‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 42 sur 419 · Tonduzzi, Historié di Faenza, 1675, in-f · texte numérisé non relu

Tonduzzi, Historié di Faenza, 1675, in-f

SAINTE AGATHE

culte de sainte Agathe, une église qui a pour nous le double intérêt d’être à la fois sous le vocable des deux vierges siciliennes, Agathe et Lucie L On prétend que cette église fut élevée, sous l’évêque Exuperantius (f 432), par Gemellus, préfet de l’Église ravennaise en Sicile, et l’on expliquerait ainsi l’introduction ancienne du culte des vierges. Un monogramme, qu’on voit sur l’architrave de la seconde colonne à gauche, a soulevé de longues discussions sur cette origine. Montfaucon le traduit par Titus Cornélius Nepos, Zirardini, par Petrus Episcopus , d’où l’on pourrait inférer que l’église fut l’ouvrage de saint Pierre, successeur de saint Ursus. Nanni et Tarlazzi persistent en faveur de Gemellus; ils ajoutent que ce ne fut pas sous saint Exuperantius, mais sous l’archevêque Petrus que l’église fut élevée3.

Quoi qu’il en soit et bien que les monogrammes n’offrent généralement à l’histoire que des renseignements fort obscurs, on peut affirmer que Sainte- Agathe existait au commencement du ve siècle, puisque le livre pontifical d’Agnellus nous apprend que l’archevêque saint Jean Angelopte (f 439) venait déjà y prier, et que l’on y raconte sa messe miraculeuse et l’apparition de l’ange. Il fut enseveli dans la basilique témoin de ce miracle : « Sepultus est in prædicta sanctæ martyris basilica post altare, ubi angelum stantem vidit effigiemque ejus super sedilia depictam quotidie conspicimus; apparetque fuisse tenui forma et nigri capilli, paucos canos. » Il faut croire que l’auteur parle ici d’une image en mosaïque peinte au-dessus du banc presbytéral 3. M. Ricci4 cite aussi la carta plenariæ securitatis de Justinien, ou il est fait mention de cette église : « et de domo quæ est ad Agathæ Rav. secundum fidem. »

Je placerais à une époque un peu inférieure le travail du mobilier de l’église; ce qui nous reste des chancels, de l’ambon appartient au style du vie siècle.

Les archives de Sainte-Agathe nous permettent de citer des dates fort anciennes de son histoire. Une charte de 960 nous montre déjà un sei-

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