Periodico di numismatico, 1868, 1, p
io6
SAINTE LUCIE
Parme. — Un antique oratoire, malheureusement moderné, portait le nom de S. Michèle del Canale, puis celui de Sainte- Lucie.
Le tableau du maître-autel représente la sainte frappée à la gorge pendant qu’elle prend la communion b
Dans le baptistère de Parme1 2 figure, parmi les peintures du xive siècle, une sainte Lucie accompagnée d’une inscription qui nous donne le nom de son auteur : « Btolin. D. Placen. F. »
La vénération des Parmesans pour sainte Lucie était si grande que l’ordonnance de sa fête, De festivitate S. Lucie celebranda , fit l’objet d’un chapitre des statuts en i 266. C’était une fête obligatoire et légale à laquelle devaient prendre part le podestat, le capitaine, les anziani, ou toutes les corporations de la ville étaient représentées; les offrandes s’élevaient si haut que leur emploi se soumettait à une délibération des membres du gouvernement 3.
Plaisance. — Il y avait une prébende de S. Lucia dans la cathédrale4.
Venise. — Les Vénitiens ont la prétention de posséder intégralement 5 le corps de sainte Lucie, qui aurait été apporté de Constantinople, en 1 204, par Dandolo et déposé d’abord dans l’église Saint- Georges.
Guillaume de Malmesbury dit avoir vénéré (vers 1120) à Constantinople les reliques des vierges Agathe et Lucie. Cependant cette version, comme nous l’avons vu à propos de la Sicile, ne s’accorde pas avec le récit de Sigebert de Gembloux. M. Beaugrand cite, parmi ces reliques de Venise, la coiffe et le voile qui recouvrait la relique.
D’après Sansovino, l’église S. Lucia serait antérieure à la translation des reliques et remon-