‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 101 sur 419 · P. Beissel · texte numérisé non relu

P. Beissel

vieilles traditions, ne devait pas être la dernière dans la ferveur de ce culte. Saint Heribert comparait la sainte abbesse de Villeck, Adelheide (f le 5 février 980) *, à sainte Agathe, par une des plus grandes louanges qu’il pût donner.

Le meilleur honneur qu’on puisse rendre à la grande vierge de Catane doit l’être par des vierges; un monastère d’Augustines s’y était formé sous son vocable, avant io3o2. Au xiv8 siècle, le comte Franc de Cornn et sa femme Richmode3 ( 1 3 1 3) abandonnent leur maison, la transforment en monastère et font venir de Bonn des religieuses qui le peuplent, sous le patronage de sainte Agathe. D’après les anciens plans de la ville, la chapelle n’avait qu’une nef, terminée au fond par une abside demi-octogone4.

Dans une charte de i3q2, nous voyons spécifié « conventus S. Agathe coloniensis5 ». Ce couvent fut, au milieu du xvc siècle, réformé et changé en maison bénédictine.

Une gravure de Cologne, de i65o, représente, sous l’effigie de sainte Agathe, un petit temple circulaire.

Nul doute que ce monastère ne possédât des reliques de la patronne : on parle de son crâne et d’un doigt. Mais il n’avait pas seul ce privilège ; les Bollandistes c citent un buste d’argent qui renfermait à Saint-Géréon une partie de la tête7; à l’abbaye de Saint-Pantaléon, on montrait la mâchoire et une dent. Les Bollandistes émettent quelques doutes au sujet de ces reliques : ils considèrent que, parmi les compagnes de sainte Ursule,

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