WINCHESTER
un moine Regulus faisant naufrage dans la haie et ne sauvant que la relique de saint André, puis, accueilli avec empressement par les indigènes. Au IX® siècle, le roi Hungus, miraculeusement vainqueur par une grâce de saint André, répare et enrichit son église.
L’évêque Arnald (i i S9-1 162 i fonda une nouvelle église qui ne fut achevée que cent soixante-six ans plus tard et consacrée en ni8. Pendant la réforme, Knox, comme un maniaque furieux, se jeta sur l’édifice et le réduisit à l’état de ruines que nous voyons aujourd’hui. Ces ruines ne sont pas telles qu’on ne puisse la relever. M. Lyon, ministre de la chapelle épiscopale de Saint-André, a tenté assez heureusement cette restauration que nous lui empruntons. On a eu aussi l’excellente idée de restituer le plan par des coupures dans le gazon qui marquent bien sa grandeur
La gloire de saint André rayonne encore sur les sceaux et sur les monnaies où il est représenté crucifié, dans un ordre de chevalerie, et malgré tant de préjugés il vit si bien dans le cœur des habitants qu’en 1823 nous le voyons représenté en croix sur la médaille de l’Académie avec cette légende : Dum spiro spcro. (PL XLIII. )
S. -David L — La cathédrale, dédiée à saint David et à saint André, remonte à une haute antiquité. Elle fut brûlée par les Saxons de l’ouest en 712. Ruinée par les Danois, elle fut reconstruite en 1176, reconstruction qui semble s’appliquer à l’église actuelle.
Les vocables de saint André ne sont pas oubliés parmi les titres des églises du pays de Galle.
Wells et Bath ® (PL XXXIX). — L’histoire ne commence pour la cathédrale qu’au vi® siècle, époque où le roi Ina fit construire près du saint puits, appelé puits de Saint-André, une chapelle du même nom, reconstruite en pierre (1136), en