Grande illustra^ione del Lombardo Veneto, IV, p
Bibliothèque nationale. Latin, 8878, f° 181 v°.
FRANCE
Biblioth. nation.
Latin, 2117, f° 4.
armi les plus vieux monuments liturgiques, le Sacramentarium vêtus Gallicarum et le Mis sale Francorum qui donnent peu de messes de saints, prouvent l’antiquité du culte desainte Agnès en Gaule, réservant ce privilège pour cette vierge au 2 1 janvier. Muratori reporte le Missale à la fin du vne siècle1 ; on y retrouve de singulières réminiscences avec une homélie de saint Maxime (-}- 423).
Sous Charlemagne, on adopta la liturgie romaine et les deux fêtes agnésiennes. On y trouve une séquence qui rapportait textuellement les actes; voici quelques-uns des derniers vers :
Vas electum, vas honoris, Incorrupti flos odoris, Angelorum grata choris, Honestatis et pudoris Formam præbes sæculo.
Palma fructus triumphali Nos indignos speciali Fac sanctorum generali Subscribi titulo.
Amen.
recevoir Agnès, Tèçlee t Marie1. Nous n’avons pas besoin de faire remarquer le haut degré d’honneur que ce récit supposait alors à Agnès qui figure ici, comme sur nos verres dorés, en compagnie de la Mère de Dieu.
Saint Fortunat répète le même fait dans ses poésies (-{• 609) :
Indicat hic Agnam, Teclam, Mariamque locutam Sanctarum exponens vultus, habitumque beatus,
Quæ faciès, oculi, gêna, pes, manus, area, figura, Lumina tam puro vidit sæpe ora sororum.
Quis color atque decus, quæ forma et gratia quanta, Et sermone pari placidam dixisse salutem,
Hic petit ad fratres, illæ petiere sorores :
Sed redit iste gradu, illæ non rediere volatu3.
La miniature que nous avons gravée (pl. XIII) (Bibl. nat., latin, 1023, f° 3oi) semble se rapporter à ce sujet.
Hâtons-nous d’explorer dans nos différents diocèses, cherchant les marques qu’y a laissées le culte de notre vierge.
Albi (Tarn). — La dévotion des diocésains d’Albi n’a pas été exclusivement appliquée à honorer sainte Cécile; elle s’est étendue à l’autre vierge romaine, sainte Agnès, qui a trois églises élevées en son honneur, dans les environs seulement de Salvagnac3.
On peut signaler, comme souvenir de vénération antique, une apparition de sainte Agnès. Sulpice Sévère, qui florissait vers la fin du ive siècle, raconte qu’étant un jour devant la porte de la cellule de saint Martin, il entendit le bruit de voix mystérieuses, et qu’en sortant il interrogea le saint sur l’entretien qu’il avait eu; saint Martin lui recommanda de ne répéter ce secret à personne, mais lui dit qu’il avait eu le privilège de