‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 178 sur 419 · Beaugrand, p. g · texte numérisé non relu

Beaugrand, p. g

Répert. arch. du Tarn.

et dédiée à la sainte Vierge. Les nervures des voûtes se poursuivent sur les pieds-droits, comme cela se pratiquait au xvc siècle 1 (pl. XII).

Les habitants ont la vierge de Syracuse pour patronne et célèbrent pieusement sa fête le dimanche qui suit le i3 décembre2.

Il y a aussi une église dédiée à sainte Lucie dans les environs de Salvagnac.

Une abbaye bénédictine dédiée à Lucie et Agathe avait pour abbesse, au xie siècle, Eugénie (f 1093); elle eut confirmation de ses biens en 1217.

Amiens (Somme). — Abbeville. — L’abbaye de Saint-Riquier 3, dans les environs d’Abbeville, avait, avant le ixe siècle, des reliques de sainte Lucie. Les chartreux d’Abbeville, la collégiale de Longpré, l’église du Port avaient des parcelles d’ossements4; on en vénérait aussi aux Louvencourt et aux Clarisses d’Amiens5.

C’est en Picardie que prit naissance ce vieux proverbe :

A la Sainte-Luche

Les jours s’avanc’tent du saut d’une puche6.

Il y a une statue à Tertry et une verrière moderne à Péronne, etc.

Arras (Pas-de-Calais). — Le culte de Lucie se répandit de bonne heure dans la France septentrionale. L’église du monastère de Saint-Waast, à Arras, avait un autel qui lui était dédié et dont on rapporte l’épigraphe parmi les poésies d’Alcuin sous le titre : « Ad aram sanctarum Cæciliæ, Agathæ, Agnetis et Luciæ » :

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