Photographie de Ricci
Garrucci, Storia delV arte , pl. CCXLII.
SAINT CHRYSOGONE
celui-ci nous offre, surtout dans la tête, une conservation complète. Le saint est représenté avec le nez très cambré, la barbe, les cheveux tondus sur le milieu de la tète, la tunique, et le manteau qui recouvre les deux épaules n’est pas jeté seulement sur la gauche comme à Saint-Apollinaire1. Le fond du médaillon, bleu foncé près de la circonférence, s’éclaircit en s’approchant de la tête; enfin,
le médaillon se détache lui-même sur l’or des arcs (pl. III).
Fano. — Des reliques de saint Chrysogone sont signalées à San-Paterniano, en 1 25 1 L
Florence. — Un os de saint Chrysogone était conservé à S. Lorenzo2.
DALMATIE
Zara. — Eglise Saint-Chrysogone. — (649) Translation des reliques de saint Chrysogone d’Aquilée à Zara. — Elles sont déposées au monastère de Saint-Antoine. — (908) Legs pour la restauration de l’église. — - (986) Magnifique restauration accomplie par Madius. — ( 1 175) Reconstruction par l’archevêque Lampridius en style roman. — Mosaïques de la tribune ordonnées par Anastasia, fille du comte Pietro. — (1298) Les murailles urbaines construites et mises sous la protection de saint Chrysogone. — La façade principale de l’église. — (1407) Nouvelle restauration. — (1480) Missel de Venerio. — (i549)Tombeau de l’évêque deVeglia. — ( 1 63 1 ) Peste et vœu pour la délivrance. — (1645) Le campanile incendié. — (1718) Érection du maître autel actuel et de ses statues. — (1791) Restauration de l’église, disparition de la mosaïque. — (1807) Suppression du couvent. — (1822) Démolition des bâtiments conventuels. — (1888) Les Jésuites refont en mosaïque le dallage de l'église.
Nous avons dit qu’après la mort de saint Chrysogone un prêtre nommé Zoïle, qui vivait caché dans une petite maison au milieu des marais de Grado, recueillit pieusement ses restes que la mer avait respectés et déposés sur la plage. Il les enferma dans une caisse qu’il cacha à l’endroit le plus secret de sa demeure2. Cette demeure ne tarda pas à être transformée en un sanctuaire ou les vierges Anastasie, Agape, Chionia et Irène se réunissaient pour prier.
Je ne doute pas qu’après la paix saint Chryso-