‹ ArchiloqueChapitre 87 sur 258 · Comicorurn atticorum fragm., cd. Kock, Cratin.. fr · texte numérisé non relu

Comicorurn atticorum fragm., cd. Kock, Cratin.. fr

'/j.-zpr-i: SeaTaî, -y.\).y. lrt fjyvfeTe1. Les exemples tirés d'Aristophane mettent en lumière un fait plus précis encore : c'est que toutes les formes de la poésie d'Archiloque étaient représentées dans les parodies ou les allusions du poète comique : dans les Oiseaux2, l'hymne à Héraclès; dans les Acharniens3, l'épode fameuse du singe et du renard; dans les Grenouilles^, les trimètres iambiques ; dans Lysistrata5, les tétramètres troehaïques ; dans la Paix5, enfin, les élégies. Ce dernier texte nous apprend en outre que, si Aristophane connaissait Archiloque, le public n'éprouvait aucune surprise à entendre réciter sur le théâtre des vers de ce poète ; bien plus, la plaisanterie dirigée contre le lâche Cléonyme ne pouvait se comprendre que si, dans la vie réelle, les enfants athéniens déclamaient ainsi des morceaux tirés d'Archiloque. Est-ce que, bien des années auparavant, Périclès, tout plein de la lecture des anciens poètes, ne faisait pas à la sœur de Cimon, Elpinicé, l'application injurieuse d'un mot lancé contre Néoboulé 7?

Mais déjà, dans la seconde moitié du ve siècle, tandis que le commerce des livres se propage à Athènes et dans toute la Grèce, le texte des écrivains célèbres commence à devenir un objet d'étude. Prodicos de Céos, avons-nous vu8, cite Archiloque, quitte à lui faire dire

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