Plut., Erot
3. Hiller von Grirtringen. Die atteste Inschrift von Paros, dans les Jahreshefte des ôst. arcli. Institutes in Wien, t. V (1902), p. 9 et suiv.
4. Bulletin de la Société' nationale des antiquaires de France, 1903. p. 235 et suiv.
qui ont le plus imité la hardiesse obscène de son langage, les comiques d'Athènes.
L'autre question, qui n'intéresse pas moins la dignité personnelle du poète, serait de savoir s'il s'était plu à se mettre lui-même en scène dans des situations grossières, ou si ces brutalités ne faisaient pas plutôt partie du répertoire ordinaire de son impitoyable satire. Trois ou quatre fragments ont pu donner lieu sur ce point à une erreur. Dans un vers qui exprime l'emportement sensuel d'une passion virile1, le pronom jxoi, admis par tous les éditeurs, est du à une restitution gratuite de Gobet, et c'est de cette conjecture que résulte pour nous l'impression la plus déplaisante: appliquée à un ennemi, l'image, sans cesser d'être vive, ne nous inspire pas la même répulsion. La même remarque s'applique au fragment 138 2. De même, c'est par une simple conjecture d'Elmsley que le fragment 72, d'un naturalisme terrible, fait suite, dans le recueil de Bergk, à un souhait du poète3; cette description hardie se rattachait bien plutôt à un thème satirique que nous rencontrerons souvent dans la suite de cette étude, à une attaque contre une prostituée. Enfin la même raison nous semble s'opposer à l'interprétation que M. Reit-