‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 87 sur 343 · Id. V, p. ioi · texte numérisé non relu

Id. V, p. ioi

SAINTE CECILE

Ces églises sont encore spécifiées dans un privilège de Barthélemy, évêque de Vérone, au xme siècle1, et plus tard au xive siècle2. Elles sont notamment rappelées en i3o3 dans une réunion ecclésiastique tenue à S. Giorgio-in-Domo, où elles se trouvaient représentées par leurs recteurs3.

Ce fut à Sainte-Cécile qu’on réunit, en i 3 1 8, l’Université de l’art des orfèvres pour accepter la charge de commissaires (commessaria) de l’hôpital érigé par le Véronais F. Gaiferio.

En 1423, l’abbé de S. Maria-in-Organo étant mort, Giovanni, recteur de Sainte-Cécile, en fut nommé économe4.

Je ne me souviens pas de cette église dans mes visites à Vérone, mais un plan de 1739 l’indique comme située entre la via Eufemia et le Corso, à peu de distance de S. Anastasia. Comprise, à droite, dans des bâtiments, elle était, à gauche, longée par une ruelle. Biancolini nous en a laissé la description en 1749. Au-dessus du maître autel s’élevait un tableau de Marco dal Moro qui représentait sainte Cécile. Bassetti avait peint les deux tableaux de côté, où l’on voyait le martyre de cette vierge et de ses compagnons. Les petits autels, vis-à-vis l’un de l’autre, étaient aussi pourvus de tableaux; celui voisin de la petite porte avait un saint François de Santo Creara (pi. XXVII).

Il est hors de doute que cette église avait des reliques de sa patronne; mais elle n’avait pas seule ce privilège, que les monuments nous montrent aussi à Saint-Georges dans une époque reculée. L’autel de cette église en possédait primitivement. Je ne sais dans quelle circonstance elle fut violée au xn° siècle et dut être réconciliée par Peregrino, patriarche d’Aquilée. Ughelli rapporte l’inscription qu’on y lisait sur un vieux marbre et qui conserve ce souvenir5 :

4- ANNO AB 1NCARNATIONE I 1 40 PRIMO DIE MENSIS DECEMBRIS INDICTIONE III, PEREGRINUS AQUILEJENS1S

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