‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 404 sur 419 · Catalogue de i8qr · texte numérisé non relu

Catalogue de i8qr

jour de la Saint-Étienne, en l’année vingt de notre âge, nous nous arrêtâmes à Reichenau, près de Constance, ou se trouvaient les corps des saints Jean et Paul ; nous suppliâmes l’abbé et les religieux humblement, et pour l’amour de Dieu, de daigner nous donner ces reliques, que nous désirions avec une grande dévotion et tout le désir de notre cœur. Par la grâce du Saint-Esprit, nous fûmes exaucés, et ils accordèrent les deux corps à nos importunes prières.

« Ayant reçu ces corps et les ayant joints à ceux des saints Gervais, Protais, Félix et Adauctus, au milieu des chants, des oraisons et d’une pompe aussi pieuse que magnifique, nous descendîmes le cours du Danube jusqu’à notre ville de Vienne. Pour l’honneur du Dieu tout-puissant, nous déposâmes, de nos mains, les six corps dans un sarcophage que nous avions fait disposer à nos frais. Nous avons offert tout ce trésor, pour la gloire de Dieu, l’honneur de tous les saints, à l’église de Saint-Étienne, à Vienne... Passé à Vienne, en la vigile de la fête de la Pentecôte 1 363, vingt-quatrième année de notre âge, cinquième de notre règne. Nous, duc Rodolphe, avons signé ce bref de notre propre main. » (Sceau de cire rouge.)

Je ne rechercherai pas d’où venaient les reliques dans les mains des Bénédictins de Reichenau, ni quelle authenticité elles pouvaient offrir. Nous voyons seulement ici la dévotion touchante du

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