‹ Architecture, décoration et ameublement pendant le dix-huitième siècle, Régence - Louis XV. Symétrie et asymétrie proportions légères et courbes capricieusesChapitre 43 sur 49 · LA PIERRE · texte numérisé non relu

LA PIERRE

Sculpture et Décoration

Planches 137 à 150

Pprtes-coçhères. — Entrée de palais national. — Décollations de porles-cochèrcs. Los symboles dans le couronnement des édifices publies. — Décorations des perrons, dessus de portes, etc. — Décorations de fenêtres et de lucarnes. Balustres et Corniches. — Balcons et Consoles. — Fontaines jaillissantes, •'onlainc monumentale. — Marbrerie à compartiments pour daï lagrés el foyers de cheminées

157. Portes-cochères. — Au commencement de la régence, le goût s'allège subitement, le décor est riche sans inutile somptuosité. On va désormais chercher la grâce, non plus dans une surcharge de l'ornement, mais dans la variété et l'agencement des consoles et des lignes.

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Anthologie des Arts Décoratifs. XVIIIe Siècle. — Planche 158.

138. Entrée de palais national. — Lorsqu'il s'agit d'un palais, le style de la régence n'ose pas, dès l'abord, renoncer aux traditions de l'époque .précédente. Il s'en excuse en multipliant dans le décor les signes du pouvoir : les initiales, les écussons, etc. forment les documents habituels auxquels l'architecte a recours pour sa décoration, On remarquera toutefois, de chaque côté de la fenêtre, qui domine la porte, la ligne simple et élégante des consoles renversées.

139. Décohation de portes-cochf.res. — A la fin de la régence, le décor multiplie ses ressources d'élégance et s'est définitivement dégagé de la solennité du style Louis XIV.

Anthologie des Arts Décoratifs.

XVIII' Siècle. — Planche 140.

110-141. Décoration de PORTES-cociiÈRES. — A une époque où la vie intime était plutôt tournée vers la

gaieté, on désirait toutefois présenter une certaine austérité de façade, et sous l'empire de l'archéologie, on voulut, pour les liôtels, un porche quelque peu monumental. On remarquera cependant

Arts Décoratifs. XVIII' Siècle. - Pu

140-1 H (suite) avec quel art les architectes surent laisser à la matière employée, pierre ou marbre, l'aspect qui lui convient : le travail ne s'employa pas à en dénaturer l'expression, et l'on peut dire que, plus encore que les sculptures, c'est la matière elle-même qui fournit le meilleur

élément du décor.

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XVIII' Siècle. — Planche 142.

lW-l ij. Les symboles dans le couronnement des édifices publics. — Quand la construction dut abriter, soit des services publics, soit des personnages de la cour, l'architecte l'ut obligé de sortir de sa réserve de goût; mais, avec un tact dont les exemples sont précieux, c'est dans

142-143 (suite) la partie supérieure de l'édifice, dans les frontons et dans les couronnements, qu'il multiplia les symboles exprimés dont l'ampleur exubérante fournit un décor imposant. De la sorte, dans les parties basses de l'édifice, il put se borner à une expression plus sobre.

Anthologie des Arts Décoratifs. XVIII' Siècle. — Planche lit.

144. Décorations des perrons, dessus de portes, etc.... — A l'époque Louis XV, il y eut, sur l'opinion, deux forces qui pesèrent au point de modifier le goût public : l'archéologie et la puissance des favorites. De là ces sphinx à têtes de femmes, monstres modernes, à évocation antique. On en multiplia les images, et au-dessus des portes, à l'entrée des perrons, aux angles des toits, le sculpteur en varia les images sans toutefois s'écarter du principe dont il s'inspirait.

Anthologie des Arts Décoratifs. XVIII' Siècle. — Planche 145.

145. Décoration de fenêtres et des lucarnes. — Vers la fin de l'époque Louis XV, le style traditionnel s'affirme en regard du style rocaille, surtout dans la décoration dont les façades des maisons de plaisance vous offrent l'exemple. On trouvera reproduit ci-dessus toute une série de documents qui appuient celte affirmation.

Anthologie des Arts Décoratifs. XVIII' Siècle. — Planche 140.

140. Balustres. — Le décor des balustres fut assez varié pendant la première moitié du XVIII" siècle et

cette variété vient spécialement des formes que les architectes imaginèrent de leur donner. Le balustre se compose toujours d'une gorge, d'une partie renflée et d'un fût, et l'on ne saurait trop admirer avec quelle ingéniosité les architectes surent jouer de ces trois parties du balustre.

Anthologie df.s Arts Décoratifs. XVIII0 Siècle. — Planche 147.

147. Balcons et Consoles. — Tandis que les balcons rétrécissaient leurs ajours de façon à réserver plus de place aux décors en relief, les consoles au contraire, allégèrent soit leur tête, soit leur pied afin de laisser à la partie large une importance plus gracieuse.

148. Fontaines jaillissantes. — Dans les fontaines jaillissantes, on eut à la. fin de l'époque Louis XV un souvenir très abâtardi de l'époque romaine. L'archéologie ne s'est pas encore imposée, elle ne fournit que de très vagues éléments aux architectes.

149. Fontaine monumentale. — Dans les fontaines monumentales, la transition de l'époque Louis XV à l'époque Louis XVI est marquée par une emprise de l'inspiration archéologique sur le goût public. On va commencer à chercher des formes exclusivement dans le domaine

de l'antiquité.

Anthologie des Arts Décoratifs.

XVIIIe Siècle. — Planche 150.

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150. Marbrerie a compartiments pour dallages et foyers de cheminées»

ANTHOLOGIE DES ARTS DÉCORATIFS

Régence — Louis XV

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