SABORDS DES TUUES LANCE-TORPILLES
lement à dooner de Taîr et de la lumière dans les appartements {fig, 435) peuvent être construits comme le sabord que nous avons pris pour type.
Toutefois, comme ils sont de dimensions plus petites, leur cadre est assez souvent formé par une simple bande de tôle sans autre armature que les pattes des charnières; ils sont mobiles, soit autour de Tarètc supérieure, soit autour d'une charnière verticale.
Avec les mantelets à charnières horizontales il arrive quelquefois qu'une itague disposée à la façon ordinaire no pourrait pas ouvrir suffisamment le mantelet si on la faisait rentrer sous les barrots de fentreponf considéré, ou tout au moins rendrait la manœuvre pénible en n'agissant plus assez normalement au mantelet quand celui-ci serait amené dans une position voisine de celle d'ouverture. Dans ce cas, on peut remonter l'itague et l'ac- i
tionuer de l'entrepont situé au-dessus; mais il est préférable de relever le i
mantelet au moyen d'une tige de fer formant arc-boutant et qui lui est fixé par un pilon, il devient alors possible de manœuvrer le mantelet du logement qu'il est destiné à clore.
2*79. Sabords spéciaux. — Comme sabords spéciaux, on peut cilor les salK)rds pour l'embarquement du charbon, les sabords de chargement qui existent sur certains navires. Ce que nous avons dit des autres sabords s'applique intégralement à ces ouvertures.
Sur quelques transports-écuries, de grands sabords, au nombre de quatre généralement, sont installés à la hauteur des batteries pour faire entrer directement les chevaux à bord par un pont d'embarquement, posé sur le seuillet du sabord d'une part et sur un quai ou un ponton d'autre part. Ces sabords ont des mantelets mobiles autour de charnières verticales. Le mode de fermeture et les précautions prises pour assurer letanchéité ne différent pas de celles qui ont été précédemment décrites.
280. Sabords des tubes lance-torpilles. — Nous n'avons pas cru devoir décrire spécialement L?s ouvertures pour tubes lance-torpilles sous-marins. Au point de vue du constructeur, ces tubes sont de simples tuyaux, fermés par des vannes analogues à celles dont il sera question plus loin à propos du drain. Bien que les tubes tirant au-dessus de l'eau, à travers des ouvertures pratiquées dans la muraille, soient aujourd'hui assez justement considérés par beaucoup de personnes comme peu efficaces et même dangereux, il y en a cependant encore sur un grand nombre de bâtiments et nous devons dire quelques mots de leur installation. Nous n'avons bien entendu à nous occuper ici que de ceux qui tirent par des ouvertures pratiquées dans la muraille.
Tantôt le tube est placé assez haut au-dessus de l'eau. Dans ce cas, il est, soit monté sur un aflût comme un canon, soit placé sous les barrots du pont des gaillards. Le sabord ne présente alors rien de particulier; le mantelet est en deux pièces à la manière ordinaire.
Tanlôt, au contraire, le sabord est disposé assez près de la flottaison, le tube étant, soit monté sur un affût reposant sur le pont blindé, soit suspendu sous les barrols du pont de batterie. On conçoit qu'il faut alors limilcr l'ouverture au strict nécessaire. Le sabord a une forme circulaire, il est encadré par une coquille Gxe G {fig, 436) dans laquelle peut venir s'engager une coquille mobile G, grâce à un emmanche ment à baïonnette.
La mise en place de la coquille G suffit pour assujettir la rotule du tube lance- torpilles dans le sabord ; l'ensemble des deux coquilles {m^ et mo-
COQUILLE nxC C
COOUILIX MOBILE 6 •^plan coupe verticale
coupe verlVsuivanllaxe delà -..^ -,(. rrfliâTTiiBP
Fig. 436
bile, représentées en haut de la fig, i3G, forme en somme une genouillère dans laquelle la rotule peut prendre les mouvements nécessaires pour le pointage du tube.
Lorsque le tube est rentré, l'étanchéité est assurée au moyen de la tape de fermeture T en une seule pièce. Cette tape est mise à poste au moyen d'un emmanchement à baïonnette et peut être serrée par une barre ])ortant sur les côtés du cadre. La coupe verticale représente la tape engagée dans la coquille fixe. Sur rade, on ne met pas ordinairement la
SABORDS DE COUPÉB
lapé en place, l'ouverture est bouchée par une fenêtre vitrée, à deux battants mobiles autour de charnières verticales.
Sur les croiseurs cuirassés, pour ne pas découper la muraille protectrice, on a proscrit tout sabord dans la région des œuvres-mortes qui est cuirassée. Seuls, les sabords des tubes lance-torpilles n'ont pas pu olre supprimés; mais, comme le montre la fig, 437, on se préoccupe quelquefois de conserver à ces sabords une protection équivalente à celle du
Manleleî de combal
Manie lel de mer
Fife'. 437
reste de la muraille quand on n'a pas à les ouvrir pour lancer la torpille. Les charnières sont appropriées pour recevoir, soit un mantelet de mer en lùle, léger, garni de cuir, et serré par des boulons à oreilles quand il est fermé, soit un mantelet de combat formé d'une plaque de l'épaisseur du bhndage, entaillée de la moitié de son épaisseur pour former une feuilure garnie de cuir qui vient presser sur les cotés du sabord ; des verrous le fixent par l'intérieur quand il est fermé. Une tige mobile, comme celle qui sert à relever les pavois rabattables, est disposée à l'extérieur pour relever le mantelel.
^Sl.Sabopdsdccoupéc — L'ouverture qu'il est nécessaire de pratiquer dans la muraille pour entrer à l'inlérieur du navire est un sabord perce dans la muraille des gaillards : le sabord de coiipce doit avoir une hauteur de l-'JO au moins; on y accède par une plate-forme extérieun> à laquelle aboutit une échelle descendant jusqu'à la mer. H y en a un de chaciue