MAISON D ÉCOLE CONGRÉGANISTE POUR LES GARÇONS
A GENISSIEUX (dROMe)
(Planches XXXII et XXIII)
Le programme de toute maison d’école présente une difficulté particulière, celle de combiner heureusement ' la grande salle de classe avec le logement de l’instituteur ; pour que la salle soit facile, commode, elle doit être libre de point d’appui soutenant des murs supérieurs ; la distribution des logements placés au-dessus ne peut donc être faite, le plus souvent, qu’au moyen de cloisons légères, les cheminées sont forcément reportées sur les murs d’enceinte et les parties centrales demeurent obscures et sacrifiées. Aussi est-il intéressant de voir comment un architecte placé dans de telles conditions parvient à satisfaire les exigences du programme qui lui est imposé.
C’est à ce point de vue surtout que nous voulons présenter l’école de Génissieux, dans laquelle cette diffi-
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culléa été résolue sans grands efforts et avec beaucoup de bonheur. Abandonnant la donnée ordinaire presque constamment employée, qui place la classe au rez-de chaussée et le logement au premier étage, sacrifiant une symétrie dont, avec raison, il redoutait les résultats, l'architecte a simplement élevé le bâtiment de la classe en lui donnant la forme et les dimensions nécessaires et en l’aérant par de grandes et nombreuses ouvertures, sans autre préoccupation qne celle de faire une véritable classe ; puis, comme le percement de ces ouvertures destinées à une grande salle ne pouvait convenir à celui d’un logement divisé en petites pièces, il a établi l’habitation destinée aux instituteurs dans une aile adossée en retour au bâtiment de la classe. Le rez-dechaussée comprend les pièces principales : cuisine, réfectoire, celliers ; le premier étage, qui s’élève seulement sur le réfectoire, est divisé en trois cellules accompagnées d’un petit oratoire ; un portique abrite au rez-dechaussée l’entrée des salles et continue le vestibule ; entre les deux bâtiments dans le retour d’équerre est la cour de récréation, abritée du soleil et des coups de vent, et en partie couverte par la forte saillie des combles.
Cette disposition simple et facile doit, on le reconnaît bien vite, donner de bons résultats, et l’examen des planches achèvera de faire comprendre l’ensemble sur lequel nous avons d’autant plus cru devoir insister que, malgré l’importance de la surface couverte par les bâtiments, les dépenses, sagement réparties, ne s’élèvent qu’à un chiffre restreint.
Le mode de construction est des plus ordinaires : les murs sont montés en maçonnerie de moellons, ceux des façades seuls ont le parement smillé et sont réglés de hauteur; les angles des bâtiments, les linteaux, piédroits et appuis des ouvertures sont en mollasse, pierre de taille du pays, sorte de sable agglutiné ; cette pierre est fort tendre, mais durcit à l’air; néanmoins l’eau la creuse rapidement de profonds sillons : aussi son emploi doit-il être limité seulement aux constructions les plus économiques.
La dépense totale de l’école de Génissieux s’est élevée à 9,4 13 fr. 25 c. La surface couverte par les bâtiments étant de 127 mètres, le mètre carré a donc coûté 75 francs environ.
ÉVALUATION DES TRAVAUX
Fondations en béton, y compris fouilles et déblais aux abords 718,80
Maçonnerie des murs en moellons, par assises réglées, parements smillés 1769,76
Maçonnerie de pierres de taille dite mollasse, pour angles et ouvertures 1470,45
Cloisons en briques (galandages), sol du rez-de-chausséé, enduits extérieurs, plâtrerie,
plafonds 1129,07
Charpente en sapin pour les planchers et les combles 793,27
Couvertures en tuiles 1080,00
Menuiserie, escaliers, planchers, portes, fenêtres, huisseries, chambranles, plinthes,
poteaux, cloison 1148,75
Serrurerie, gros fers pour les charpentes, quincaillerie, ferrements des portes et fenêtres. 572,50
Peinture et vitrerie, divers 282,40
Total 8965,00
Honoraires de l’architecte, 5 p. 100. . . 448,25
Dépense totale. 9413,25
ÉCOLE CONGRÉGANISTE DE FILLES A VERNONET (eure)
(Planches XXXIY et XXXV)
Nous donnons, dans une monographie suivante, à propos de la gendarmerie de Stauffen, des indications sur les constructions en briques auxquelles nous renvoyons le lecteur et qui nous dispensent d’y revenir de nouveau ici (1).
Dans l’école de Vernonet, la maçonnerie est faite en mortier ordinaire. La brique employée a les dimensions de la brique de Bourgogne : l’architecte n’a cherché à obtenir aucun effet par la coloration ditlérente des briques dont les tons n’étaient pas assez vifs pour atteindre ce résultat, mais, en revanche, il a mouvementé ses façades au moyen de la combinaison d’encorbellement successifs qui prennent l’apparence d’arcs de décharge. Sous les bandeaux en pierre sont des corbeaux formés par la saillie des angles alternés des briques ; la corniche est formée de briques en saillie, séparées de mètre eu mètre environ par de petites consoles en pierre supportant le chéneau.
Les dispositions intérieures sont parfaitement entendues. Les classes, au nombre de trois, placées au rezde-chaussée, sont isolées, mais peuvent se réunir par la suppression de cloisons mobiles ; la cage de l’escalier facilite la distribution et donne une silhouette à la façade. Au premier étage se trouvent les cellules, une petite chapelle, le réfectoire et la cuisine ; le service des classes, le mouvement des enfants sont, on le voit, complètement libres et séparés de celui du logis des frères instituteurs.
La dépense de cette construction s’est élevée à un chiffre relativement considérable, causé par le prix des matériaux et de la main-d’œuvre qui, dans un certain rayon autour du département de la Seine, atteint presque ceux qui sont payés à Paris; aussi le mètre carré de surface couverte de l’école de Vernon a-t-il coûté 205 fr. environ, y compris cependant les dépendances, le mobilier des classes et les murs de clôture.
MAISON D’ÉCOLE LAÏQUE POUR LES FILLES
A CURTIN (ISÈRE)
(Planches XXXVI, XXXVII et XXXVIII)
Dans certaines provinces où les matériaux sont rares, d’un prix élevé, d’une mise en œuvre difficile, on emploie pour remédier à cette défavorable situation un mode de construction spécial, particulier, dans lequel la terre, à 1 état naturel, entre comme élément principal et presque unique.
Ce mode de construction, appelé pisé , a été connu dès la plus haute antiquité; ses résultats laissent sans doute beaucoup à désirer, mais cependant employé dans de bonnes conditions, en observant les règles consacrées
(1) Voir également: Notes de voyage d’un architecte, par Félix Narjours. — Un vol. in-8°, Ve A. Morel et Cie, Paris.
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par l’expérience et les habitudes locales, le pisé peut offrir une construction solide, économique, d’une durée et d’un confort suffisant.
L’aspect des constructions en pisé n’est pas agréable; ces murs lisses, unis, sans retraites ni saillies, semblent froids et monotones ; mais cette monotonie paraît préférable aux effets obtenus sur ces mêmes murs par une décoration peinte représentant une architecture menteuse, des pierres de taille, briques, colonnes, balcons ou portiques.
La construction en pisé rappelle celle du béton dont elle diffère toutefois, et nous allons en quelques lignes indiquer le mode d’exécution des ouvrages de cette nature.
La terrre destinée à la maçonnerie de pisé doit être préparée d’avance, c’est-à-dire concassée, broyée, puis étendue sur le sol et arrosée ; réunie ensuite en monceau, elle est conservée au moins 48 heures avant sa mise en œuvre, qu’il faut faire sans adjonction d’eau, afin d’éviter le retrait qu’elle éprouverait en séchant.
Pour élever des murs avec les terres ainsi préparées, on se sert de moules en bois appelés hanches ; ces moules ont la forme d’une caisse dont les côtés ont 2 mètres de long sur 0ra,G0 à 0m,80 de haut, et sont séparés par une distance (de 0m,50) qui représente l’épaisseur du mur; les extrémités de ces caisses forment les joints et sont plus ou moins inclinées jusqu’à 0m, 45 ; les hanches une fois placées, on jette au fond une certaine quantité de terre pilonnée ensuite, au moyen d’un instrument appelé pisart, qui en ramène la hauteur à 0m,08 ou 0m,10; sur la couche ainsi réglée s’étend un lit de mortier de 0m,03 d’épaisseur, puis une nouvelle couche de terre; on continue de lamême manière jusqu’au-dessusdelahauteurde la banche, que l’on enlève pour la reporter ailleurs; entre deux joints obliques se place un lit de mortier; dans les angles, afin d’éviter les joints, on se sert de deux paires de hanches ; des lits horizontaux en mortier sont coulés tous les 0m,05 ; une précaution qu’il ne faut pas négliger est de s’assurer que la terre et le mortier mis en contact sont bien au même degré d’humidité.
On place souvent aussi dans l’intérieur des murs des semelles en chêne ou en sapin destinées à former un chaînage.
Les murs ainsi élevés sont recouverts d’un enduit en mortier semblable à celui que reçoivent les maçonneries ordinaires; cet enduit s’étend même parfois sur les parements des murs au fur et à mesure qu’ils s’élèvent, mais il est préférable d’attendre quelque temps pour que les tassements, toujours assez sensibles, aient fini de se produire.
L’école de Curtin, construite comme nous venons de le dire, présente encore cette particularité, que les pieds-droits, voussoirs et appuis des ouvertures sont en pierre factice obtenue au moyen de béton de ciment préparé et disposé suivant les besoins de la construction, et affectant les formes rendues nécessaires par le but qu’elles devaient remplir.
Cette application du ciment, très-commune dans certaines contrées, se retrouve même dans les grandes villes, mais alors le ciment a la prétention d’imiter la pierre, de grands blocs monolithes reçoivent sur leurs parements les dessins d’un appareil imaginaire, la raison y perd et l’apparence n’y gagne rien.
La corniche de couronnement de l’école de Curtin offre une combinaison originale; sa saillie, toute en tuiles et en briques et obtenue par deux encorbellements successifs, reçoit la gouttière éloignée du nu des murs que ses infiltrations auraient promptement détérioré.
Nous donnons, à la page ci-après, un tableau détaillé de l’évaluation des dépenses, dont le total s’élève au chiffre de 1 1,198', 78.
Le mètre carré de surface couverte ne coûte donc que 72 francs environ.
ÉVALUATION DES DÉPENSES
Fouilles de terre et déblais
Maçonnerie, moellons et mortier
Maçonnerie. — pour la voûte de là cave.
Pisé en terre battue
Taille des moellons du socle et des angles de la façade . .
Encadrements des ouvertures
Perrons et marches d’escalier
Pavés en carreaux de terre cuite
Charpente des combles
Charpente des planchers, parquets
Escaliers
Couverture
Menuiserie
Plâterie et enduits
Peinture et vitrerie
Fumisterie, cheminées en marbre
Fers et serrurerie
Construction des dépendances
Travaux divers
QUANTITÉS
PRIX
TOTAL
4mq,94
268mq,41
I4mc,06
Total des travaux 10665,51
Honoraires de l’architecte, 5 p. 100 533,27
Total général 11198,78
ÉCOLE LAÏQUE DE FILLES A JUIF (saone-et-loire)
(Planches XXXIX, XL, XLI et XLII)
L’école de Juif est élevée dans un pays riche, abondant en matériaux excellents, de natures variées, d’un emploi facile : la pierre y est commune, à bon marché, et se prêtant à recevoir toutes les formes; aussi, bien que l’édifice qu’il éleva fût des plus modestes, conçu dans les proportions et les dispositions les plus simples, l’architecte a-t-il pu, sans sortir des limites d’une sage sobriété, donner à son oeuvre une apparence qui n’eùt pu être obtenue dans d’autres conditions sans occasionner une dépense assez considérable.
Le rez-de-chaussée comprend la salle de classe pouvant recevoir trente à trente-cinq élèves, un ouvroir où les jeunes filles apprennent les divers ouvrages de couture, et la cage de l’escalier isolée, avec une entrée distincte pour le logement de l’institutrice ; ce logement placé au premier étage est composé de deux pièces à feu avec une cuisine. En avant du bâtiment, est une cour, séparée du jardin par une clôture à claire-voie.
Les façades sont construites en moellons recouverts d’enduit, les encadrements des ouvertures sont en pierres de taille, et les angles du bâtiment, les rampants des pignons, en moellons piqués; un auvent en pierre abrite la porte d’entrée, un détail de cet auvent en fait comprendre l’appareil et le mode de construction ; les linteaux des ouvertures latérales, qui ont une assez longue portée, sont soulagés par des arcs de décharge en moellons laissés apparents.
Les détails de ce petit monument ont tous été étudiés avec soin, aussi avons-nous cru devoir en donner
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quelques-uns relatifs à l’appareil, aux menuiseries etc., etc., qui pourront servir d’utiles renseignements à nos lecteurs.
Le mètre carré de surface couverte de la construction a coûté 84 francs environ.
ÉVALUATION DES DÉPENSES
NATURE DES OUVRAGES
QUANTITÉS
PRIX
TOTAL
Terrasse
Maçonnerie de moellons ordinaires
Maçonnerie de moellons piqués (plus-value)
Maçonnerie de pierres de taille
Taille des parements
Charpente
Couverture en ardoises . . .
Plomberie . .
Menuiserie
Serrurerie
Escaliers
Plâtrerie. ... .........
Vitrerie
Peinture
Fumisterie
Travaux divers
Total
Honoraires de l’architecte,
Total général . 7005,60
ÉCOLE CONGRÉGANISTE DE FILLES A MONTVENDRE (drome)
(Planches XLIII, XLIV et XLV)
La commune de Montvendre a une population d’environ 1 ,000 habitants, et par suite, doit posséder deux écoles distinctes une pour les garçons et une les filles; c’est cette dernière école que représentent nos dessins.
Le bâtiment scolaire renferme l’école communale, un ouvoir et un petit pensionnat pour six élèves.
Au rez-de-chaussée se trouve, en avant, un porche ouvert par une large arcade ; ce porche sert de préau, il protège la classe du côté du midi contre la trop grande ardeur du soleil; à droite est une petite pièce où les enfants déposent leurs paniers avant d’entrer en classe, puis l’ouvroir et le réfectoire près de la cuisine ; au premier étage sont le logement des sœurs et le pensionnat.
Une des difficultés qui se présente souvent dans la construction d’une école, c’est la distribution du rezde-chaussée où la salle des classes, ayant une hauteur obligée, force les autres pièçes moins importantes, placées au même étage, à s’élever au même niveau : d’où une dépense inutile et un résultat fâcheux. L’architecte de l’école de Montvendre a adroitement résolu la difficulté : il a réparti à droite et à gauche de la classe, dans des annexes distinctes mais réunies par le porche, les pièces secondaires où une hauteur de 3m, 80 devenait inutile et superflue, puis au premier étage la hauteur des combles de ces mêmes annexes a été utilisée pour y
placer la lingerie, le vestiaire, un grenier et un magasin ; cette combinaison a diminué la dépense et donné aux façades une silhouette plus mouvementée.
Ces façades ont du caractère, leur aspect fait reconnaître la destination spéciale du bâtiment, sans qu’elles soient pour cela tristes ou sévères, les proportions sont heureuses et l’excessive simplicité dans les détails est à signaler.
La construction est soignée ; la pierre, employée par assises réglées, n’a pas été une cause d’augmentation de dépense, parce que la hauteur des assises est celle des lits de carrières; le socle est en pierre dure de Crussol, les ouvertures en pierre tendre du pays, et les angles en tuf; cette dernière nature de pierre est une mollasse formée de sable agglutiné, résistant mal à la pression et pas du tout à l’action des pluies, qui l’usent très-rapidement et enlèvent non-seulement assez vite les parements taillés, mais encore ouvrent sur la surface de profonds sillons. Aussi, son emploi n’offre-t-il que des conditions de durée insuffisante.
Les matériaux et la main-d’œuvre ne sont pas dans la Drôme d’un prix élevé; ainsi, l’école de Monlvendre n’a donné lieu qu’à une dépense totale de 10,384 fr. 50 c. Le mètre carré de surface couverte n’est donc revenu qu’à environ 65 francs. Il faut toutefois ajouter que les travaux ont été exécutés il y a déjà plusieurs années, et que depuis cette époque les matériaux ont subi une augmentation sensible.
ÉVALUATION DES DÉPENSES
NATURE DES TRAVAUX
Fouilles ,
Maçonneries de moellons du pays
Maçonnerie de pierres de taille de Crussol pour socle, y
compris taille des parements
Maçonnerie de pierres de taille tendre pour les ouvertures. Maçonnerie de pierres de taille dite tuf pour les angles. . Maçonnerie de pierres de taille dite tuf pour couronnement
des murs
Enduits en mortier
Marches d’escalier en pierre de Cruas
Planchers et combles en sapin
Chevrons pour les combles
Lattes de 0™, 02 d’épaisseur
Couverture
Planchers en sapin de 0m,027 d’épaisseur
Lambourdes
Portes et croisées en noyer
Volets et portes en sapin
Portes et panneaux en sapin . .
Chambranles, poteaux, plinthes, baguettes
Plâtrerie
Serrurerie
Travaux divers
Cabinets extérieurs
Total. .
Honoraires de l’architecte.
ÜUANTITÉS.
PRIX
TOTAL
3mc,20
92mc,00
20mc,30
65mc,00
19 marches
limc,80
et
1 60mc,00
Dépense totale
HOTELS DE VILLE. — MAIRIES. — MAISONS D’ÉCOLE
MAISON D’ÉCOLE CONGRÉGANISTE POUR LES FILLES A SAINT-LÉGER-BOURG-DENIS (seine-inférieure)
(Planches XLYI et XLYII)
On trouve dans la maison d’école de Saint-Léger la satisfaction complète du programme imposé aux édifices de cette nature.
La classe est vaste et bien aérée, un ouvroir l’accompagne et lui est réuni au moyen de deux grands
arcs.
L’entrée des enfants est distincte de celle du logement des sœurs qui desservent l’école ; ce logement est placé au premier étage ; il comprend un petit oratoire, une cuisine, un réfectoire et trois cellules.
Elevée dans un pays où manque la pierre, la construction est entièrement en briques ; les briques de premier choix, aux arêtes nettes et de couleur vive, sont réservées pour les angles du bâtiment, les pieds-droits et les arcs ; celles de second choix sont au contraire employées dans les épaisseurs des murs et recouvertes d’un enduit.
Cette combinaison bien simple a permis d’obtenir, sans grandes dépenses, des parements de couleurs variées dans lesquelles le ton de l’enduit tranche sur celui de la brique et offre à l’œil un contraste qui fait facilement reconnaître les parties solides de la bâtisse et celles qui n’en sont que le remplissage.
La brique employée a 0m, 11 — 0m, 22 et 0m, 055, les joints sont en ciment et passés au fer pour les parties en élévation, et au contraire au mortier laissé blanc pour le socle.
Nous rappellerons combien il est important, si l’on veut que la maçonnerie de briques soit élevée dans de bonnes conditions de solidité et de durée, que les lits de mortier placés entre chaque brique aient une forte épaisseur, et que la brique soit mouillée avant son emploi. La brique est par sa nature sèche et poreuse : placée sur un lit de mortier trop mince, elle absorbe bien vite toute l’eau qu’il contient, le dessèche complètement et lui fait perdre ensuite toute force et toute adhérence.
Le plancher de la salle de classe est formé de solives portant de bout à bout sur chaque mur de face.
Ce système laissait aux solives une trop grande portée et n’a pas permis à l’architecte de charger le plancher supérieur du poids de cloisons en briques ;
Il les a remplacées par des cloisons en planches qui ne forment pas entre chaque division une clôture convenable.
Enfin la différence de niveau entre le sol extérieur et celui du rez-de-chaussée est insuffisante et l’humidité gagne le pied des murs.