Repetti, IV, p
PIEMONT
LOMBARDIE
DUCHES
Les régions subalpines de l’Italie ne négligèrent pas le culte de sainte Agathe. Dans les chartes de fondation du monastère de Saint-Juste, à Suse, faites par Alric, évêque d’Asti (1029), il est question d’un pays nommé S. Agata1. Nous avons encore maintenant en Piémont, près de Novare, un bourg de 700 habitants qu’on appelle S. Agatasopra-Cannobio, et un autre, un peu plus important, près de Tortone"2.
Une localité voisine de Vercelli est rappelée dans ce texte de 1 140 : «Ecclesiam S. Agathæ cura terris in planitie S. Agathæ acquisitis3 4. »
Gènes — A Gênes, dans un faubourg au delà du Bisagno, au bout du pont qui traverse le torrent en cet endroit, une église S. Agata s’élève au milieu d’un groupe de maisons; elle est figurée sur un plan du xvne siècle et sur une gravure de Rossi de 1 65 1 ; elle a un campanile et une porte d’entrée en arcade, précédée d’un perron (pl.XV).
Tout ce quartier s’appelait S. Agata; les écrivains du xvne siècle le désignent ainsi, et, de plus, il semble spécialement consacré à sainte Agathe; dans les églises, même non placées sous son vocable, elle y était vénérée; ainsi Capellino fit, pour l’église voisine de S. Martino, un tableau de la mort de sainte Agathe qui est devenu fort célèbre *.
Le conservatorio (asile de pauvres) de S. Agata est mentionné en 1191, à propos d’un différend survenu entre le chapitre de S. Lorenzo et l’église S. Marco. En 1271, les religieuses de S. Agata avaient pour abbesse Adalasia Spinola.