AGNÈS
Les monastères d’Enkhuizen ( 1 5 1 5 ), de l’île de Texel, ne dataient que du xvie siècle1.
Arnhem. — Un plan du xvie siècle nous rappelle le sanctuaire de Sainte-Agnès et les vastes bâtiments de son couvent (S. Agnieten und her gasthuys). Le long de l’église on remarque une longue galerie couverte réunissant deux corps de logis importants; c’était sans doute un corridor de dégagement. A l’extrémité de l’église un prolongement du toit paraît indiquer la situation d’un chœur pour les religieuses3.
Thiel. — Nous avons à Thiel une chapelle de Sainte-Agnès, qui doit être contemporaine de Sainte-Cécile et lui ressemble singulièrement3. Elle a la forme ordinaire, une nef, terminée d’un côté par une abside polygone, de l’autre par un pignon, éclairée par cinq fenêtres latérales et surmontée d’une flèche (pl. XVI). On verra sur la gravure que nous en donnons, d’après un plan du xvii0 siècle, que ce sanctuaire était accompagné de jardins, ornés de dessins à la mode du temps et environnés de bâtiments où se trouvaient sans doute les habitations religieuses. Au fond est la rue Sainte-Agnès (Agnetes Street) -ou l’on remarque un puits avec une grande potence pour y puiser l’eau. Sur cette rue une grande arcade formait une entrée monumentale dans le couvent 4.
Zwoll. — Le vénérable Thomas A-Kempis fut un grand dévot de sainte Agnès; il vivait dans le monastère de chanoines réguliers de Windesheim, dans les Flandres, appelé Sainte-Agnès du Mont, parce qu'il était situé sur une montagne qui dominait la ville. Thomas écrivit une histoire de ce monastère et, comme il était sous la protection de sainte Agnès, il composa deux sermons en son honneur, la proposant aux novices comme un modèle des vierges. L’un des discours est intitulé : De tribus speciosis vestibus beatæ Agnetis; le second : De aurea corona in capite sanctissimœ Agnetis , V. et M. Il rapporte aussi six évé-