‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 54 sur 343 · ROME. — S. CECILIA-IN-DOMO · texte numérisé non relu

ROME. — S. CECILIA-IN-DOMO

On assurait que, sur cet emplacement, s’élevait la demeure où Cécile vit le jour et passa ses premières années; Bondini prétend que le sanctuaire remontait au vne siècle; un second édifice était de nouveau consacré à sainte Cécile, en 1 1 3 1 , sous son unique vocable; on avait retrouvé en i5oq., sous le maître-autel, la pierre qui rappelait ce souvenir et cette date ; M3'' Barbier de Montault croit avec beaucoup de raison que la restauration de Sfondrate au xvie siècle et celle de Benoît XI II un siècle après ne modifièrent pas le plan et laissèrent subsister les vieux murs. Le joli campanile qui flanque la façade porte encore le caractère roman à travers des enduits modernes.

M. Armellini 1 croit reconnaître cette église sous la désignation de S. Cecilia de Puzerato qu’il a trouvée dans un manuscrit du Vatican à la date de i3y2 : « Domina Illuminata Vannutii de regione Campi Martii a parochia sancte Cecilie de Puzerato tenet eam. »

Cencio Camerario l’appelle S. Cœcilia Campi Martii.

Il existe dans la sacristie une inscription qui mentionne une vieille image et qui nous a conservé l’histoire de ces transformations :

VETUSTISSIMAM JMAGINEM AC LAPIDEM HUNC CONSECRATIONIS ANTIQUÆ HUIUS ECCLESIÆ S. CÆCILIÆ VIRG. ET M.

ANNO MCXXXI PERACTÆ TESTEM SUB EIUSDEM ARA MAXIMA ANNO MDIV REPERTUM BENEDICTUS XIII. P. M. ORD. PRÆD1CAT.

ANNO MDCCXXIX HUC TRANSFERRI MANDAVIT

L’image n’est pas aussi ancienne que le ferait croire l’auteur de l’inscription; elle date du xve siècle. Mgl' Barbier de Montault croit qu’elle formait le retable de l’autel, Nibby l’attribue à Placido Costanzi. Elle constitue une des plus belles pages de l’iconographie de sainte Cécile et D. Guéranger a été bien inspiré de la prendre pour frontispice de son livre. Elle représente, au centre, sainte Cécile, saint Valérien, couronnés par l’ange et assistés de saint Tiburce avec la palme et de saint Urbain en vêtements pontificaux.

M®1- Barbier de Montault a reconnu au milieu des ornements que le xviu0 siècle y a gravés, un ancien cippe, sans doute recouvert d’une table sacrée au moyen âge et sur lequel on avait inscrit à la fin du xni0 siècle ces mots qui confirment la tradition :

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