‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monumentsChapitre 167 sur 203 · I . Madoz · texte numérisé non relu

I . Madoz

ORIENT

j hypre’. — La grande île Sy- D rienne qui a, dit-on, possédé son berceau, et où on vénère son tombeau possède un in- ) térêt insigne dans notre mo- I nographie de saint Barnabé.

Les Actes nous apprennent sa mission en compagnie de

saint Paul, mais lorsqu’ils nous manquent nous n’avons plus que le moine Alexandre pour guide.

11 raconte les périgrinations du saint, son arrivée à Salamine où les Juifs s’en emparèrent et le lapidèrent. Jean Marc recueillit son corps, l’ensevelit avec l’évangéliaire de saint Matthieu et cacha si soigneusement le lieu de la sépulture dans une grotte qu’elle fut oubliée.

De cette tombe cachée, sortait néanmoins des effluves bienfaisants, qui guérissaient les malades et qui avait fait surnommer le lieu « la santé ». En 485, à l’occasionde contestations qui s’élevèrent pour la juridiction de Chypre saint Barnabé apparut à l’évêque Anthemius, lui révéla le secret de sa tombe et lui dit de revendiquer en son honneur les droits de Chypre, Anthemius alla trouver l’empereur Zénon, obtint justice et de riches offrandes qui lui permirent d’élever une belle basiliqueau-dessusdu sainttombeau. Lemoine Alexandre nous donne une description intéressante, il nous montre ce temple immense très orné, entouré de portiques, de cellules, pourvu d’un atrium avec une phiale. Des ornements, des pierreries, des colonnes de marbre entouraient le tombeau de l’apôtre placé à la droite de l’autel, description qui semble nous désigner un monument antique, antérieur aux ruines qui subsistent et que Agnès Smith visita en 1887.

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