Photographie d’ALiNARi, n° q5io
archéol. chrét. 1.
par l’architecte Arriguzzi *, une chapelle en l’honneur de cette sainte, et elle eut l’honneur d’y placer sur l’autel le tableau de Raphaël que nous admirons au' musée.
Vallombrosa. — A cinq milles N. de Bologne, on signale un monastère sous le titre de S. Cecilia de Corvaria 2.
Ravenne. — L’Italie a le privilège de nous offrir les plus anciennes images de sainte Cécile, et, si l’on excepte celles douteuses du cimetière de Callixte dans la partie supérieure des fresques, c’est à Ravenne, sur les célèbres mosaïques de Saint-Apollinaire-le-Neuf, datant du vx° siècle, que nous trouvons la première. Dans la procession des saintes qui vont adorer le Sauveur à la suite des Mages, elle occupe le sixième rang; mêlée à la troupe des vierges les plus rapprochées du trône, elle vient après Euphémie, Pélagie, Agathe, Agnès, Eulalie. Elle porte le plus riche costume, une tunique blanche qui laisse descendre sur les pieds des plis abondants, une cyclade brodée, draperie fine et longue dont les femmes distinguées se drapaient comme d’un pallium 3, une dalmatique d’or, gemmée, garnie au col et aux bords inférieurs de perles et de pierreries, resserrée par une ceinture et une fibule de prix. Elle a le visage encadré de cheveux touffus, ondulés et qui se séparent au milieu sous un riche diadème. Cette chevelure est si abondante qu’elle permet encore de former une coque mélangée de perles au-dessus du diadème. C’est à cette partie de la coiffure qu’est attachée une longue écharpe blanche, frangée, qui pend derrière le cou, enveloppe l’épaule gauche et lui voile les mains sous la couronne qu’elle va présenter au mystique Epoux. Il ne faut pas confondre ce costume avec celui de cour, dont la mosaïque de Saint-Vital nous donne l’image à la même époque; ici nous voyons, avec un luxe particulier, rappelé le costume des