‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 308 sur 419 · Lettre du P. Jaubert · texte numérisé non relu

Lettre du P. Jaubert

SAINTE PERPETUE.

monastère; mais un prieur resta à côté, qui avait juridiction de concert avec la prieure, en particulier sur les églises Saint-Pierre et Saint-Sauveur de Brignoles dont la nomination lui appartenait.

Les comtes de Provence de la famille d’Aragon et Charles III donnèrent à la Celle plusieurs privilèges1.

On voit dans ces ruines un sarcophage qui sert maintenant d’auge à une fontaine et qu’on croit avoir contenu les restes de la comtesse Garsende.

de constructions en ruine. Du côté du cloître on voit des arcs qui paraissent fort anciens.

La façade de l’église est mutilée et surmontée d’un petit beffroi moderne avec appareil campanaire en fer forgé. Le corps même de l’église me paraît de l’origine et remonte sans doute au xi° siècle ; il nous offre des murs énormes de plus de 2 mètres d’épaisseur qui contre-butent la poussée du berceau intérieur et qui renferment, à droite, un escalier pour communiquer avec l’étage supérieur du cloître. Sa longueur est partagée en

Abbaye de la Celle, salle capitulaire (dessin de M. Formigé).

Le mort est figuré au milieu sur son lit de repos. Il est entouré d’anges ailés parmi lesquels on distingue un thuriféraire. Cette sculpture, qui dans son ensemble conserve un certain caractère antique, est fort détériorée et ne permet guère d’apprécier les détails.

Nous avons le bonheur de posséder les ruines de ce vieux monastère, je dirai même plus que les ruines, car il est en partie debout et, grâce aux beaux dessins de AL Formigé2, nous avons pu le décrire et le reproduire dans nos planches.

L’église est précédée d’un préau environné

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