‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 160 sur 419 · Topog., V. b., 37. Richa, VII, p · texte numérisé non relu

Topog., V. b., 37. Richa, VII, p

Lucie. On avait élevé là, en 1292, un monastère de Dominicaines1.

A S. Maria Novella, dans la chapelle Rucellai, on voit une sainte Lucie de Ridolfo del Ghirlandajo; dans la chapelle Strozzi, la fresque d’Orcagna nous montre aussi, parmi les bienheureux, la figure de notre sainte tenant la coupe et les yeux (i358)'3. La tête est d’une grâce et d’une beauté achevées 3 (pl. VIII).

A l’Académie des Beaux-Arts, un triptyque, attribué à Pietro Cavallini, nous offre une Annonciation et autour, parmi beaucoup de saints, Lucie tenant la coupe des yeux ; elle est coiffée d’un voile orné de jolies broderies qui lui retombe sur les épaules 4.

Nous ne saurions donner une preuve plus claire de la dévotion des Florentins pour sainte Lucie que de rappeler celle que Dante professait pour cette vierge; il résume en lui toutes les passions du moyen âge italien et peut intervenir ici comme un des meilleurs témoins. Giacopo di Dante5, son fils, nous apprend cette dévotion pour la martyre de Syracuse, et l’on croit que, pendant une maladie d’yeux contractée dans ses veilles et ses larmes, il avait invoqué cette patronne de la lumière, Lucia a luce, Lucia quasi lucis via , comme dit Voragine, et que, dans sa reconnaissance d’avoir été exaucé et guéri, il introduisit Lucie

1. Le P. Richa parle d’une paroisse, II, p. 71, et d’une église dominicaine, VIII, p. 347.

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