‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 352 sur 419 · Id., I, p · texte numérisé non relu

Id., I, p

3. Jahrbuchder Kaiserl Kônigl central Commission zur Erfoschung und Erhaltung der Baudenkmale Wien, 1861, V. A la fin du volume : Kunstdenkmale Dalmatiens von Rudolf Eitelberger. V, Edelberg, pl. VIII, p. 174.

Jackson, I, pl. VII.

Cette belle abside ne peut malheureusement être photographiée entièrement à cause du point de vue trop rapproché que les maisons voisines imposent à l’appareil.

est le principal monument du culte de ce saint en Dalmatie, mais il n’est pas le seul1.

M31' Bianchi2 mentionne dans le trésor de S. Maria une image de saint Chrysogone à cheval figuré sur un reliquaire du xive siècle. Il est accompagné d’un côté par saint Zoïle, de l’autre par saint Donat ; l’autre face porte le Sauveur, assis, entre deux saints (pl. VI).

Au xive siècle, on fit pour les reliques de saint Chrysogone un beau coffret qu’on admire encore maintenant dans le trésor du Dôme ; il a onze pouces et demi de longueur, six et demi de large et autant de haut. Il est orné sur le couvercle de trois médaillons ovales émaillés ; les figures représentant saint Chrysogone, sainte Anastasie, saint Zoïle sont d’un bon dessin et délicatement enchâssées d’argent. Le fond est d’un riche bleu d’émail. Un cyprès s’élève de chaque côté des figures. Sur la face du coffret sont deux émaux carrés du même style. Le reste est garni de feuilles de vigne en relief, ornement très commun en Dalmatie. On lit autour du couvercle cette inscription en lettres lombardes, dessinées en argent sur un fond d’émail rouge : « -f - Hoc op. fuit. fact. trp. nobiliu. viror. viti cadul. vulcin. Martinusii. et. Pauli de Galcign. ann. D. MCCCXXVI 3. »

Nous avons eu occasion d’attirer l’attention (voy. Sainte Anastasie) sur le portail du Dôme et sur deux figures du xive siècle qui représentent, d’un côté, sainte Anastasie, de l’autre, saint Chrysogone vêtu de la grande robe et de la coiffure de cette époque, tenant de la main gauche une longue épée appuyée sur le sol4. Nous mentionnerons encore, sur le tympan de l’église de Saint- Michel à Zara (x-xme siècle), un bas-relief qui représente saint Chrysogone à cheval et sainte Anastasie5.

Sur la plus belle entrée de la ville, la Porta di Terra , ouvrage de Sanmicheli, sous le lion de l’antique république, on voit saint Chrysogone à cheval sculpté en bas-relief de pierre6. Les armoiries de Zara portent, depuis 986, l’image d’un ca-

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