‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 151 sur 419 · Ughelli, I, p · texte numérisé non relu

Ughelli, I, p

Cappelletti, VI, p. 579.

SAINTE LUCIE

Spolète. — Sigebert de Gembloux raconte que Faroald (f Sgi), duc de Spolète, avait dépouillé Syracuse des reliques de sainte Lucie et les transporta dans un pays de ses Etats nommé Corfinium 1 (Pentima, ville du royaume de Naples).

A Spolète même (pl. V), il existe dans l1 évêché une petite basilique dédiée à sainte Lucie, composée de fragments antiques ; elle servait jadis de chapelle au couvent de Sainte-Euphémie, fondé en ce lieu par le duc Teodelapius (t 65o). On lui adjoignit le vocable de sainte Lucie romaine qui se fête le même jour, le 16 septembre2. Il y eut, sans doute, confusion avec la Syracusaine qui, dans Rome même, remplaça quelquefois la première. A cette occasion, nous devons dire que plusieurs des sanctuaires que nous rapportons dans cette étude ont un vocable incertain entre les deux Lucie, mais notre vierge, étant la plus populaire, doit avoir généralement aujourd’hui la primauté du culte (pl. Y).

Terni. — AS. Lucia on voyait des fresques de Sébastien Flori 3 4 ; cette église est marquée sur les anciens plans (pl. V).

Tivoli. — Une église et une rue S. Lucia rappellent la vieille dévotion des habitants de Tivoli. L’église était ancienne; mais, à la place de l’église actuelle, s’élevait S. Maria délia Porta ou del Portico, démolie pour rectifier la via S. Lucia h

Tusculum. — Nous avons parlé du monastère de Sainte-Agathe à T usculum ; nous devons ajouter ici qu’il était aussi dédié à sainte Lucie et à sainte Félicité 5.

Urbino. — Le culte de sainte Lucie dut être répandu à Urbino, si nous en jugeons par les monuments topographiques. On entre dans la ville par une porte qui s’appelle porta S. Lucia ; on y pénètre par la strada Santa Lucia, qui nous mène

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