‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 198 sur 419 · Patron, Recherches histor. sur l'Orléanais, 2 vol · texte numérisé non relu

Patron, Recherches histor. sur l'Orléanais, 2 vol

Je dois dire que sur les anciens catalogues de bénéfices publiés par La Saussaie, Annales eccl. aurel. et Guyon, Histoire du diocèse d'Orléans, cette eglise 11’a que les deux premiers titulaires dans son vocable.

M. Patron ne dit pas où il a puisé ces renseignements, ! peut-être dans les papiers de M. Cassegrain qui était curé J en 1793 et qui fut alors guillotiné. Ces papiers furent } transportés à Orléans.

M. Martillières indique aussi comme source de cet l

saints Gervais, Protais et Lucie qui remonte au ix'siècle. Ce vocable de sainte Lucie, qui n’est pas ordinairement mentionné, paraît cependant certain ; elle est considérée comme patronne secondaire et l’on y récite son office en vertu d’une ancienne tradition.

La construction indique plusieurs époques successives: le clocher que M. l’abbé Patron attribue au ixe siècle, la nef qui appartient au xi% le transept, le petit escalier circulaire du xme, enfin le chœur et le porche qui ne remontent pas au delà

du XVe.

On remarque dans l’église une pierre tombale de 1242, qui est celle de Guy de Bougy, seigneur de Forte-Maison, qui aurait construit la partie centrale de l’église.

Nous devons le plan et les dessins de cette petite église à l’obligeance et au talent de M. Martillières qui nous en a marqué les différents styles (pl. XIV).

Pamiers (Ariège). — La paroisse de Notre-

ouvrage les man. de Polluche, à la Bibliothèque d’Orléans.

M. Martillières, à la suite de deux visites faites au sanctuaire avec une extrême obligeance pour nous, a recueilli des observations fort intéressantes sur la construction : La base du clocher par sa construction paraît très ancienne. La voûte entre les quatre piliers massifs du centre rappelle les traditions romaines, c’est un blocage de moellons non parementés, dans un mortier très dur et d’une épaisseur considérable, les reins sont complètement remplis de maçonnerie. Au xv® siècle, dans les bas côtés, on a remplacé les arcs plein cintre par des baies ogivales beaucoup plus élevées et pour reprendre la hauteur on a pioché le massif même de la voûte sans que la solidité ait été compromise. Le premier étage de ce clocher rappelle aussi la manière des constructeurs romains, ainsi les niveaux sont réglés par des assises de briques et de pierre plate de ora,o5 d’épaisseur; les baies en plein cintre sont construites avec des pierres très étroites, longues, à joints très épais. On y trouve un escalier de plusieurs marches qui ne conduit plus à rien et qui par cela même doit être ancien. On y voit une porte faite au xme siècle, une baie, aujourd’hui fermée, et les contreforts de la tour qui sont noyés dans la maçonnerie.

M. Martillières ne se prononce pas positivement sur l’âge de cette tour. Pithiviers-le-Vieil avait été ruiné par les Normands et, à la suite de cette invasion, Aloyse de Broyé fit construire le château de Pithiviers même plus facile à fortifier. Il est probable qu’une restauration eut lieu en même temps pour l'église et il n’est pas impossible, d’après l’inspection des lieux, de la reconnaître dans les parties les plus anciennes.

Les murs de la nef ne paraissent pas beaucoup postérieurs et, dernièrement, une plaque d’enduit qui est tombée a mis à jour une petite fenêtre plein cintre de même style qu’une des portes de la tour. Plusieurs époques sont intervenues successivement après ces constructions primitives. Le xiii' siècle et le xv° y ajoutèrent diverses parties que nous avons marquées sur notre plan par des teintes plus légères (Lettre de M. Martillières, 12 et 1 3 mars 1891).

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