‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 205 sur 419 · Cappelletti, Chiese, XVI, p · texte numérisé non relu

Cappelletti, Chiese, XVI, p

ARCIIÉOL. CHRÉT. II.

ANGLETERRE

La Sainte-Lucie, en grand honneur en Angleterre jusqu’à la Réforme, était au nombre des fêtes de second rang, c’est-à-dire de celles oü le labourage seul est permis. Ce culte est ancien, comme en témoigne l’enthousiasme poétique de saint Adelme (fi 709), évêque de Scherburn, qui lui consacra des vers où il paraphrase ses actes.

11 chante ainsi sa mort :

Tune igitur morbo mentis cruciatus acerbo,

Non tulit opprobrium judex a virgine factum,

Candida sed rigido violavit viscera ferro.

Purpureus cruor ex templo de carne manavit.

Quelques-uns de ses vers sont assez beaux; ils sont cependant loin déjà de saint Fortunat dont les poésies offrent encore un parfum antique.

Bède (f 735) vint ensuite et inscrivit dans son martyrologe les actes héroïques de Lucie.

Les vierges anglo-saxonnes aimaient à se parer de son nom. La légende nous montre une Lucie à la tète d’un groupe de jeunes filles parmi les onze mille vierges. Au xte siècle, Lucie, fille d’un roi des Scots, gagna la solitude de Sampigny dans la vallée de la Meuse, non loin du pays qui devait donner asile aux reliques syracusaines pendant | tant de siècles1.

Dembleby, près Folkinghan (Lincoln). — Au sud du comté de Lincoln, non loin des rivages de la mer du Nord, s’élevait encore, il y a trente ans, une église d’origine normande dédiée à sainte Lucie. En 1857, le vieux sanctuaire dont quelques parties, notamment le mur méridional, avaient le caractère d’architecture des Tudor, tombait en ruine. Le beffroi était en bois, la façade occiden-

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