AUTRICHE
Salzbourg. — L’itinéraire du va' siècle qu’on découvrit à Salzbourg, en 17771, doit être rappelé parmi les témoignages les plus vénérables de la dévotion allemande pour sainte Agnès. Nous en répéterons ces passages : « Deinde via Numentana ad ecclesiam Sanctæ Agnæ, quæ formosa est, in qua sola pausat... Juxta eamdem viam (Nunientanam) basilica Sanctæ Agnes miræ pulchritudinis, ubi ipsa corpore jacet... »
Prague. — Un couvent est dédié à sainte Agnès dès 1234; le portail de l’église est encore roman. C’est une chapelle à une nef, éclairée par des lancettes ogivales, terminée par un chevet à pans. L’édifice dans un grand état de ruine a reçu des restaurations déplorables2 (pl. XX).
Vienne. — La capitale de l’Autriche ne pouvait être privée d’une église de Sainte-Agnès, qu’elle possède, en effet, depuis 1267. L’église et le couvent contigu furent livrés aux chanoinesses augustines de Sainte-Claire. Cet édifice malheureusement moderné a changé d’aspect. Cependant une ancienne gravure, d’après laquelle nous en offrons (pl. XVII) un croquis, laisse entrevoir quelques éléments anciens, tels que la silhouette générale qui accuse les trois nefs, et, sur la façade, les contreforts intermédiaires à deux ressauts qui ont le caractère du xm“ siècle. En face de l’église, dans la rue, le couvent avait une maison qui lui appartenait3.