Nouveau théâtre d’Italie, IL
ROYAUME DE NAPLES
Naples. — Les barcarolles napolitaines, dans lesquelles revient sans cesse le nom de sainte Lucie, suffiraient à prouver la dévotion que le peuple professe pour notre vierge; mais il a fait mieux que des chansons, il a élevé de nombreuses églises en son honneur. Quatre églises sont encore sous son vocable :
i° S. Lucia a Mare , située près du palais du duc de Maddalone, n’a rien de remarquable au point de vue architectural, mais elle possède une dent de la patronne et attire toute l’année, notamment le i3 décembre, une foule de fidèles.
2° S. Lucia del Monte , située sur le Corso \ construite par les Franciscains en 1557 dans une belle position, appartient aux Pères d’Alcantara; elle conserve aussi une dent de la vierge.
3° S. Lucia, via S. Antonio-Abbate.
40 S. Lucia , via Olivara2, aurait, d’après la tradition, une origine très reculée, et Lucie, nièce de Constantin, pour fondatrice. On en trouve le souvenir rapporté dans les pièces du procès de Lorenzo de Fascis contre Claudio Cappasanta, conservées aux archives de l’archevêché de Naples, souvenir que confirme cette inscription qu’on écrivit sur la porte en 1 5 88, au moment de la restauration : « Templum hoc D. Luciœ a Lucia Constantini imper atoris nepte dicatum, maximis insuper et plurimis ipsius virginis festo indulgentiis donatum, hoc démuni sub monasterii S . Pétri et Sebastiani quod prius eratjure , curante Eusebia Minadoa , ejusdem monasterij Prœfecta, restitutum , ac sacerdotibus, aliisque ad divinum cullum necessariis auctum est anno Domini MDLXXX VIII. »
L’église Saint-Dominique, commencée en 1285 sur la place de ce nom, contient une chapelle de Sainte-Lucie; on y voit les tombeaux des deux