‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 172 sur 343 · Lettre de M. de Stuers · texte numérisé non relu

Lettre de M. de Stuers

Recteur de Sainte-Cécile. — (i38o) Le monastère de Sainte-Cécile brûlé; les religieuses dispersées se réfugient à Sedan. — Restes des édifices. — (i44°) Calice donné par les comtes de Rochefort. — ( 1 570) L’église exige une restauration urgente. — Commissaires envoyés par l’archevêque de Trêves. — ( 1 38y) Contrat entre les comtes de Rochefort et le curé. — (1688) Ciboire. — (1714) Ostensoir. — (1741) Reconstruction de parties importantes de l’église. — Antipendium, frère Abraham. — Nouveau mobilier. — L’église incendiée par les révolutionnaires dans la nuit de Noël 1797. — Fontaine et chapelle Sainte-Cécile. — Sainte-Cécile de Conques.

Le Luxembourg semble avoir été une des étapes du culte de sainte Cécile dans sa marche ascendante vers le nord de l’Europe. Un antique village, qui remonte peut-être à l’époque carlovingienne, porte encore son nom, près de Virton, dans les Ardennes. Placé au bord de la voie romaine qui se dirigeait de Reims, par Yvois (Carignan), sur Bouillon, il dut recevoir de bonne heure les missionnaires et la foi chrétienne avec la vénération pour sainte Cécile h II est certain, du moins, qu’il existait au commencement du xiie siècle. Sous l’archevêque Heillin de Trêves ( i 1 53-i 167), l’église Sainte-Cécile était paroissiale et avait son curé (proprius pastor, sacerdos dictas villas). Elle percevait la dîme, c’est-à-dire six nummi sur le cens de Conques, dépendance de l’abbaye d’Orval "3.

En 1 25 5, des conventions sont passées relativement au moulin de Sainte-Cécile entre Isabelle, dame de Florenville, et le prieur de Chiny, collecteur de Sainte-Cécile3.

En 1263 est mentionné le « Rector ecclesiæ S. Cæciliæ » au sujet de conventions pour la dîme de Conques.

Des religieuses s’étaient réunies sous le nom béni de Cécile et formaient un monastère qu’elles lui avaient consacré; vers i38o, Rodemacheren, seigneur de Chassepierre, s’étant attiré les représailles de l’évêque de Liège, Arnould de Hornes, elles virent brûler leur demeure, et, obligées de se disperser, elles se réfugièrent à Sedan4. On a

1. C’est à M. le curé de Sainte-Cécile que nous devons la communication des renseignements historiques qui suivent.

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