Pertz, Mon., XV, p
FRANCE
On conservait des reliques de sainte Anastasie à Saints- Pierre-et-Paul au xrv° siècle. Notre-Dame- • de-la-Couture doit être aussi mentionnée comme ayant ce privilège.
Nîmes (Gard). — Sainte-Anastasie (canton de Saint-Chaptes) a une histoire fort ancienne qui prouve que le midi de la France, à une époque reculée du moyen âge, professait une grande dévotion pour cette sainte. Un diplôme de Louis le Jeune ( i i 5 6) mentionne le château de Sainte- Anastasie au nombre des donations du roi en faveur de Raymond, évêque d’Uzès1 : « Castrum Sanctæ Anastasiæ cum ad idem castrum pertinentibus ». Très disputé au xvie siècle, il fut pris et repris. Aujourd’hui le château de Sainte-Anastasie n’est plus qu’un monceau de ruines et le village lui-même ne ressemble qu’à un débris de fortifications abandonnées sur la cime d’un rocher.
L’église actuelle fut reconstruite au xvie siècle, sans doute après les désastres que les guerres religieuses apportèrent dans le pays ; comme œuvre d’art, elle possède un tableau de Sigalon2 qui représente Anastasie portant des vivres à saint Chrysogone3.
Le village groupé autour du château n’existe plus, mais le nom est resté à Aubarne , Russan , Vie qui s’appellent encore Sainte-Anastasie.
Paris. — Prieuré de Sainte-Anastasie. — Paris n’oublia pas sainte Anastasie dans ses dévotions; il fonda à une époque fort ancienne, en son honneur, un prieuré de femmes vulgairement appelé Saint-Gervais4. Un hôpital y fut attaché ( 1 1 7 1 ). Garin Masson et son fils Archer, prêtre, donnèrent une maison qu’ils possédaient au parvis Saint-Gervais pour la convertir en un hôpital destiné à recevoir les étrangers pauvres et les