PANNEAUX
rigidité à Teotourage, un second cadre horizontal en lôle de 20 cenli mètres environ de largeur est rivé sous les barrots et relié au cadre vertical par une cornière (fig. 456). Les barrots tronçonnés, assemblés au cadre vertical par deux petits bouts de cornière rivés sous le bordé du pont et sur le cadre horizontal, sont parfaitement tenus.
Quand un barrot contigu à un panneau doit avoir ses ailes coupées pour être rivé avec le cadre vertical, on le munit d'un renfort de son échantillon sur la face opposée.
On donne le plus souvent une forme arrondie aux angles du cadre vertical en tôle. De cette manière, sans réduire sensiblement la section utile du panneau, on évite de donner aux surbaux des arêtes saillantes qui sont une gène pour la circulation sur le pont, et un danger en cas de chute. Grâce à cette disposition, le cadre vertical en tôle ne présente en général pas plus de deux écarts.
Second dispositif, — Le dispositif très simple que nous venons de décrire est relativement récent. Son application est devenue à peu près générale avec remploi des ponts complets en tôle ; auparavant on employait une disposition un peu plus compliquée dans laquelle le cadre du panneau et le surbau sont deux pièces distinctes, formées, la première de fers ou d'aciers profilés, la seconde d'une tôle verticale placée au-dessus du pont et limitée le plus souvent à la rencontre de ce pont.
Dans ce système, le cadre du panneau se compose de deux barrots for^ mant les faces avant et arrière, et de deux entremises prises dans des barres droites de même profil. Les entremises sont taillées à leurs extrémités suivant la section transversale des barrots auxquelles elles sont assemblées par deux bouts de cornières placées dans les angles. Quand Técoutille est longue, les barrots coupés à la rencontre des panneaux sont réunis aux entremises de la même manière. De plus, la liaison de ces barres profilées est assurée par radjonctîoii d'une tôle placée à plat pont et sur laquelle elles sont rivées, soit qu'il y ait un pont complet en tôle, soit qu'il s'agisse de simples tôles d'hiloires si le pont est bordé en bois. Le surbau est formé d'un cadre vertical en tôle qu'on rive, au moyen d'une cornière, sur la tôle horizontale formant l'entourage du panneau.
Les fig, 457 et 458 représentent deux dispositions de ce genre dans lesquelles la cornière du surbau est placée à l'aplomb du cadre en fer
Fig. 457
profilé tout autour du panneau ; le surbau est alors terminé par des angles vifs.
CIIAP. XXIX. — OUVERTURES PRATIQUEES DANS LES PONTS
La seconde de ces figures montre que dans le cas où les barrols sont formés d'un acier en U on retourne l'un des barrols et on dispose les extrémités de telle sorte que ce soit la face plane de TU qui soit dirigée vers
Fig. 458
rintérieur du panneau. Cela permet de prolonger les tôles du surbau jusqu'à la parlie inférieure du panneau et de les river avec les âmes des barres profilées du cadre. On a ainsi une solution qui se rapproche de celle représentée fig, 456. Ëlte en diffère cependant, parce que dans le cas de la fig. 456 on a rivé la cornière du surbau non pas sur les barrots, mais sur la tôle placé à plat pont. En découpant cette tôle suivant le contour qu'on veut donner au panneau, les angles des surbaux peuvent recevoir une forme arrondie.
^01. Panneaux démontables. — Ordinairement les dimensions que l'on est forcé de donner aux panneaux des chaudières sont trop considérables pour qu'on puisse en service courant conserver de telles ouvertures. On construit alors le panneau à la demande des chaudières au moyen d'un cadre formé par deux barrots et deux entremises {fig, 4ol));
Fig. 459
puis, une fois les chaudières en place, on réduit l'ouverture du panneau au moyen d'entremises plus rapprochées de Taxe et de bouts d'aciers profilés prolongeant la partie ^ihq des barrots.
Ces panneaux peuvent être rouverts dans les occasions heureusement peu fréquentes où on a à faire d'importants démontages. Aussi asserable- -on quelquefois ces difTérentes pièces au moyen de boulons. Il est préférable de les river; l'assemblage est plus solide, et il est plus économique a rétablir, car il est rare que les boulons oxydés et collés par la peinture
FERMETUflE KTANCHE DKS PANNEAUX 217
puissent être démontés quand le moment est venu, il faut les couper et les refaire, ce qui est plus coûteux que de dériver et de river à nouveau.
Ce que nous venons de dire des panneaux de chaudières s'applique aux grandes baies qu'on est souvent forcé de laisser au-dessus des chambres de machines jusqu'à une époque assez avancée de la construction pour des* cendre dahs les fonds les bâtis, les cylindres et autres grosses pièces de machines.
30t^« CailleboUi8« — Certaines écoutilles sont installées de manière à recevoir soit des panneaux pleins en bois, soit des grillages en bois ou en fer appelés cailleboUis, On rive alors à Tinlérieur du surbau une cornière qui sert de feuillure pour recevoir ces panneaux pleins, et lorsque i'écoutille est de grande dimension, on ajoute une ou plusieurs galioles {fi g. 460), bouls de cornières reposant dans des consoles en fer forgé ^ ^fT^^^IôO^
rivées sur le surbau. Ces galioles, en subdivisant Técoulille, permettent de ne pas donner aux panneaux pleins ou aux cailleboltis des dimensions qui les rendraient difficilement manœuvrables.
303. Fermctupc étanclie des panneaux. -— Nous verrons plus loin que les ouvertures pratiquées dans les faux-ponts, les platesformes situées au-dessous du pont blindé, sont munies de fermetures élancbes, consistant en un panneau en tôle garni d'une bande de caoutchouc que Ton serre par des boulons contre le surbau. Sur les torpilleurs, les contre-torpilleurs et, en général, les navires qui n'ont pas une grande hauteur d'œuvres- mortes, les panneaux des ponts supérieurs sont également munis de mantelets ou <c panneaux étanches » permettant de fermer hermétiquement la coque en cas de besoin.
Sur les torpilleurs, ces panneaux sont constitués à peu de chose près comme nous le verrons plus loin en étudiant les panneaux à fermeture ctanche, situés au-dessous du pont blindé sur les navires de combat. Toutefois ils ont en général un surbau un peu plus élevé afin que les fonds soient bien protégés contre l'invasion de l'eau, même si le panneau est ouvert; ils sont plus légers ; enHn des verres, au nombre d'un, de deux ou quelquefois de trois sont enchâssés dans le mantelet, de manière ù donner du jour même quand le panneau est fermé.
Sur les avisos et les croiseurs, on installe le plus souvent dos mantelets formés d*une série de volets en tôle, assemblés par des charnières étanches. En temps ordinaire ce panneau en tôle est replié contre un des côtés du surbau; si la mer grossit, on le déploie et les différentes feuilles venant s'appliquer contre des cornières rivées à l'intérieur du surbau, on obtient une fermeture très suffisamment étanche.
CHAP. XXIX. — OUVERTURES PRATIQUEES DANS LES PONTS
Certains panneaux sont toujours fermés à la mer : tels sont les panneaux d'embarquement des vivres placés à lavant de quelques navires.
Les écoutilles nécessaires pour le passage des caisses à eau, des barriques de vin, sont très grandes. On les ferme au moyen de mantelels en tôle recouverts de bois, la tenue est faile par l'intérieur au moyen de solides barres de fer prenant appui sous les barrots et les entremises du cadre ; rétanchéité s'obtient en comprimant du cuir ou du caoutchouc dans la feuillure qui reçoit les mantelets : on se sert pour cela d'écrous à oreilles. Bref, sauf que les mantelels sont amovibles au lieu d*ètre à charnières, la fermeture est la même que celle des sabords. Toutefois, on proGte de la présence du revêtement en bois pour ajouter une garantie supplémentaire d'étanchéité en calfatant les joints qui séparent les mantelets et les bordages en bois du pont.
Ce travail doit être fait soigneusement avant de prendre la mer. Sur des navires à avant bas, le fait de tenir de semblables panneaux ouverts soit h la mer, soit même sur des rades peu sûres, est une négligence grave qui peut entraîner la perle du navire.
304. Trous d^honime. — Il existe souvent à l'intérieur du navire, sur les ponts de gaillards, de batterie, etc., des trous d'homme, soit pour passer du charbon, soit pour permettre des visites ou des démontages. Le cadre est formé par une couronne rivée ou boulonnée sur le bordé en tôle du pont. Le couvercle présente une petite rainure triangiilaire dont le fond porte sur une saillie correspondante de la couronne. On voit au bas de la fig. 461 la coupe verticale de l'ensemble formé par la couronne et le
Grille -Coupe AB ci biplan
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Couronne evCouvercle -Coupée sur Taxe
Fig. 461
bouchon ; nous les avons supposés un peu écartés pour mieux faire voir les deux pièces.
SURBAUX CUIBASSëS 219
La partie supérieure de la fig. 40 1 montre une grille par laquelle on peut remplacer le bouchon. Cette grille laisse passer Taîr et la lumière ; elle est assez légère et plus facile à manier que le couvercle. Lorsqu'on est conduit à enlever le bouchon, elle est utile pour empêcher les hommes de tomber par Toriûce en question.
Sur les croiseurs cuirassés qui ont un blindage d'œuvres-morles montant jusqu'au gaillard, "on doit éviter de percer des trous dans la cuirasse ; il devient alors nécessaire de reporter les trous du passage du charbon sur les boulevards qui prolongent le pont des gaillards en abord. Les panneaux
Fig. 462
d'embarquement de charbon placés sur les boulevards de ces croiseurs cuirassés doivent être absolument élanches. La fig, 462 montre la disposition employée à cet effet.