Ciampini, VeU mon. cap., XX, pl. XLVI, p. i
SAINTE AGATHE
teau pourpre ou rouge loncé avec un monogramme, le nimbe timbré d’une croix gemmée; l’escabeau, composé de deux marches gemmées; le sol semé de lis et de roses ; aux côtés, deux anges, les ailes ouvertes, avec des verges d’or, un nimbe, des vêtements blancs; les personnages sur fond d’or. Quelques parties manquaient déjà à la mosaïque.
Nous avons figuré sur notre plan restauré le portique qui précédait l’église et qu’on appelait Yardica; il tenait la place des constructions qui encombrent aujourd’hui les abords de l’église. On voit encore un toit bas appuyé au mur de la façade, qui paraît ancien : ce toit règne à peu près avec ceux des nefs latérales, ce qui indique sans doute la place de l’antique portique1. Le campanile circulaire plongeait dans ce portique; il est incontestablement moderne, du xvie siècle, je pense, dans sa partie supérieure, mais il paraît plus ancien dans le soubassement. Si l’on observe la différence des briques, on remarquera que celles du bas sont mises en œuvre avec plus de soin, qu’elles sont jointoyées plus serrées, et qu’elles nous rappellent les antiques constructions de la ville. Cette maçonnerie soignée s’arrête précisément à la hauteur du toit que nous signalions tout à l’heure. Notons qu'un petit fragment de marbre compris dans ce soubassement est un signe d’ancienne manière de bâtir (pl. XII)2.
S. Apollinario-in-Urbe. — Nous avons déjà parlé des mosaïques de Saint-Apollinaire qui, dans la longue procession de saintes qu’elles représentent, prêtent à l’iconographie la plus ancienne image de sainte Agathe; nous les signalons de nouveau ici avec l’importance capitale qu’elles ont dans cette étude (pl. XIII).