M. l’abbé Jahr me dit qu’il n’y est plus
Pertz, XXIII, P. 83.
Revue de l’art chrétien, 1889, p. 46.
Halberstadt, 974. — Hilwardus dans le monastère de Saint-Etienne : In septentrione dedicavit altare in honore B. Cecilie, Agate, Agnetis, Lucie, etc. In quo continentur reliquie SS. Cecilie, Anastasie, Magne et Marite (Pertz, XXIII, p. 86).
Ad ianuam monasterialis claustri versus austrum Erpo Fardunensis episcopus consecravit altare in honore S. Clementis pape et S. Cecilie in quo posuit reliquias démentis (Id., p. 87).
L’annaliste saxon fait sans doute mention d’un autel consacré, en 992, à saint Clément et à sainte Cécile, mais il ne parle pas des reliques de la dernière; l’autel fut donc principalement en l’honneur de saint Clément. Cet autel a disparu dans les reconstructions de la cathédrale. Je suis en possession du catalogue complet des autels des xve et xvi“ siècles, parmi lesquels ne figure pas le nom de saint Clément. (Lettre du Dr Schmidt.)
SAINTE CECILE
déposa, comme offrande royale, son sceptre d’or sur l’autel1 2. Sainte Cécile ne fut pas oubliée; déjà en 974, avant la fin des travaux, Hildeward avait dédié un autel aux vierges liturgiques, Cécile, Agathe, Agnès, Lucie et y avait déposé des reliques de sainte Cécile, Anastasie, Magna et Marita. A l’époque de la consécration, on voulut rendre un nouvel hommage à Cécile et l’on dédia au midi du cloître un nouvel autel « in honore S. Clementis, pape, et S. Cecilie in quo posuit reliquias Clementis ». Un autre texte ajoute que dans ce nouvel autel il y avait aussi des reliques de saint Georges, de saint Marc et de saint Marcellin.
La cathédrale Saint-Etienne subit bientôt des désastres terribles 3 * : en 1 060, elle fut détruite avec la plus grande partie de la ville par un incendie. L’évêque Burkhard II la releva en 1071, en présence d’Henri IV, qui se montra plus tard hostile à la ville et qui la dévasta par le feu. L’église eut beaucoup à souffrir et fut restaurée en 1137; mais en 1 179 Halberstadt et sa vieille cathédrale furent réduites en cendres par Henri le Lion. L’évêque Théodoric commença alors la construction du Dôme actuel qui, continué avec zèle par ses successeurs, agrandi par l’évêque Conrad, fut achevé en 1220. Dans le cours du siècle, le Dôme subit plusieurs dommages, entre autres un incendie; on lit dans un mandement de l’évêque de Metz, en 1258, qu’il demandait du secours pour sa restauration. Ces catastrophes durent anéantir les monuments que nous venons de rappeler. 11 est certain qu’aujourd’hui ils ont disparu. M. l’abbé Jahr, gardien du trésor du Dôme, m’a assuré qu’il n’en avait plus la moindre parcelle, et M. Schmidt, dans ses savantes recherches sur les archives d’Halberstadt, n’a pas même retrouvé la mention de l’autel des Saints-Clémentet-Cécile.
On doit dire que, si ces monuments ont péri de bonne heure, le souvenir de notre chère sainte est resté vivant dans le cœur des habitants; nous en voyons une preuve dans le soin que prennent les évêques à préparer les fêtes du 22 novembre3, pendant le xive siècle.