Encyclopédie d'arch., ire année, pl. 81, 101, etc
2e année, pl. 12.3.
de vermeil sur laquelle était fixée une agate avec l’image de sainte Cécile; elle fut fondue en 1792, ainsi que les autres reliquaires1.
Une grande figure de sainte Cécile, de 2 pieds, en ébène, jouant du luth, avec un petit ange tenant un livre de musique, avait été donnée par M. du Lude. On trouva dans le dos de cette statue un petit sac avec diverses reliques et des authentiques ou on lisait : « Brachium S. Ceciliæ et scrinium parvunt in quo sunt reliquiæ sanctorum quorum nomina nescimus. Hoc totum est in imagine S. Ceciliæ albiensis. »
Sainte-Cécile d'Avès. — Comme les pousses vigoureuses des grands arbres dont les racines témoignent la fécondité par des rejetons nombreux, une suite d’églises s’élevèrent au moyen âge autour d’Albi et firent, dès l’époque carlovingienne, fleurir dans le pays le culte de sainte Cécile. Un de ces sanctuaires, qui se recommande d’abord à nous par l’antiquité de ses souvenirs, est celui d’Avès, canton de Gaillac. Nous ne devons pas le confondre avec Avens, dédié à saintVincent et voisin d’un ancien château royal où Charles le Chauve date une charte en 8q3 2 ; Sainte-Cécile d’Avès, située au pied de coteaux, est citée dans un acte de 920 et dite dans le district de Montans (ministerio Montaniense), localité de l’autre côté de la rivière à 6 kilomètres, ou peut-être mieux dans le district de Montaigut (Monte acuto), château fort du xue ou xmc siècle sur la même ligne de collines à une lieue de là3.
Le document de 920 est le testament du prêtre Bénébert qui mentionne ainsi la chapelle : « Après ma mort, dit-il, la chapelle susnommée, qui est fondée en l’honneur de sainte Cécile, sera léguée à l’église de Sainte-Cécile élevée dans les murs de la ville d’Albi, là où Godalric est recteur, et à ses chanoines, legs qui doit être appliqué à l’entretien des frères et à l’aumône pour les pauvres. »
M. d’Auriac 4 voulut, à son passage à Gaillac, voir cette vénérable chapelle qui nous révèle