‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 263 sur 343 · Je lis même la date de 1 1 53 dans les Antiquités de · texte numérisé non relu

Je lis même la date de 1 1 53 dans les Antiquités de

Muratori, V, p. 432.

petites orphelines sous le patronage du duc Hercule II; elle fut en 1765 reconstruite par le cardinal Crescenzi. Le gouvernement italien en fit une école d’hydraulique. Rendue au culte en 1824, elle sert aujourd’hui de chapelle à l’université l.

La paroisse de Sainte-Agnès, maintenant supprimée 2, dépendait de l’abbaye de Pomposa. D’après un document de 115g, Guarini prétend qu’elle fut collégiale (sub canonica sanctæ Agnetis). Un acte de 1284 nous apprend qu’elle avait un prieur et des religieux : « Dominus Dopnus Jacobus Cestonus prior et custos ecclesiæ S. Agnetis de Ferraria et monachus monasterii S. Mariæ in Pomposa sub cuius monasterii pomposiani iuridictionis est ipsa ecclesia S. Agnetis. » On dit que cette église eut l’honneur d’avoir pour prieur l’illustre Muratori. Elle avait été relevée et ornée par son prieur Lodovico Ant. Mura. On y voyait le tombeau de l’abbé Conrad de Pompose, mort en 1252.

Bologne. — En montant la via des Mussolini, à l’angle de la via Capra Mozza se trouvait l’oratoire supprimé de Sainte-Agnès3. Un plan de 1 63 6 nous montre assez clairement son état au moyen âge. Ce sanctuaire appartient à un couvent de religieuses agnésiennes. Il s’élevait tout près des fortifications. Au centre, au-dessus du cloître à portiques, le monastère était dominé par un élégant campanile, avec arcades jumelées à l’étage des cloches, arconcelles, toit conique et imbriqué; près de là le jardin et, derrière, un mur crénelé. Sur le toit du cloître on lit : Suor de S. Agnese (pl. IX).

Un plan de 1745 nous montre dans la ville de Bologne deux églises agnésiennes.

Le monastère de Sainte-Agnès fut, dit-on, fondé par saint Dominique lui-même; il fut complété par Jourdain de Saxe (1222-1237), second général de l’ordre. Celui-ci le confia à Cecilia,

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