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150 II. LES POÉSIES d'aRCHILOQUE

sieurs métriciens anciens ont attribué en propre à Archiloque, et qui garde encore son nom '. Mais on peut croire, d'après les fragments, que ces deux xwXa faisaient partie d'un ensemble plus étendu, d'une strophe de trois membres, telle que nous la trouvons constituée dans le fragment 103 :

toïo; yàp çiào't^to; Ipwç !jt.<j zapôtr(v èÀuaOetç

-oXÀf,v xat' àyÀjv ôuii-aTay ê'/suev, y.).i<ja; iv. <jt7]8scdv àraXàç apivaç.

Le troisième membre est untrimètre iambique catalectique, appelé lui-môme hendecasyllabum Archiloçhium. Les fragments 100, 114 et 115 ne nous présentent, il est vrai, que le premier groupe de ces éléments; mais l'imitation d'Horace, jointe à l'exemple ci-dessus donné, ne laisse aucun doute sur l'étendue ordinaire de la strophe.

La variété de ces mètres permet d'entrevoir la richesse de l'invention rythmique chez Archiloque. Nous fâcherons ailleurs de déterminer dans quelle mesure ces formes métriques répondaient à l'inspiration du poète, aux élans de sa passion satirique ou à l'expression de ses idées morales. Nous avons voulu signaler d'abord les innovations, en quelque sorte matérielles, dont il était l'auteur. Cette étude, nous l'avons faite jusqu'ici d'après les fragments épars de son œuvre; il nous reste à en contrôler le résultat par l'explication d'un passage capital, où Plutarque expose précisément les inventions d'Archiloque dans le domaine musical. Mais ceci nous amène au troisième point que nous voulions examiner, aux innovations introduites par notre

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