‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 239 sur 419 · Meichelbeck, Chronicon Benedicto-Buranum, p · texte numérisé non relu

Meichelbeck, Chronicon Benedicto-Buranum, p

même jour qu’à Sirmium et à Constantinople4. Le pape y allait célébrer la messe de l’aurore le jour de Noël. La coïncidence des deux fêtes en Orient et à Rome me semble prouver l’adoption par les Grecs de nos traditions romaines.

A cette époque, ce quartier, à cause du voisinage du Tibre et du grand commerce que le port avait avec l’Orient, était en prospérité, ce qui dut contribuer à la richesse de l’église.

Vers 796, Léon III la restaura; il refit notamment le toit, comme nous l’apprend le livre pontifical : « Sarta tecta vero tituli beatæ Anastasiæ, quæ a priscis temporibus per incuriam marcuerant et pene casura erant suo almo studio noviter restauravit 2. »

Il l’orna magnifiquement : « In titulo S. Anastasiæ fecitvestem de fundato 3... fecit coronam pens. libras septem et uncias novem. »

Grégoire IV ne l'oublia pas dans ses largesses : « Fecit in ecclesia B. Anastasiæ martyris vestem de fundato habentem aquilas et periclysin de olovero4 .» Étienne VI (885) lui donna « sermonum et epistolarum librum unum 5 ».

L’église subit de nouvelles transformations dans la suite du moyen âge. Ugonio a vu encore en place ( t 588) des ambons qui portaient une inscription relative à Innocent III (Sta^ioni, p. 61): « Anno Domini MCCX pontificatus Domini Innocenta tertii papæ anno ejus Decimo tertio , ineiietione quarta. »

Le renouvellement du mobilier d’une église marque quelquefois l’époque des restaurations dans l’édifice lui-même. Nous avons encore dans les murs latéraux de l’attique des restes de travaux du xme siècle, des fenêtres de marbre qui éclairaient jadis la nef et qui indiquent par leur

1. M. l’abbé Duchesne pense que l’église s’appelait seulement Anastasie avant le vc siècle, et Sainte-Anastasie depuis que le culte de cette sainte vint à Rome. Cette supposition me paraît moins probable que l’antiquité romaine de ce vocable.

Voici une preuve de la diffusion du nom d’Anastasie :

On découvrit dans le cimetière de Sainte-Balbine cette épigraphe :

IVE ANASTASIA MV DvP Ilils 1D I VN .

Anastasie est le second cognomen, probablement le nomen spirituale de la défunte, qui signifie la foi à la résurrection (De Rossi, Bull., 1867, p. 30.

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