‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 310 sur 419 · FRANCE. — NIMES · texte numérisé non relu

FRANCE. — NIMES

tère de cette époque ; du reste, elles ne paraissent que sur la face du cloître contiguë à l’église.

Au bout de cette élégante galerie s’ouvre une grande salle, éclairée par trois arcades jumelées et recouverte par six voûtes d’arêtes qui retombent au centre sur deux grosses colonnes. Avec beaucoup de raison, à cause de sa position, on a supposé affectée aux délibérations du chapitre cette

salle oü l’herbe pousse maintenant et ou vont s’abriter les pâtres. Elle tirait non seulement son jour des galeries du cloître, mais aussi de trois fenêtres extérieures.

Près de la salle capitulaire, un long couloir donnait issue vers le dehors ; puis on trouve deux grandes chambres au delà desquelles des murs en arrachement laissent supposer d’autres bâtiments, évidemment le réfectoire toujours disposé à l’opposé de l’église. Du reste, les murailles que M. Formigé a relevées ici nous donnent la largeur, qui était de 7 mètres.

La partie de l’édifice qui surmonte la salle capitulaire et les deux chambres était occupée par le

dortoir, auquel on parvenait par les galeries supérieures du cloître. Je ne sais si un large escalier donnait accès à cet étage,’ mais aujourd’hui celui pratiqué dans l’épaisseur du mur de l’église et qui n’a que om,6o de large est le seul que nous ayons. Le dortoir est partagé en cinq travées par quatre doubleaux qui fortifient le berceau de la voûte et qui reposent sur autant de corbeaux. Dans les milieux s’ouvrent d’étroites fenêtres qui prenaient jour sur la galerie du cloître à laquelle M. Formigé a restitué ses anciennes arcades. Le style de cette construction est franchement roman.

Cet antique et curieux édifice, qui nous montre par sa richesse même la vénération de la Provence pour nos saintes, méritait d’être illustré par1 M. Formigé, qui a mis à ce travail le talent d’archéologue et de dessinateur que l’on sait (pl. VI, VII et VIII).

Le Mans (Sarthe). — Saint Aldric (f 856) élève un autel dans son église, « extra chorum in honorent s. Agathæ et s. Felicitatis1 ».

Montpellier (Hérault). — Ni^as (ou Nisas). — Ce bourg, de près de 5oo habitants, est le foyer d’un culte fort ancien pour sainte Perpétue. La vieille chapelle reconstruite après les guerres de religion est devenue l’église paroissiale. On y fait des pèlerinages pour les enfants noués. De toute ancienneté elle dépendait de l’abbaye de Joncels. Les villages de Saint-Xist, Lunas, etc., lui sont soumis2.

Nîmes. — Église Sainte-Perpétue-hors-les-Murs. — Origine antique. — (926, 994) Dite déjà Sainte- Perpétue. — (i38o) S. Perpétua de Vinosols. — (1 562) Ruinée par les protestants. — (181 1) Sa démolition. — Le titre rétabli chez les Capucins. ■ — Démolition de leur église. — (i85c) Fondation de l’église actuelle.

Millin3, dans son voyage au midi de la France, passait à Nîmes en 181 1 ; il raconte qu’à ce moment on démolissait l’église Sainte-Perpétue, et il

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