‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 156 sur 419 · Id. , V, p · texte numérisé non relu

Id. , V, p

Bullaire.

7. Schulz, Mon. de l’Italie merid., I, p. 3 08 ; il n’en donne pas de figure.

Cajazzo (Terre de Labour). — Une église de Cajazzo conserve encore une fresque représentant saint Etienne et sainte Lucie, laquelle porte à la main une lampe ardente. M. Stornajolo en a présenté un dessin, en mai 1887, à la conférence d’archéologie chrétienne de Rome. Cet attribut est spécialement employé dans la représentation des vierges en souvenir de la parabole évangélique. Dans les mains de sainte Lucie, ne seraitelle pas aussi le souvenir de son nom qui signifie « lumière 1 ? »

Capoue. — Michèle Monaco, dans son «Sanctuarium capuanum (p. 565) », nous désigne des églises du territoire de Capoue : « Extitit in terra Lanci Ecclesia cum pago S. Luciæ, nunc campestris, annexa ecclesiæ Savignani ; extat altéra in pago suessani territorii. Ubi nunc est Ecclesia Annunciatæ festum S. Luciæ solemniter celebratur. »

Chieti (Abruzze citérieure). — On vénère les reliques de sainte Lucie dans la cathédrale et à l’église Saint-Dominique 2.

Gaëte. — Une paroisse dédiée à sainte Lucie3.

Lanciano possède une église qui y fut élevée en i25o sur les ruines d’un temple de Lucine4, souvenir consigné dans une inscription.

Je me demande si les chrétiens du pays ont attendu jusqu’au xme siècle pour utiliser les matériaux antiques qu’ils avaient sous la main; 11’est-ce pas trop conforme aux habitudes primitives de se servir des dépouilles païennes, de faire concorder le mieux possible le nom du saint choisi comme titulaire avec le nom de la divinité qu’on détrônait, pour ne pas penser qu’une église fut élevée là, dès l’origine. La virginale Lucie aurait remplacé Lucine qu’on invoquait aussi dans les maux d’yeux 5.

3. Resoconto delle conférence di archeologia cristiana, p. 378.

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