‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 170 sur 343 · Lettre de M. de Stuers, de la Haye, 19 février · texte numérisé non relu

Lettre de M. de Stuers, de la Haye, 19 février

Batavia sacra, II, p. 2 5o.

Bois-le-Duc. — Enscliot-lès-Tilbour g . — Fondation immémoriale. — (1186) L’église de Sainte- Cécile appartient à l’abbaye de Tongerloo. — ( 1 3 1 9) Elle devient succursale de Tilbourg. — ( 1 63^) Les curés d’Enschot la desservent. — (1648) L’église enlevée aux catholiques. — ( 1 839) Démolie pour prévenir sa ruine. — (1884) Le clocher respecté et restauré.

Il existait à une époque lointaine une église cécilienne à Enschot (Brabant septentrional), mais on ignore la date de l’érection. Déjà, en 1 186, elle appartenait à l’abbaye de Tongerloo; le lieu est cité alors sous le nom d’Endeschit.

Au xive siècle les moyens de subsistance du curé étaient fort précaires, ce qui obligea, en 1 3 19, de la placer comme succursale sous la direction du curé de Tilbourg (paroisse de Goirke), à une distance d’environ une lieue.

En i63o, après la prise de Bois-le-Duc, l’église fut enlevée aux catholiques1.

En 1 63 2, les curés d’Enschot reprirent la charge de cette petite paroisse, qui ne compte que 25o communiants; mais, à partir de 1648, c’est-àdire de la paix de Münster (traité de Westphalie), il fut défendu aux catholiques de s’y réunir et d’en faire usage. Les catholiques durent alors se contenter d’un petit bâtiment qui n’avait guère la forme d’un sanctuaire. L’antique église abandonnée et sans entretien menaçait ruine et fut démolie en 1839. La tour seule est restée et même elle a été restaurée en 1884 avec respect pour ses formes primitives; elle appartient à la fabrique. A peu de distance on a construit une petite église fort modeste, sans style, mais qui est dépositaire des vieilles traditions du pays et qui les rappelle par son nom de Sainte-Cécile.

Nous avons gravé la tour qui précédait l’église et qui appartient au style ogival. Elle est toute en brique, appuyée sur de robustes contreforts qui prêtent à l’édifice une silhouette pittoresque; elle est dans le haut, sur les deux faces, percée d’une arcade ogivale et jumelée. Elle possède une horloge, sous le toit une frise d’arconcelles, un toit pyramidal que terminent au sommet la croix et le coq. On accède à l’étage des cloches par un escalier pratiqué dans le contrefort de droite et éclairé par des barbacanes2 (pl. LXI).

Page 1