‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 278 sur 419 · Pertz, IX, p. 221. Chronicon Bened · texte numérisé non relu

Pertz, IX, p. 221. Chronicon Bened

l’édifice. Vers l’ouest, l’église avait un grand pignon dentelé avec les degrés communs dans les Flandres et percé d’un vaste vitrail. Elle était resserrée au droit du chœur par deux grands campaniles couverts de toits en bàtière et qui dataient d’une époque antérieure. Les bâtiments conventuels s’étendaientaumidi. Degrands toits, pignonsaigus, larges lucarnes, tous les éléments de l’architecture septentrionale s’y rencontraient (pi. XVI).

En 1546, on avait fait une reconnaissance des reliques et retiré de la châsse quelques ossements de bras, du buste d’argent une partie du crâne de sainte Anastasie et diverses petites reliques.

Les premières années du xviic siècle virent élever une nouvelle chapelle en l’honneur de sainte Anastasie ( 1 606).

En 1 63 1 , pendant la peste, le saint chef fut porté à Munich.

De nouvelles restaurations furent nécessaires en 1669. On répara une partie du cellier et le réfectoire des serviteurs au premier étage. On construisit les archives, les chambres des hôtes. Une pieuse confrérie de Sainte-Anastasie, avec l’approbation de Rome, fut formée1. On fit une crypte pour la sépulture des abbés.

Malgré tant de travaux, les traces de l’incendie de 1470 n’étaient pas encore effacées ; les campaniles, notamment, périclitaient d’une manière inquiétante. On reprit en sous-œuvre le soubassement de la tour voisine du couvent. Quant à l’autre, du côté du cimetière, elle était tellement inclinée qu’on fut obligé de la dégarnir de cloches (1672).

Devant des bâtiments en si mauvais état on se décida à rebâtir tout le couvent. Les travaux durent être exécutés avec une certaine rapidité, car, dix ans plus tard, en 1 683, lorsque Mabillon visita le monastère, il le trouva presque achevé, à

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