‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 250 sur 343 · Bartolini, p · texte numérisé non relu

Bartolini, p

On y montait peut-être par l’escalier circulaire.

ROME

VIA NQMENTANA.

Ce genre de construction n’est pas étranger aux premiers édifices chrétiens. Hubsch l’a reconnu à Saint-Paul-hors-Ies-Murs et dans des murs de brique de Ravenne.

On verra sur notre dessin que nous avons supposé les murs du monastère couronnés de créneaux. Lorsque nous voyons le moyen âge hérisser la campagne romaine de moyens de défense, créneler les moindres ruines et transformer en forteresses les basiliques de Saint-Laurent, de Saint-Paul, de Saint-Pierre, lorsque nous nous rappelons les dommages que Sainte- Agnès eut à souffrir, on doit supposer que ces précautions n’avaient pas été oubliées. En effet, sur une gravure d’Israël Sylvestre et sur une des petites vues de Franzetti faite il y a un siècle, on voit encore le crénelage sur un mur regardant Sainte-Constance.

Nous avons supprimé l’éperon d’effet si disgracieux qu’on accola au campanile chancelant poulie raffermir sur sa base en 1696 h

Nous devons ajouter quelques observations pour justifier notre vue intérieure restaurée (pl. IV).

Dans le haut nous avons remis à jour les peintures qui existent encore sous le plafond moderne, nous avons rouvert les croisées dont on aperçoit les traces au dehors de l’abside et nous y avons réintégré les transennes qu’a découverts M. Busiri. Le ciborium a été refait dans le style d’Honorius. Nous avons conservé une statue de sainte Agnès, la statue moderne ayant dù remplacer aux abords de l’autel celle qui est intervenue dans la légende du ixe siècle. Nous avons rétabli sur le chancel du béma les six beaux candélabres antiques que Constantin avait placés dans la basilique qui n’en possède plus qu’un aujourd'hui. Martinelli dit les avoir vus encore tous les six2; du temps de Ciampini il n’y en avait plus que cinq, dont deux à Sainte-Constance et trois à la

1. Le cardinal Bartolini rapporte un mémoire de la restauration exécutée en 1600 par le cardinal Alexandre Octavien Médicis, où on lit que le campanile eut déjà besoin d’être chaîné et repris de différentes façons; en 1696 ces expédients furent trouvés insuffisants et l’on fit le nouvel éperon qui produit un si mauvais effet (Bartolini, p. 1 10 et 127).

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