‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 83 sur 343 · Id., Martyrologium novocomense, 1675, p · texte numérisé non relu

Id., Martyrologium novocomense, 1675, p

ET DUCHES

Brescia. — Oratoire fondé au xe siècle. — (954) Livré avec le presbytère voisin et des terres, par Bernard au prêtre Audevertus. — (1 1 58) Confondu avec Saint- Clément. — ( i q3 3) Cédé aux Célestins. — ( 1 5 1 7) Aux frères de S. Fiorano, etc. Une chapelle et un tableau y rappellent encore l’antique culte de Cécile.

Nous pouvons, à Brescia, remonter à l’aide des monuments jusqu’à l’époque carlovingienne pour le culte de sainte Cécile. Une des chartes2 les plus curieuses de ses archives nous rappelle la donation de terres à l’oratoire de Sainte-Cécile et nous instruit de plusieurs dispositions des lieux. Le mot oratorium , d’après les commentateurs, désigne le sanctuaire attaché à un monastère qui n’était pas tout à fait livré aux fidèles; il spécifie en tout cas un lieu de prière plutôt domestique que public. Il n’y avait pas longtemps qu’il était consacré à la vierge Cécile, lorsque le donateur Bernardus y installa un prêtre de l’église de Brescia, nommé Audevertus, qui demeurait dans un endroit dit Calcaria. A côté s’élevait le couvent, avec une grande salle à cheminée, un portique, peut-être le cloître, et toutes les dépendances nécessaires (cum laubiola et caminata solerata). Je traduirai laubiola par portique d’après ce texte que rapporte du Cange et qui a beaucoup d’analogie : « casam cum laubia et cellario et caminatam et quoquinam. » Il y avait aussi une cour areale et un jardin à l’est de l’église, c’est-à-dire qui embrassait probablement l’abside. L’église n’était pas au bord de la voie publique, elle en était séparée par un certain espace. Tel était l’édifice au

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