Relevé des Fres Sigismond et Athanase
I 4. Topog., V. C, 237.
BAVIERE
Spire. — Nous avons vu, en 1042, l’empereur Henri III1 demander à l’évêque de Metz des reliques de sainte Lucie pour l’abbaye de Luitbourg, que son père Conrad avait fondée dans le diocèse de Spire, et obtenir un bras de la vierge. Un tel trésor dut porter et développer son culte dans tout le pays.
Ratisbonne. — Schlammersdorf (doyenné de Stadtkemnath). — Eglise de 17753.
Augsbourg. — Wallerstein (près Nordlingen) (Bavière). — Les miniatures de la bibliothèque du prince de Wallerstein, dont nous devons communication à notre vénérable ami, le baron de Loffelholz, présentent encore, pour l’histoire de sainte Lucie, une suite d’images du xne siècle, assez barbares, mais curieuses comme jalons de la tradition. Elles doivent être originaires de Navarre et avoir la même origine que celles d’Amiens, qui leur sont tout à fait semblables.
Nous y voyons la bienheureuse Lucie qui va demander au tombeau de sainte Agathe la guérison de sa mère; les deux femmes sont figurées devant le sépulcre, au-dessus duquel une lampe est allumée. Le sujet est expliqué par cette légende : « Ad sepulcrum Sce. Agates virginis venerandum contigit Luciam venerabilem virginem nobilissimam siracusanorum simili pergere festivitatis gratin invitante. » — Au-dessous, le colloque de Lucie avec sa mère et ces mots : « Si credis , mater , his que leguntur, crede Agaten passam pro Cliristi nomine , continge sepulcrum ei credens et illibata eris. »
Pendant le sommeil de Lucie, Agathe lui apparaît au milieu des anges : « Hæc vidit in somnium beatam Agaten in medio angelorum gemmis