont les vrais de la foi d'après le bien, N° 9043 ; par la signification de vingt, en ce que c'est pleinement, comme aussi ci-dessus, N° 07/j7 ; et par la signification de Vairain, en ce que c'est le bien, .N°* 425, 1551.

9749. Les crochets des colonnes, et leurs ceintures, en argent, signifie les modes de conjonction par le vrai : on le voit par la signification des crochets et des ceintures, en ce que ce sont les modes de conjonction ; quant aux crochets, voir N° 9670 ; quant aux ceintures, c'est par application ; et par la signification de l'argent, en ce que c'est le vrai, N°* 1551 , 2954, 5658, 61 12, 6914, 6917, 7999.

9750. Et ainsi pour l'angle du septentrion dans la longueur, signifie où le bien du vrai est dans l'obscur : on le voit par la signification de Y angle du septentrion, en ce que c'est où le vrai est dans l'obscur; et par la signification de la longueur, en ce qu'elle est le bien, N0Ï 1613, 9487.

9751. Tapis, cent en longueur, signifie aussi le plein du vrai d'après le bien : on le voit par la signification des tapis du parvis, en ce qu'ils sont les vrais du dernier ciel, N° 9743 ; par la signification de cent, en ce que c'est le plein, N° 9745 ; et par la signification de la longueur, en ce qu'elle est le bien, N" 1613,

9752. Et ses colonnes, vingt, signifie les biens du vrai qui soutiennent pleinement : comme ci-dessus, N° 9747.

9753. Et leurs bases, vingt, en airain, signifie les vrais d'après le bien qui soutiennent pleinement aussi : comme cidessus, N° 9748.

9754. Les crochets des colonnes et leurs ceintures, en argent, signifie les modes de conjonction par le vrai : comme aussi ci-dessus, N° 9749.

9755. Et la largeur du Parvis à l'angle de la mer, signifie l'état de ce ciel quant aux, vrais scientifiques : on le voit par la signification de la largeur, en ce qu'elle est le vrai, N0' 1613, 3433, 4434, 4482, 9487 ; par la signification du Parvis, en ce qu'il est le dernier ciel, N° 9741 ; et par la signification de la mer, en ce que c'est où est la collection des scientifiques, d'après lesquels on raisonne sur les vrais, par conséquent c'est aussi le naturel et le

sensuel, car ceux-ci sont les contenants des scientifiques ; ici par l'angle de la mer est entendu l'angle de l'occident, et l'occident signifie le bien dans l'obscur ; mais quand il n'est pas dit l'occident, et qu'il est dit la mer, alors est signifié le scientifique, qui aussi est relativement dans l'obscur, parce que le scientifique appartient à l'homme naturel ou externe, et que l'homme naturel ou externe est dans la lumière du monde, lumière qui, relativement à la lumière du ciel dans laquelle est l'homme Interne, est comme l'ombre au coucher du soleil ; on peut aussi le voir par les choses qui apparaissent dans l'autre vie : Le Soleil du ciel, qui est le Seigneur, apparaît devant l'œil droit à une moyenne hauteur ; de là les anges des cieux ont toute lumière, et avec la lumière toute intelligence et toute sagesse ; quant au soleil du monde, il n'apparaît pas, lorsqu'on pense à lui ; mais à sa place il apparaît quelque chose de ténébreux à l'opposite par derrière ; là est aussi pour les cieux l'occident, car là le Seigneur comme Soleil est l'orient : d'après cela, on peut voir que l'occident signifie le bien dans l'obscur, et que dans ce bien est l'homme externe ou naturel, qui, ainsi qu'il a été dit, est dans la lumière du monde, laquelle est relativement à la lumière du ciel comme l'ombre au coucher du soleil : quant au vrai de l'homme naturel, il est signifié par l'eau de la mer, ce vrai est le vrai scientifique ; en effet, le vrai dans l'homme naturel ou Externe est le Vrai de la science, tandis que le Vrai dans l'homme spirituel ou Interne est le vrai de la foi ; car de vrai de science il devient vrai de foi, quand de l'homme naturel ou Externe il est élevé dans l'homme spirituel ou Interne ; c'est de là que les vrais chez l'homme dans l'enfance sont des vrais de science, mais que dans l'âge adulte, s'il se laisse régénérer, ils deviennent des vrais de foi ; car l'homme Interne est successivement ouvert jusqu'à cet âge. Que la Mer soit la Collection des scientifiques, c'est parce que les Eaux, les Fontaines et les Fleuves, signifient les vrais, par suite leurs collections sont les mers. Qu'il.en soit ainsi, on peut le voir par les passages de la Parole où la Mer et les Mers sont nommées ; comme dans David : « A Jéhovah la terre, et sa plénitude, le glolic » et ceux qui y habitent ; Lui sur les Mers l'a fondé, et sur les fleuves il l'a établi. » — Ps. XXIV. 1, 2 ; — la terre et le globe, c'est l'Église ; les mers sur lesquelles il a fondé le globe sont les

vrais scientifiques ; les fleuves sur lesquels il l'a établi sont les vrais de la foi ; que dans ce passage il ne soit entendu ni la terre, ni le globe, ni les mers, ni les fleuves, cela est évident ; car le globe n'a point été fondé sur les mers, ni établi sur les fleuves. Dans le Même : « Tu as fendu par ta force la mer, tu as brisé les têtes des ba- » leines sur les eaux ; Toi, tu as brisé les têtes du Léviathan, tu »> Tas donné en nourriture au peuple des Siim ; Toi, tu as tari les » torrents de force. » — Ps. LXX1V. 13, lâ, 1 5 ; — là, dans le sens interne, il s'agit des sciences qui détruisent les vrais de la foi ; les baleines dont les têtes sont brisées, sont les scientifiques dans le commun, N 42, 7293 ; il en est de même du Léviathan, N° 7293 ; le peuple des Siim auquel il a été donné en nourriture, ce sont ceux qui sont dans les faux, ou les faux eux-mêmes ; de là, on voit clairement ce que c'est que la mer, à savoir, que c'est le scientifique mal appliqué pour infirmer et détruire les vrais. Dans Habakuk : « Tu as foulé la mer avec tes chevaux, le limon des » grosses eaux, » — III. 15 ; — fouler la mer avec les chevaux, quand il s'agit de Jéhovah, c'est instruire l'homme naturel, en qui sont les scientifiques. Dans Zacharie : « En ce jour- là sortiront » des eaux vives de Jérusalem, une partie vers la Mer orientale, » et une partie vers la Mer postérieure. » —XIV. 8 ; — les eaux vives sortant de Jérusalem sont les vrais de la foi vivant par le bien de l'amour ; la mer orientale et la mer postérieure sont le naturel et le sensuel, où sont les scientifiques qui sont les collections des vérités. Dans Hosée : « Après Jéhovah ils iront, et avec honneur » s'approcheront des fils (venus) de la mer; avec honneur ils » viendront, comme l'oiseau d'Égypte, » — XI. 10, 11 ; — les fils venus de la mer, ce sont les vrais scientifiques qui appartiennent à l'homme naturel; de là, il est dit qu'ils viendront d'Égypte comme l'oiseau, car l'Égypte dans la Parole est le scientifique, N°* 93A0, 9391. Dans Ézéchiel : « Ils descendront de dessus leurs trônes, tous » les princes de la mer; et ils déposeront leurs manteaux, et de » leurs habits de broderie ils se dépouilleront, de terreurs ils se vé- » liront; ils diront : Comment as-tu péri, toi qui étais hnbitéc » parmi les mers, ville renommée, qui étais forte dans la mer. » —XXVI. 16, 17 ;— là, il s'agit de la vastation des connaissances du bien et du vrai, qui sont Tyr, dont il y est question, N° 1201;

les connaissances du bien et du vrai sont les scienliliques de l'Église ; les princes de la nier sont les principales connaissances, N0' 1A82, 20S9, 5044 ; déposer les manteaux et les habits de broderie, c'est laisser les vrais scientifiques, N° 9688 : comme ce sont là les choses qui sont signifiées par Tyr, c'est pour cela que Tyr est dite habitée dans les mers, et ville forte dans la nier. Dans Jérémie : <( Sur Babel monte la Mer, par la multitude de ses flots elle » a été couverte; réduites ont été ses villes en désolation. » — LI. A2, &3 ; — Babel, c'est le culte qui dans les externes paraît saint, mais qui dans les internes est profane, N°* 1182, 1326 ; la mer sur Babel est le faux d'après les scientifiques, ses Ilots sont les raisonnements qui en proviennent, et par suite les négations ; les villes réduites en désolation, sont les doctrinaux. Pareillement dans l'Apocalypse : « Tout pilote, et quiconque sur les navires habite, » et les matelots, et tous ceux qui sur la mer trafiquent, de loin » se tinrent, en voyant la fumée de l'embrasement de Babylone, di- » sant : Malheur! malheur! cette ville grande, dans laquelle se sont » enrichis tous ceux qui ont les navires sur fa mer, d'après son » opulence : alors un Ange prit une pierre, comme une meule, » grande, et il la jeta dans la mer, en disant : Ainsi avec im- » péluosité sera précipitée Babylone. » — XVIII. 17 à 21 ; — les navires sont les doctrinaux d'après la Parole, N° 6385 ; de là on voit clairement ce que c'est que le pilote, et les matelots, et la mer, et ceux qui trafiquent sur mer ; la pierre comme une meule est le vrai par lequel il y a la foi ; être jetée dans la mer, c'est dans le faux des scientifiques ; dans l'autre vie il apparaît des mers, et aussi des navires sur elles, il m'a été souvent donné d'en voir; là, les mers dans le sens mauvais signifient les faux des scientifiques, et ceux qui sont sur les navires signifient ceux qui vantent ces faux et les enseignent. Dans Jérémie : « Ainsi a dit Jéhovah, qui donne le soleil » pour lumière de jour, et les statuts de la lune et des étoiles pour » lumière de nuit, qui trouble la mer alors que s'agitent ses » flots. » — XXXI. 35 ; — le soleil pour lumière de jour, c'est le bien de l'amour, d'après lequel il y a lumière pour les vrais; les statuts de la lune et des étoiles pour lumière de nuit, ce sont les biens de la foi et des connaissances, d'après lesquels la lumière du vrai est dans les ténèbres ; troubler la mer et que s'agitent ses Ilots,

EXODE. ClHAP. VINGT-SEPTIÈME. 103

c'est dissiper les faux des scientifiques dont proviennent des raisonnements sur les vrais. Dans Ésaïe : « Est-ce que raccourcissant a » été raccourcie ma main, qu'il n'y ait pas de rédemption ? ou est-ce » qu'en Moi il n'y a point de force pour délivrer ? Voici, par ma me- » nace je taris ta mer, je réduis tes fleuves en désert, puant de- » viendra leur poisson, parce qu'il n'y a point d'eau, et qu'il meurt » de soif. » — L. 2 ; — tarir la mer, c'est détruire le bien et le vrai des scientifiques ; réduire les fleuves en désert, c'est dévaster les vrais eux-mêmes ; le poisson qui deviendra puant, c'est le scientifique qui appartient à l'homme naturel, N°* 40, 991 ; parce qu'il n'y a point d'eau, c'est qu'il n'y a point de vrai, N°* 2702, 3058, 3424, 4976, 5008, 8508 : Pareillement ailleurs dans le Même : y Les eaux de ta mer manqueront, et le torrent séchera et ta- »> rira, et se retireront les fleuves ; ils s'abaisseront et seront des- » séchés, les torrents de l'Égypte. » — XIX. 5,0; — les eaux de la mer manqueront, ce sont les vrais où est leur collection ; les torrents de l'Égypte qui seront desséchés, ce sont les scientifiques. Dans le Môme : « Pleine est la terre de ta science de Jéhovah, » comme les eaux couvrent la mer. » — XL 9 ; — les eaux, ce sont les vrais ; la mer, c'est la collection des vrais ou les scientifiques ; c'est pour cela qu'il est dit que la terre est pleine de la science de Jéhovah. Dans Jean : « Le second Ange sonna de la trompette, » et comme une montagne grande, de feu ardente, fut jetée dans » la mer ; et devint la troisième partie de la mer du sang ; et » mourut la troisième partie des créatures, qui (étaient) dans la » mer, ayant des âmes; et la troisième partie des navires fut » abîmée. » — Apoc. VIII. 8, 9; — la grande montagne ardente de feu est l'amour de soi ; la mer dans laquelle elle fut jetée, est le scientifique en général ; le sang qui en provient est le vrai falsifié et profané, IV" 4735, 4978, 7317, 7320; les créatures qui en moururent sont ceux qui sont dans les doctrinaux du vrai. Pareillement ailleurs dans le Même : « Le second Ange versa sa coupe dans ta » mer, et elle devint du sang comme (celui) d'un mort, et toute » dme vivante mourut dans la mer. » — Apoc. XVI. 3, 4 ; — dans ce passage, la mer est le scientifique qui sert aux maux pour détruira les vrais, et pour confirmer les faux. Dans le Même : « Une » bête montant de la mer, proférant des blasphèmes. »— Apoc.

XIII. 1 et suiv. ; — la bête montant de la mer est le scientifique détruisant les vrais de la foi. Par ces passages on peut voir que la nier, c'est où il y a collection des scientifiques dont provient le raisonnement sur les vrais de la foi. C'est parce que la mer a celte signification, qu'il est dit de Zébulon, « qu'il habite sur te rivage » des mers, et au port des navires. » — Gen. XL1X. 13 ; — et ailleurs : « Qu'il sucera l'affluence de la mer, et les choses cachées des secrets du sable. » — Deutér. XXXIII. 19;— par Zébulon dans le sens représentatif sont entendus ceux qui d'après les scientifiques concluent sur les vrais de la foi, aussi est-il dit qu'il habiterai! sur le rivage des mers. Dans le sens opposé la mer est le scientifique concernant le monde, alors les flots de la mer sont les raisonnements d'après les mondains sur les Divins ; par suite être plongé dans la mer, c'est être plongé dans les scientifiques d'après les mondains et les terrestres jusqu'à nier le Vrai Divin, comme dans Matthieu : « Ce- » lui qui aura scandalisé un de ces petits qui croient en Moi, il vau- » drait mieux pour lui qu'on eût pendu une meule d'âne à son cou, » et qu'on l'eût enfoncé dans le profond de la mer. » — XV11I. 6;— la meule est le vrai servant à la foi, N0Ï 4385, 7780; — l'âne est le naturel, parce que c'est une bête de service, N0' 2781, 5741, 5958, 6389, 8078; de là, la meule d'âne est le scientifique naturel et mondain ; le cou est la conjonction des intérieurs et des extérieurs, N° 3542 ; être pendu au cou, c'est l'interclusion et l'interception , du bien et du vrai, N°* 3542, 3(503 ; être plongé dans le profond de la mer, c'est être dans ce qui est purement mondain et corporel, par conséquent dans l'enfer. Ces paroles, que le Seigneur a prononcées, sont comme toutes ses autres paroles, par conséquent significatives. Mais le Scientifique est signifié par la Mer suivant la densité et la noirceur de ses eaux, et vice versà selon leur ténuité et leur transparence ; c'est de là que le scientifique concernant le ciel, qui est le spirituel dans l'homme naturel, est appelé « mer de verre, » — Apoc. XV. 1,2. — Par « la mer ne sera plus, » — Apoc. XXI. 1, — il est signifié qu'on ne raisonnera pas d'après les scientifiques sur les vrais de la foi, mais que les vrais seront imprimés dans les cœurs.

9750. Tapis de cinquante coudées, signifie les vraismutant qu'il convient pour les usages : on le voit par la signification des

tapi» du Parvis, en ce que ce sont les vrais tels qu'ils sont dans le dernier ciel, N° 9743 ; et par la signification de cinquante, en ce que ce sont toutes les choses d'une partie, et aussi autant qu'il suffit ; car cinquante signifie la même chose que cinq, et c'est là ce que cinq signifie, N°* 9604, 9(589; par conséquent aussi autant qu'il convient pour les usages, car cela est autant qu'il suffit.

9757. Leurs colonnes, dix; et leurs bases, dix, signifie les biens et par suite les vrais qui soutiennent aussi autant qu'il convient pour les usages : on le voit pour la signification des colonnes, en ce qu'elles sont les biens qui soutiennent comme cidessus, N° 9747 ; par la signification des bases, en ce qu'elles sont les vrais d'après le bien, qui soutiennent aussi, N° 9748 ; et par la signification de dix, en ce que c'est autant qu'il suffit, ou autant qu'il convient pour les usages ; il en est des biens et des vrais qui soutiennent, comme des vrais mômes qui sont soutenus, N° 9756 ; c'est pour cela que dix ici enveloppe la môme chose que cinquante, ou que cinq, savoir, autant qu'il convient pour les usages ; dix vient aussi de cinq par multiplication, car il en est le double ; et les nombres multipliés signifient la môme chose que les nombres simples dont ils viennent, N- 5291, 5335, 5708, 7973.

9758. Et la largeur du Parvis à l'angle de l'orient vers le levant, signifie l'état du vrai de ce ciel, où sont les biens : on le voit par la signification de la largeur, en ce qu'elle est l'état du vrai, N0i 1013, 3433,- 3434, 4482, 9487 ; par la signification du Parvis, en ce qu'il est le dernier ciel, N° 9741 ; et par la signification de Yorient et du levant, en ce que c'est le bien de l'amour, H" 1250, 3249, 3708.

9759. Cinquante coudées, signifie autant qu'il convient pour tes usages : comme ci-dessus, N° 9756.

9760. Et quinze coudées de tapis pour une aile, signifie les vrais dans la lumière autant qu'il suffit : on le voit par la signification de quinze, en ce que c'est autant qu'il suffit ; par la signification des lapis, en ce que ce sont les vrais, N° 9743 ; et par la signification de Vailc, en ce que c'est où le vrai est dans la lumière ; que l'aile ait cette signification, c'est parce que par l'aile il est signifié une partie de la largeur du parvis à l'angle de l'orient ; en effet, sa largeur était de cinquante coudées, au milieu de la largeur

était la porte, dont la couverture était de vingt coudées, — Vers, soi?. 16; — les deux parties, l'une à la droite de la porte et l'autre à la gaucbe, sout appelées ailes, les lapis pour chacune étaient de vingt coudées; ainsi toute la largeur, comme il a été dit, était de cinquante coudées ; il est donc évident que l'une des ailes était du côté du midi, et l'autre du cOlé du septentrion ; ainsi les tapis de l'aile du côté du midi signifient les vrais dans la lumière, car le midi, c'est où le vrai est dans la lumière, N° 96A2 ; et les tapis de l'aile du côté du septentrion, dont il s'agit dans le Verset suivant signifient les vrais dans l'obscur, car le septentrion, c'est où le vrai est dans l'obscur, N° 3708.

9701. Leurs colonnes, trois; et leurs bases, trois, signifie les biens et par suite les vrais qui soutiennent pleinement : on le voit par la signification des colonnes, en ce qu'elles sont les biens qui soutiennent, comme ci-dessus, N°* 9747, 9757 ; par la signification des bases, en ce qu'elles sont les vrais d'après le bien, qui soutiennent aussi, N° 9748 ; et par la signification de trois, en ce que c'est le plein, N°» 2788, M95, 7715.

9762. Et pour l'autre aile, quinze de tapis ; leurs colonnes, trois; et leurs bases, trois, signifie les mêmes choses où les vrais sont dans l'obscur : en effet, ces paroles sont les mômes que celles qui viennent d'être expliquées ; mais, ainsi qu'il vient d'être montré ci-dessus, N° 9760, les tapis de celte aile signifient les vrais dans l'obscur.

9763. Et pour la porte du Parvis une couverture, signifie l'introduction dans ce ciel, et la garde pour qu'il n'y entre que ceux qui ont été préparés : on le voit par la signification de la porte, en ce qu'elle est la communication et l'introduction, N° 8989; par la signification du parvis, en ce qu'il est le dernier ciel, N° 97 A 1 ; et par la signification de la couverture, en ce qu'elle est la garde pour qu'on n'entre point, car la porte était gardée par la couverture: que ce soit la garde pour qu'il n'y entre que ceux qui ont été préparés, c'est parce que personne n'est introduit dans le ciel, s'il n'y a point été préparé; voici à ce sujet ce qui a lieu : Ceux qui viennent du monde dans l'autre vie, ce qui arrive aussitôt après le décès, apportent avec eux des mondains et des terrestres qui ne concordent point avec les spirituels et les célestes, dans lesquels sont les anges;

ceux donc qui doivent être élevés dans le ciel sont auparavant préparés, ce qui se fait par la séparation des mondains et des terrestres que l'homme a apportés avec lui; car si avant cela il était élevé dans le ciel, il ne pourrait en aucune manière demeurer dans les sociétés qui y sont, puisqu'il a du goût et de l'amour pour des choses plus grossières que celles qui conviennent à la pureté dans laquelle sont les Anges ; mais lorsqu'on a été préparé, on est élevé et introduit par le Seigneur dans le ciel, et l'on est placé dans les sociétés angéliques avec lesquelles on est en concordance quant aux vrais et aux biens de la foi et de l'amour. D'après ce qui vient d'être dit, on peut voir ce qui est entendu par la garde pour qu'il n'entre dans le ciel que ceux qui ont été préparés.

9764. De vingt coudées, signifie jusqu'au plein : on le voit par la signification de vingt, en ce que c'est le plein, N° 9641.

97(55. En hyacinthe et pourpre, et âcarlate double-teint, et fin lin tissu, signifie les biens de la c/airité et de la foi : on le voit d'après ce qui a été montré, N° 0687, où sont les mômes paroles.

9766. Ouvrage de brodeur, signifie qui sont dans le scientifique :on le voit par la signification de ouvrage de brodeur, en ce que c'est le scientifique, N° 9683.

9767. Ses colonnes, quatre ; et ses bases, quatre, signifie les biens et par suite les vrais soutenant la conjonction : on le voit par la signification des colonnes et des bases, en' ce qu'elles sont les biens et par suite les vrais qui soutiennent, comme ci-dessus, N° 9761 ; et par la signification de quatre, en ce qué c'est la conjonction, N°' 8877, 9601, 9674.

9768. Toutes les colonnes du Parvis alentour, signifie tout bien soutenant le ciel : on le voit par la signification de toutes les colonnes alentour, en ce que c'est tout bien soutenant, car les colonnes sont les biens qui soutiennent, N*" 9747, 0757 ; et par la signification du parvis, en ce qu'il est le dernier ciel, N° 9741.

9769. Ceintes de ceintures d'argent, et leurs crochets d'argent, signifie tous les modes de conjonction par le vrai : on le voit par la signification des ceintures et des crochets, en ce que ce sont des modes de conjonction, N° 9749 ; et par la signification de V argent, en ce que c'est le vrai, 1551, 2954, 5658, 6112, 6914, 6917, 7909.

9770. Et leurs bases d'airain, signifie les soutiens par le bien : on le voit par la signification des bases, en ce qu'elles sont les soutiens, N° 9643 ; et par la signification de Y airain, en ce qu'il est le bien, N°' 425, 1551.

0771. La longueur du Parvis de cent coudées, signifie le bien de ce ciel jusqu'au plein : on le voit par la signification de la longueur, en ce qu'elle est le bien, NM 1613, 9487 ; par la signification du Parvis, en ce qu'il est le dernier ciel, N° 9741 ; et par la signification de cent, en ce que c'est jusqu'au plein, N°9745.

9772. El la largeur de cinquante en cinquante, signifie le vrai autant qu'il suffit : on le voit par la signification de la largeur, en ce qu'elle est le vrai, N0i 1613, 3433, 3434, 4482, 9487; et par la signification de cinquante, en ce que c'est autant qu'il suffit, N° 9756.

9773. Et la hauteur de cinq coudées, signifie les degrés du bien et du vrai aussi autant qu'il suffit : on le voit par la signification de la hauteur, en ce que ce sont les degrés quant au bien, N° 9489 ; et comme elle se dit du dernier ciel, ce sont aussi les degrés quant au vrai, car ce ciel est dans le bien et dans le vrai de la foi ; et par la signification de cinq, en ce que c'est autant qu'il suffit, N° 9689 ; si la hauteur signifie les degrés quant au bien et au vrai, c'est parce que le haut signifie l'interne, N0' 1735, 2148, 4599 ; c'est pourquoi plus une chose est haute, plus elle est intérieure ; ce qui est intérieur dans le ciel est plus près du Seigneur, car le Seigneur est dans l'intime, et de l'intime procèdent toutes choses; les distances de l'intime sont les degrés du bien et du vrai procédant du Seigneur ; comme le Seigneur est l'intime, il est aussi le très-haut, car il est le Soleil du ciel, d'où dérive toute hauteur dans les cieux ; c'est de là que le Seigneur dans la Parole est appelé le Très-Haut.

9774. En fin lin tissu, signifie d'après l'intellectuel : on le voit par la signification du fin lin tissu, en ce que c'est l'intellectuel, N" 9596, 9744.

0775. El leurs bases en airain, signifie les soutiens de toutes les choses par le bien : comme ci-dessus, N" 9770 ; que ce soit de toutes les choses, c'est para1 que dans ce Verscl il s'agit de toutes les choses du Parvis.

9776. Et pour tous les rases de V Habitacle dans tout son service, signifie les vrais et les biens scientifiques qui appartiennent à l'homme externe : on le voit par la signification des vases, en ce qu'ils sont les scientifiques, N°* 3068, 3079, 9394, 954 4 ; par la signification de Y Habitacle, en ce qu'il est le ciel, N°* 9594, 9596, 9632 ; et par la signification du service, en ce que c'est l'externe ou le naturel de l'homme, N04 3019, 3020, 5305, 7998. Si l'externe ou le naturel de l'homme est le service, c'est parce qu'il doit servir l'interne ou le spirituel de l'homme ; en effet, l'homme a été créé à l'image du ciel et à l'image du monde, l'homme interne ou spirituel à l'image du ciel, et l'homme externe ou naturel à l'image du monde, N° 9279; de même que le monde doit servir le ciel, de même l'externe ou le naturel de l'homme doit servir son interne ou son spirituel ; c'est même pour le service que l'externe a été créé, car il ne vit pas par lui-môme, par conséquent il ne peut rien par lui-même, mais il vit et peut d'après l'interne ou le spirituel, c'est-à-dire, d'après le Seigneur par cet interne; de la il est encore évident que l'externe ou le naturel de l'homme n'est rien, s'il ne sert pas l'interne ou le spirituel, et qu'il n'est quelque chose qu'autant qu'il sert; servir, c'est obéir; et il obéit quand il ne tire pas de l'intellectuel des raisons qui favorisent les maux des amours de soi et du monde, mais qu'il se soumet à la raison et à la doctrine de l'Église, qui lui déclare qu'il faut faire le bien et le vrai non pour soi ni pour le monde comme fins, mais pour le bien même et pour le vrai même; voilà ce que le Seigneur fait par le ciel de l'homme, c'est-à-dire, par l'Interne de l'homme ; car tout bien et tout v rai procèdent du Seigneur, tellement que le bien et le vrai chez l'homme, c'est le Seigneur Lui-Même. D'après cela, on peut voir d'où vient que l'homme Externe doit servir l'homme Interne.

9777. Tous ses pieux, et tous les pieux du Parvis, d'airain, signifie toutes les choses qui conjoignent et affermissent l'un et l'autre ciel, le moyen et le dernier, par le bien : ou le voit par la signification des pieux, en ce qu'ils sont les choses qui conjoignent et affermissent, ainsi qu'il va être montré; par la signification de l'Habitacle, qui ici est entendu par ses, en ce que c'est Je ciel, spécialement le ciel moyen, N0i 9594, 9596, 9632; par la signification du Parvis, en ce que c'est le dernier ciel, N° 9741 ; et

par la signification de Yairain, en ce que c'est le bien externe, N" 425, 1551. Si les pieux ou les clous sont les choses qui consignent et affermissent, c'est parce qu'ils sont employés pour conjoindre et pour affermir : ils signifient aussi la même chose partout dans la Parole, par exemple, dans Ésaïe : « Élargis le lieu de ta » tente, et que tes courtines de tes habitacles on étende, n'em- » pêche point; allonge tes cordages, et affermis tes pieux. » — LIV. 2 ;— là, il s'agit de la Nouvelle Église procédant du Seigneur ; élargir le lieu de la tente, et étendre les courtines des habitacles, c'est la doctrine du bien et du vrai, et le culte qui en provient, N° 9596; les longs cordages et les pieux, c'est l'ample connexion et la confirmation des vérités : qu'il y ait eu aussi des cordages pour le Parvis, on le voit, Exod. XXXV. 18. Nomb. III. 37. IV. 32. —Dans le Même : « Regarde Sion, que tes yeux voient Jérusalem, » Habitacle tranquille, Tabernacle qui n'est point dissipé; ses pieux » ne seront point ôtés à perpétuité, et pas un de ses cordages ne » sera rompu. » — XXXIII. 20; — ici pareillement les pieux et les cordages sont les choses qui confirment et qui conjoignent : le clou signifie aussi l'affermissement et la conjonction dans Ésaïe, XLI. 7; et dans Jérémie, X. h ; mais là il s'agit d'idoles, par lesquelles sont signifiés les doctrines du faux, parce qu'elles résultent de la propre intelligence, N°* 8941, 9424. Quant au clou, auquel on suspend quelque chose, il signifie l'attache et l'adjonction, dans Ésaïe, XXII. 23, 24; et dans Ézéchiel, XV. 3.

9778. Vers. 20, 21. Et toi, tu commanderas aux fils d'Israël, et qu'ils prennent vers toi de l'huile d'olive pure, broyée, pour le luminaire, pour faire monter la lampe perpétuellement. Dans la tente de convention, en dehors du voile qui (sera) sur le Témoignage, le rangera Aharon, et ses fils, depuis le soir jusqu'au matin, devant Jéhovah; statut séculaire pour leurs générations, d'entre les fils d'Israël.— Et lu commanderas aux fils d'Israël, signifie à l'Église par la Parole procédant du Seigneur : et qu'ils prennent vers toi de l'huile d'olive, signifie le bien de la charité et de la foi : pure, broyée, signifie par suite réel et évident : pour le luminaire, signifie le ciel spirituel : pour faire monter la lampe perpétuellement, signifie la foi qui en procède, et au moyen de cetle foi par le Seigneur l'intelli-

gence du vrai et la sagesse du bien : dans ta Tente (te convention, signifie où est la présence du Seigneur : en dehors du voile qui (sera) sur te Témoignage, signilie où il y a communication, et, par le médium unissant, conjonction avec le Seigneur dans le ciel intime : te rangera Aharon, et ses fils, signifie le perpétuel influx procédant du Seigneur : depuis le soir jusqu'au matin, devant Jéhovah, signifie sans cesse dans tout état : statut séculaire, signifie ordre Divin : pour leurs générations, d'entre les fils d'Israël, signifie éternel pour le Royaume spirituel.

9779. Et toi, tu commanderas aux fils d'Israël, signifie à l'Église par ta Parole procédant du Seigneur : on le voit par la représentation de Moscheh, qui ici est toi, en ce qu'il est le Seigneur quant à la Parole, ou la Parole qui procède du Seigneur, Not A859 f., 5922, 6762, 701 A, 7089, 9372; et par la représentation des fils d'Israël, en ce que c'est l'Église spirituelle, N° 9340; il est donc évident que par « toi, tu commanderas aux fils d'Israël, » il est signifié à l'Église par la Parole procédant du Seigneur.

9780. Et qu'ils prennent vers toi de l'huile d'olive, signifie le bien de la charité et de la foi : on le voit par la signification de Y huile d'olive, en ce que c'est le bien de l'amour céleste, N° 886, mais ici le bien de l'amour spirituel, qui est le bien de la charité à l'égard du prochain et le bien de la foi; si ce bien est signifié ici par l'huile d'olive, c'est parce que l'huile était pour le luminaire ou pour le chandelier, et que le chandelier signifie le ciel spirituel, N° 95A8; le ciel spirituel sur la terre est l'Église spirituelle : dans la Parole, l'huile et l'olivier signifient tant le bien céleste que le bien spirituel ; le bien céleste, lorsqu'il s'agit du Royaume ou de l'Église céleste, et le bien spirituel, lorsqu'il s'agit du Royaume ou de l'Église spirituelle ; ces Royaumes ou ces Églises sont distingués par les biens ; les biens du Royaume ou de l'Église céleste sont le bien de l'amour envers le Seigneur, et le bien de l'amour mutuel; et les biens du Royaume ou de l'Église spirituelle sont le bien de la charité à l'égard du prochain et le bien de la foi, N° 97A1 ; dans la Parole, il s'agit partout de ces biens et des vrais qui en proviennent, car la Parole est la Doctrine du bien, puisqu'elle est la Doctrine de l'amour envers le Seigneur et de l'amour à l'égard du prochain, Matth. XXII. 34 a 39; or, tout bien appartient

à l'amour, même le bien de la foi, puisque ce bien existe d'après le bien de l'amour, et non sans lui. Comme la Parole est la Doctrine du bien, il en résulte que pour comprendre la Parole il faut savoir ce que c'est que le bien ; et l'on ne sait pas ce que c'est que le bien, à moins qu'on ne vive dans le bien selon la Parole; en effet, quand l'homme vit dans le bien selon la Parole, le Seigneur insinue le bien dans sa vie ; par suite l'homme aperçoit ce bien, et il le sent, par conséquent il le saisit tel qu'il est; autrement il ne se montre point, parce qu'il n'est point aperçu : d'après cela, on peut voir dans quel état sont ceux qui savent seulement ce que renferme la Parole, et se persuadent que cela est ainsi, et ne le font point; ceux-là ne sont dans aucune connaissance sur le bien, ni par conséquent dans aucune sur le vrai ; car le vrai est connu d'après le bien et nullement sans le bien, si ce n'est comme un scientifique privé de vie, lequel périt dans l'autre vie. Que l'huile et l'olivier soient le bien, on le voit par les passages de la Parole, où ils sont nommés, comme dans Zacharie : « Je vis un Chandelier d'or, deux oliviers près de lui, » l'un à la droite du bassin, et l'autre à sa gauche; ce sont les deux » fils de l'huile, qui se tiennent auprès du Seigneur de toute la » terre. » — IV. 2, 3, 1A; — les deux oliviers et les deux (ils de l'huile, c'est le bien de l'amour envers le Seigneur, qui est à sa droite, et le bien de la charité à l'égard du prochain, qui est à sa gauche. Pareillement dans Jean : « Les deux témoins prophétisèw rent mille deux cent soixante jours ; eux sont les deux oliviers, » et les deux clumdeliers qui, devant le Dieu de la terre, se lien- » nent. » — Apoc. XL 3, A; — les deux oliviers et les deux chandeliers sont ces deux mômes biens ; et, parce qu'ils procèdent du Seigneur, ils sont appelés les deux témoins. Dans le Même: « J'en- » tendis une voix au milieu des quatre animaux, qui disait : A » l'Huile et au Vin ne porte point dommage. »— Apoc. VI. 6;— l'huile est le bien de l'amour et de la charité, le vin est le bien et le vrai de la foi. Dans Ésaïe : « Je mettrai dans le désert le cèdre » de Schittah et le myrthe et le bois de l'huile. » — XLI. 19.— Dans Jérômie : « Ils viendront et ils chanteront sur la hauteur de » Sion, et ils afflueront vers le bien deJéhovah, vers le froment, »> et vers le moût, et vers l'huile. » — XXXI. 12. — Dans Joël : « Dévasté est le champ, dans le deuil est la terre, car dévasté est le

» blé, tari est le moût, languissante est l'huile. » — I. 10. — Dans le Même : « Pleines sont les aires de pur froment, et les pressoirs » regorgent de moût et d'huile. » — II. 24.— Dans Moïse : « Je » donnerai la pluie à votre terre en son temps, afin que tu rc- » cueilles ton blé, ton moût et ton huile. » — Deutér. XI. là ; — ici, il est dit le blé,le moût et l'huile, mais quiconque réfléchit peut voir que ce ne sont pas ces choses qui sont entendues ; car la Parole, étant Divine, est spirituelle et non mondaine', ainsi elle parle de blé, de moût et d'huile, non pas en tant qu'ils servent d'aliments au corps,-mais en tant qu'ils en servent à l'Ame, car tous les aliments dans le monde signifient, dans la Parole, des aliments célestes, comme le Pain et le Vin dans la Sainle-Cène : ce que signifient le blé et le moût dans les passages rapportés, on le voit, N°' 3580, *5295, 5410, 5959; de là» la signification de l'huile devient évidente. Il en est de môme de lout ce que le Seigneur a dit, quand il était dans le monde, par exemple, lorsque parlant du Samaritain, il dit que celui-ci « s'approchant de l'homme blessé par les voleurs, banda ses blessures, et y versa de l'Huile et du Vin. » — Luc, X. 33, 34; — ce qui est entendu ici, ce n'est ni l'huile ni le vin, mais c'est le bien de l'amour et de la charité, par l'huile le bien de l'amour, et par le vin le bien de la charité et de la foi, car il s'agit du prochain, par conséquent de la charité envers lui ; que le vin ait cette signification, on le voit, N° 6377. Il en est de môme de ce que le Seigneur a dit des dix vierges, dont « cinq prirent des lampes sans prendre d'huile, et cinq prirent aussi de l'huile; cellesci furent admises dans le ciel, et celles-là furent rejetées. » — Matth. XXV. 3, 4 et suiv. ;— l'huile dans les lampes est le bien de l'amour et de la charité dans les vrais de la foi ; les vierges qui prirent des lampes sans huile, sont ceux qui écoulent la Parole, qui la lisent et disent qu'ils croient, et cependant pour cela ne font rien du bien, et s'ils en font, ce n'est pas d'après l'amour du bien ou du vrai, mais c'est d'après l'amour de soi ou du monde. Comme l'huile signifiait le bien de la charité, c'est pour cela aussi qu'on oignait d'huile des malades, et qu'ils étaient guéris, comme on le lit au sujet des disciples du Seigneur : « Étant partis, ils chassèrent des démons, et » ils oignaient d'huile des malades, et ils les guérissaient. » — Marc, VI. 13.— Dans*Davïd : « Tu oindras (C huile ma tête, ma xv. 8.

» coupe sera abondante. » — Ps. XXIII. 5; — oindre d'huile la tête, c'est gratifier du bien céleste. Dans Moïse : « Jéhovah l'a » nourri du produit des champs, il lui a fait sucer le miel de la 10- » che, et l'huile du caillou du rocher. » — Deutér. XXXII. 1 3 ; — là, il s'agit de l'ancienne Église; sucer l'huile du caillou du rocher, c'est être rempli du bien par les vrais de la foi. Dans Habakuk : « Le figuier ne fleurira pas, et point de produit dans les ceps, » elle mentira l'œuvre de l'olivier, et les champs ne rapporteront » point de nourriture. » — III. 17; — ici, ce n'est ni le figuier, ni les ceps, ni l'olivier, ni les champs qui sont entendus, mais ce sont les célestes auxquels ils correspondent ; c'est aussi ce que peut reconnaître de soi-même quiconque reconnaît que la Parole traite de choses qui appartiennent au Ciel et à l'Église, par conséquent de choses qui appartiennent à l'Ame ; mais çeux qui ne pensent qu'aux mondains, aux terrestres et aux corporels, ne voient point ces célestes, et même ne veulent point les voir, disant en eux-mêmes : Qu'est-ce que des spirituels? qu'est-ce que des célestes? ainsi qu'estce que des aliments célestes? ils savent, il est vrai, quand on le leur dit, que ce sont des choses qui appartiennent à l'intelligence et à la sagesse, mais ils ne veulent pas que ce soient des choses qui appartiennent à la foi et à l'amour; et cela, parce qu'ils n'en pénètrent pas leur vie, et que par conséquent ils ne parviennent pas jusqu'à l'intelligence ni jusqu'à la sagesse des vérités et des bontés célestes. Dans Ézéchiel : « Je t'ai lavée dans les eaux, et j'ai nettoyé tes » sangs de dessus loi, et je t'ai ointe d' huile ; je t'ai vêtue de bro- » derie; tes vêlements (Haient) fin lin, soie et broderie; de la fine » farine, et du miel, et de l'huile tu mangeais; mais tu as pris les » habits de broderie, et tu en as couvert des images; et mon huile » et mou parfum tu as mis devant elles. »— XVI. 9, 10, 13, 18; — qui ne peut voir que là, ce ne sont ni des habits de broderie, ni le fin lin, ni la soie, ni l'huile, ni le miel, ni la fine farine qui sont entendus, mais que ce sont des Divms qui appartiennent au Ciel et à l'Église, car il s'agit de Jérusalem, par laquelle est entendue l'Église? les objets qui y sont mentionnés signifient donc des choses qui appartiennent à l'Église; que chaque objet y signifie quelque chose de spécial à l'Église, cela est évident, car dans la Parole, qui est divine, il n'y a aucun mot inutile ; que Jérusalem soit l'Église,

on le voit, N° 3654 ; du reste on a vu ce que c'est que la broderie, N° 9688; le fin lin, N°* 5319, 9469 ; la fine farine, N° 2177; le miel, Not 5620, 6857; ce que c'est que laver dans les eaux , N°* 3147, 5954 f., 9088; et nettoyer les sangs, N°* 4735, 9127. Dans Hosée : « Éphraïm se repaît de vent, alliance avec l'Assyrien ils trai- »> tent, et l'huile en Egypte est portée. » — XII. 2;— il est absolument impossible de comprendre ces paroles, si l'on ignore ce que c'est qu'Éphraïm, l'Assyrien et l'Égypte; cependant là est décrit l'Intellectuel de l'homme de l'Église, qui est perverti par les raisonnements tirés des scientifiques, car Éphraïm est cet Intellectuel, N" 3969, 5354, 6222, 6238, 6267; l'Assyrien est le raisonnement, N° 1186, et l'Égypte le scientifique, N° 9391; de là, porter l'huile en Égypte, c'est souiller ainsi le bien de l'Église. Si le Seigneur monta tant de fois sur la Montagne des Oliviers, — Luc, XXI. 37. XXII. 39, — c'était parce que l'huile et l'olivier signifiaient le bien de l'amour, et que la montagne le signifiait aussi, N°* 6435, 8758 ; et parce que tous les représentatifs du ciel étaient dans le Seigneur, lorsqu'il était dans le monde ; car par ces représentatifs tout le ciel était adjoint à Lui ; c'est pourquoi tout ce qu'il faisait, et tout ce qu'il prononça, était Divin et Céleste, et les derniers étaient représentatifs ; la Montagne des Oliviers représentait le ciel quant au bien de l'amour et de la charité, comme on peut aussi le voir dans Zacharie : « Jéhovah sortira et combattra contre les » nations ; ses pieds se tiendront en ce jour-là sur la Montagne » des Oliviers, gui (est) devant tes faces de Jérusalem ; et sera » fendue la Montagne des Oliviers, en sorte qu'il y en ait partie » vers le levant, et (partie) vers la mer, par une vallée grande, » et se retirera une partie de la montagne vers le septentrion, et » une partie vers le midi. » — XIV. 3, 4 ; — là, il s'agit du Seigneur et de son avènement; la montagne des oliviers signifie le bien de l'amour et de la charité, ainsi l'Église, car ces biens font l'Église; que l'Église se retirerait de la nation juive et serait instaurée chez les nations, c'est ce qui est signifié en ce que cette montagne serait fendue vers le levant, vers la mer, et vers le septentrion et le midi; c'est la môme chose que ce qui est signifié par ces paroles du Seigneur dans Luc : « Vous, vous serez jetés deho/s; et il » en viendra d'orient et d'occident, et du septentrion et du midi,

» qui seront à table dans le Royaume de Dieu. » — XIII. 28, 29; — dans le sens universel, par » Jéhovah sortira et combattra contre les nations, et ses pieds se tiendront sur la montagne des oliviers, qui est devant les faces de Jérusalem, » il est entendu que le Seigneur d'après son Divin amour devait combattre contre les enfers, car les nations sont les maux qui proviennent des enfers, N" 1868, 6306; et la montagne des oliviers, sur laquelle ses pieds se tiendraient, est le Divin amour.

9781. Pure, broyée, signifie réel et évident : on le voit par la signification de pure, quand il s'agit du bien qui est signifié par l'huile, en ce que c'est réel, car plus le bien est céleste et par conséquent réel, plus il est pur; et par la signification de broyée, quand il s'agit du bien qui est signifié par l'huile, en ce que c'est évident; le bien est dit évident, quand il devient le vrai, car le bien se fait voir par le vrai, puisque le vrai est la forme du bien, et que le bien ne se montre pas dans la lumière à moins qu'il ne soit dans une forme ; le bien donc se fait voir d'une manière d'autant plus évidente, qu'il se présente dans une meilleure forme, car le bien lui-même en devient brillant, au point qu'il affecte tout à la fois et l'intellectuel et le volontaire d'autrui ; en effet, il en est de la volonté et de l'entendement chez l'homme, de même qu'il en est du bien et du vrai, car la volonté a été destinée à la réception du bien, et l'entendement a été destiné à la réception du vrai ; la volonté ne se montre non plus dans la lumière que par l'entendement, puisque c'est l'eutendement qui forme le volontaire, et qui le présente évident : ce qui est formé est divisé comme en parties, et entre ces parties analytiquement consociées il s'établit divers aspects ou diverses relations, c'est ainsi que le bien se présente dans l'entendement et est rendu évident ; le bien rendu évident dans l'entendement est le vrai de ce bien : c'est donc de là que l'huile devait ôtre broyée, comme aussi l'encens, dont il est dit, qu'il serait pur, et serait broyé bien menu, et ainsi brûlé en parfum. — Exod. XXX. 34, 35, 36? — Ce qui est signifié par broyé est aussi signifié par moulu, comme on peut le voir par la signification du froment et de la fine farine; le froment signifie le bien, et la fine farine le vrai de ce bien. De môme que broyé et moulu signifient dans le sens réel le bien évident, de même dans le sens opposé broyé et moulu signi-

fient le mal évident ; cela est signifié en ce que Moscheh « broya » le veau d'or en le moulant bien, et le jeta réduit en poudre » dans le torrent qui descendait de la montagne. »> — Deulér. IX. 21. — Voir W 0391.

9782. Pour le luminaire, signifie le ciel spirituel : on le voit par la signification du luminaire ou du chandelier, en ce que c'est le ciel spirituel, N* 0548.

9783. Pour faire monter ta lampe perpétuellement, signifie la foi qui en procède, et au moyen de cette foi par le Seigneur r intelligence du vrai et la sagesse du bien : on le voit par la signification de la lampe, en ce qu'elle est la foi, et par suite l'intelligence du vrai et la sagesse du bien, N° 0548 : si la lampe est la foi, c'est parce que le Divin Vrai procédant du Seigneur est la lumière dans les cieux ; cette lumière reçue par les Anges dans les cieux, ou par l'homme, est à l'instar d'une lampe, car elle éclaire toutes les choses du mental, et elle donne l'intelligence et la sagesse ; la lumière reçue est la foi. Mais il faut qu'on sache que la foi n'est une lampe, ou n'éclaire le mental, qu'autant qu'elle provient de la charité, par conséquent qu'autant qu'elle est la charité; il en est de la foi et de la charité comme du vrai et du bien, le vrai est la forme du bien, ou le bien formé pour qu'il se montre dans la lumière; de même la foi est la forme de la charité, ou la charité formée ; à la foi aussi appartient le vrai, et à la charité le bien ; en effet, ce qui est vrai, on le croit et il devient chose de foi; et ce qui est bien est aimé et devient chose de charité ; le vrai même et le bien même qu'on aime, c'est le prochain ; et l'amour du vrai et du bien, c'est la charité.

9784. Dans la tente de convention, signifie la présence du Seigneur : on le voit en ce que la Tente a été faite, afin que le Seigneur s'y rencontrât avec Moscheh et Aharon, et aussi avec les fils d'Israël ; c'est même pour cela que le saint du culte y était institué, comme on peut le voir par les passages suivants dans l'Exode : « Un holocauste à perpétuité ils feront à l'entrée de la Tente » de convention devant Jéhovah, où je me rencontrerai avec » vous pour y parler avec toi, et je me rencontrerai là avec les » fils a" Israël; et il sera sanctifié par ma gloire ; et je sanctifierai » la Tente de convention ; et l'autel ; et Aharon .et ses fils je sanc-

» tifierai, afin que le sacerdoce ils M'exercent, et j'habiterai au rai- » lieu des fils d'Israël. » — XXIX. 42 à 45 ; — et ailleurs, il est dit que le Seigneur s'y rencontra avec eux, ou y fut présent : « Quand » toutes ces choses furent achevées, la nuée couvrit la Tente de • n convention, et la gloire de Jéhovah remplit l'Habitacle, et Mosn cheh ne put entrer dans la Tente de convention, parce que sur » elle habitait la nuée, et que la gloire de Jéhovah remplissait l'Ha- » bitacle, la nuée de Jéhovah fut sur l'Habitacle pendant le jour, » et le feu y fut pendant la nuit, aux yeux de toute la maison dis- » raël. » — Exod. XL. 33 à 38; — d'après ces passages on peut voir que la Tente de convention signifie où est la présence du Seigneur ; et cela, parce que la Tente représentait le ciel, et que le ciel est le ciel d'après la présence du Seigneur; c'est aussi pour cela qu'il était appélé l'Habitacle de Jéhovah.

9785. En dehors du voile qui (sera) sur le Témoignage, signifie où il y a communication, et par le médium unissant, conjonction avec le Seigneur dans le ciel intime : on le voit par la signification du voile, en ce qu'il est le médium unissant le ciel intime et le ciel moyen, N" 9670, 9671 ; ainsi où il y a communication et conjonction; et par la signification du Témoignage, en ce que c'est le Seigneur quant au Divin Vrai.

9786. Le rangera Aliaron, et ses fils, signifie le perpétuel influx procédant du Seigneur : on le voit par la signification de ranger, quand il s'agit du Seigneur qui était représenté par Aharon, en ce que c'est l'influx, car toute communication du Divin Bien et du Divin Vrai procédant du Seigneur, et toute conjonction avec le Seigneur, sont faites par l'Influx ; les anges et les hommes sont les formes qui reçoivent; s'il est signifié un influx perpétuel, c'est parce qu'il s'agit de l'arrangement de la lampe depuis le soir jusqu'au malin, ce qui signifie sans cesse et perpétuellement; que ce soit l'influx procédant du Seigneur, c'est parce qu'A/uiron représentait le Seigneur quant au Divin Bien et que ses fils Le représentaient quant au Divin Vrai ; il en sera parlé dans la suite.

9787. Depuis le soir jusqu'au matin, devant Jéhovah, signifie sans cesse dans tout état : on le voit par la signification du soir, en ce que c'est la fin d'un état, N° 8426; et par la signification du matin, en ce que c'est le commencement d'un attire

état, N° 8427; si c'est sans cesse dans tout étal, c'est parce que le soir enveloppe tout état d'ombre signifié par la nuit qui suit le soir, et que le matin enveloppe tout état de lumière signifié par le jour qui suit le matin; en effet, chez le Seigneur les choses suivantes et futures sont tout à la fois dans le présent, car lout ce que le Seigneur met en ordre ou tout ce à quoi il pourvoit chez l'homme et chez l'ange est éternel : d'après cela, on peut voir que l'arrangement de lampe depuis le soir jusqu'au matin, signifie le perpétuel influx du bien et du vrai procédant du Seigneur sans cesse dans tout état.

9788. Statut séculaire, signifie ordre Divin : on le voit par la signification du statut, en ce que c'est l'ordre divin, N01 7884, 7995, 8357; et par la signification de séculaire, en ce que c'est éternel; ce qui est Divin est éternel aussi.

9789. Pour leurs générations, d'entre les fils d'Israël, signifie éternel pour le Royaume spirituel : on le voit par la signification des générations, en ce que c'est éternel, ainsi qu'il va être montré; et par la signification des fils d'Israël, en ce qu'ils sont l'Église spirituelle, N° 93 h 0, par conséquent aussi le Royaume spirituel, car le Royaume spirituel du Seigneur est dans les cieux le ciel spirituel, et dans les terres l'Église spirituelle. Si les générations signifient éternel, c'est parce que par elles dans le sens interne sont entendues les générations de la foi et de la charité, N" 613, 2020, 2584, 6239, 9042, 9079, ainsi les choses qui appartiennent au Ciel et à l'Église, lesquelles sont éternelles; par les fils d'Israël, auxquels s'appliquent les générations, est aussi signifiée l'Église, N° 9340. Qu'éternel soit signifié par les générations, c'est ce qu'on voit clairement dans la Parole par les passages suivants; dans Ésaïe : « Ma justice durant l'éternité sera, et mon » salut durant les générations des générations ; réveille-toi » comme aux jours d'antiquités, aux générations d'éternité, n — Ll. 8, 9. — Dans le Même : « Je te poserai en une magnificence » d'éternités, une joie de génération et génération. » — LX. 15. — Dans le Môme : « Durant l'éternité montera sa fumée, de » génération en génération elle sera dévastée, à perpétuité des » perpétuités personne n'y passera. »>— XXXIV. 10.— Dans David : « Le conseil de Jéhovali durant l'éternité subsistera; les

)> pensées de son cœur, de génération en génération. » — Ps. XXXIII. 11. — Dans le Même : «Je louerai ton Nom durant l'é- » ternité et à perpétuité ; une génération \) une génération » louera tes œuvres. » — Ps. CXLV. 2, 4. — Dans le Même : « Ils » le craindront avec le Soleil et devant la Lune, de génération » en génération. » — Ps. LXXII. 5. — Dans Moïse : « Ceci (est ) » mon Nom pour l' éternité, et ceci mon mémorial de génération » en génération. » — Exod. III. 15; — et dans plusieurs autres passages ailleurs : il est dit durant l'éternité et de géuéralion en génération; l'éternité s'applique au Divin Céleste ou au Divin Bien, et la génération au Divin Spirituel ou au Divin Vrai ; en effet, dans la Parole surtout dans la Parole Prophétique, il y a le plus souvent deux expressions pour une seule et môme chose, par exemple, dans les passages rap|>orlés : Durant l'éternité et de génération en génération; et cela, à cause du mariage célaste dans toutes et dans chacune des choses de la Parole ; le mariage céleste est le mariage du Bien et du Vrai ou la Conjonction du Seigneur et du Ciel, voir les passages cités, N» 9203.

Continuation sur la Première Terre vue dans ee Ciel Astral.

9790. 11 m'a aussi été donné de voir quelques habitants, qui étaient d'une basse condition, ils me parurent vêtus comme les paysans en Europe : je vis aussi un homme avec sa femme; celleci me parut d'une belle stature et d'un maintien décent; l'homme pareillement ; mais, ce qui m'étonna, il marchait d'un air de grandeur et d'un pas presque fastueux, mais la femme au contraire avait une démarche humble : il me fut dit par les Anges que telle est la coutume sur cette Terre, et que les hommes qui sont tels sont aimés, parce que malgré cela ils sont bons. Il me fut encore dit qu'il ne leur est pas permis d'avoir plusieurs épouses, parce que cela est contre les lois.

9791. L'homme qui est en esprit, quand cela est donné par le Seigneur, peut voir les choses qui sont devant lui sur la terre près de laquelle il est ; car dans l'autre vie il n'y a point d'espace, ainsi

point d'éloignement à l'égard de ceux qui sont dans un semblable étal, selon ce qui a été dit ci-dessus, N°* 9579, 9580, 9581 : cela a eu lieu , comme pour les Esprits de quelques Terres de notre Monde solaire, auxquels il a été donné par le Seigneur de voir par mes yeux plusieurs choses sur notre Terre, ainsi qu'il a été dit quelquefois ci-dessus.

9792. La femme que j'avais vue avait devant la poitrine un large vêtement, derrière lequel elle pouvait se cacher; il était fait de manière qu'elle pouvait y passer ses bras, s'en couvrir, et marcher ainsi ; il pouvait se relever quant à la partie inférieure, et lorsqu'il était relevé et appliqué au corps, il paraissait comme le vêtement que des femmes de notre Terre mettent sur leur poitrine : mais il servait aussi de vêtement à l'homme; je vis qu'il le prenait à sa femme, et le mettait sur son dos; il détachait la partie inférieure, qui tombait alors jusqu'aux pieds comme une robe, et il marchait ainsi vêtu.

9793. Ensuite je parlai avec des Esprits qui étaient de celte Terre, auxquels je racontai diverses choses concernant notre Terre, par exemple, qu'il y a chez nous des Sciences qui ne sont pas ailleurs, comme l'Astronomie, la Géométrie, la Mécanique, la Physique, la Chimie, la Médecine, l'Optique, la Philosophie ; et en outre, des Arts qui ne sont pas non plus connus ailleurs, comme de construire des vaisseaux, de fondre les métaux, d'écrire sur le papier et de publier par l'imprimerie ce qui a été écrit, et ainsi de le communiquer à tous sur toute la terre, même de le conserver des milliers d'années pour la postérité ; et que c'est ce qui est arrivé pour la Parole qui a été donnée par le Seigneur, et que c'est pour cela que sur notre Terre la Parole révélée reste constamment, voir N°» 9350 à 9360.

9794. Enfin l'enfer de ceux qui sont de cette Terre me fut montré; ceux que j'y vis inspiraient la plus grande terreur; je n'oserais décrire leurs faces monstrueuses : j'y vis aussi des magiciennes, qui exercent des arts abominables; elles apparaissaient vêtues de vert, et leur aspect faisait horreur.

9795. A la fin du Chapitre suivant il sera parlé de la Seconde Terre vue dans le Ciel Astral.

EXODE

Doctrine de la Charité et de la Foi.

979(5. Quand on connaît ce que c'est que l'homme Interne et ce que c'est que l'homme Externe, on peut savoir d'où viennent l'Entendement du vrai et la Volonté du bien.

9707. Autant l'homme Interne a été ouvert du coté du ciel, par conséquent vers le Seigneur, autant il est dans la lumière du ciel, par conséquent autant il est dans l'entendement du vrai : la Lumière du ciel est le Divin Vrai procédant du Seigneur ; être illustré par cette lumière, c'est comprendre le vrai.

9798. Autant l'homme Interne a été ouvert vers le Seigneur et a sous ses ordres l'homme Externe, autant il est dans le feu du ciel, par conséquent autant il est dans la volonté du bien ; le feu du ciel est le Divin amour procédant du Seigneur; être embrasé de ce feu, c'est vouloir le bien.

0799. En conséquence l'Entendement du vrai est de voir les vrais qui sont dans la Parole par l'illustration procédant du Seigneur; et la Volonté du bien est de les vouloir par l'affection.

9800. Ceux qui sont dans l'amour et dans la foi envers le Seigneur et dans la charité à l'égard du prochain, sont dans l'Entendement du vrai et dans la Volonté du bien; car chez eux il y a réception du bien et du vrai, qui procèdent du Seigneur.

9801. Mais autant l'homme Interne a été fermé du coté du ciel vers le Seigneur, autant il est dans le froid et dans les ténèbres quant aux choses qui sont du ciel ; et alors autant l'homme Externe a été ouvert du cOté du monde, autant il pense le faux et veut le mal, et ainsi

devient insensé ; car chez lui la lumière du monde éteint la lumière du ciel, et le feu de la vie du monde éteint le feu de la vie du ciel.

9802. Ceux qui sont dans l'amour de soi, et dans la persuasion de l'intelligence et de la sagesse par eux-mêmes, sont dans un tel froid et dans de telles ténèbres.

9803-. De là il est bien évident qu'être Intelligent et Sage, ce n'est pas comprendre et goûter beaucoup de choses qui sont du monde, mais c'est comprendre et vouloir les choses qui sont du ciel ; car il y a des hommes qui comprennent et goûtent beaucoup de choses qui sont du monde, et cependant ne croient ni ne veulent ' celles qui sont du ciel, et par conséquent sont insensés : ceux-ci sont ceux de qui le Seigneur dit, dans Matthieu : « Je parle en paraboles, parce qu'en voyant ils ne voient point, et qu'en entendant ils n'entendent point et ne comprennent point. » — XIII. 13 ; — et dans Jean : « Le monde ne peut recevoir l'Esprit de vérité, puisqu'il ne te voit point et ne le connaît point. »— XIV. 17.

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