‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 251 sur 419 · P. Richa, Chiese, V, p. ?o · texte numérisé non relu

P. Richa, Chiese, V, p. ?o

LOMBARDIE

San-Loren\o. — On vénérait dans un grand vase d’agate, muni d’anses, des reliques de la sainte : « ossa s. Anastasiœ martyris 1 ».

Piombino. — Les habitants, dans un temps fort reculé, avaient la vierge Anastasie parmi leurs saints patrons, et une de leurs vieilles églises lui était dédiée. Au commencement du xvie siècle, elle tomba en ruine; mais, la dévotion étant toujours constante, les Anziani et le conseil de la commune (3 janvier 1 5 1 8) décrétèrent sa reconstruction. On affecta à ce travail les revenus d’une réserve, dite de YAsca, pour s’acquitter, à son achèvement, envers les Frères conventuels, à qui elle appartenait. Aussitôt que l’église Sainte-Anastasie fut

érigée, on songea à construire auprès un monastère pour des Clarisses. A cet effet, le conseil et les Anziani attribuèrent à cette construction l’emplacement du cellier public, voisin de la nouvelle église S. Anastasia.

Les religieuses entrèrent en 1617 et y restèrent jusqu’en 1808, époque où elles furent supprimées et ou leur couvent fut livré à la commune pour l’établissement d’un grand hôpital de plus de 100 lits*.

Piombino ne se contenta pas de prendre Anastasie pour patronne et de lui élever une église, il frappa aussi des médailles en son honneur. Nous en conservons du xvi' siècle, avec son image2, qui prouvent la grande popularité dont elle était encore entourée.

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