PASSAGE D UNE CONDUITE D EAU A TRAVERS UNE CLOISON SLMPLB
cloison, viennent faire joints sur celle-ci par de larges coUeretles qui sont reliées ensemble par des boulons traversant.
b) Conduite cTeau de mer, — Les conduites d'eau douce sont relativement en petit nombre à bord. La plupart des tuyaux jouant le rôle de conduite d*eau sont destinés à renfermer de l'eau de mer. Parmi ceux-ci, les uns sont en cuivre, les autres en tôle de fer ou d'acier, mais tous ont ordinairement leurs accessoires en bronze. Il résulte de là que, si on employait la disposition précédemment décrite, il se produirait une action galvanique entre la tranche de la tôle cloison et le tuyau ou ses accessoires, ce qui pourrait amener une usure rapide de la cloison. Il est donc nécessaire pour s'opposer à cette oxydation de prendre des précautions spéciales.
Premier dispositif. — La fig. 498 représente l'un des dispositifs les plus employés. Le tuyau est coupé un peu au delà de la cloison, le bout qui traverse celle-ci porte une collerette A qui passe également à travers la cloison et vient s'engager dans une feuillure, de 5 millimètres environ de profondeur, ménagée dans la collerette B relative à l'autre portion du tuyau. Entre la cloison et chacune des collerettes, on interpose une rondelle de plomb P de 2 millimètres recouverte de mastic au minium. En serrant les boulons E, on écrase le plomb, on fait foirer le mastic qui se répand le long de la feuillure et la bouche. Le plomb écrasé et le mastic font également joint au passage des boulons La figure ci-contre représente les pinces en bronze employées sur VTsly pour le passage du collecteur de prise d'ean à la mer dans les cloisons étanches. Les collerettes A et B ont 16 millimètres d'épaisseur pour des tuyaux en cuivre rouge épais de 3"", 5. La hauteur de portage est d'environ 60 millimètres. Pour des tuyaux de 5 millimètres (^m ira/ Baudin, Duçuesclin, Neptune), on donne 20 millimètres d'épaisseur à la collerette. Une hauteur de portage de 60 à 80 millimètres est assez grande pour avoir un joint suffisamment élanche avec des conduites variant entre 200 et 350 millimètres. Lorsqu'il s'agit d'un tuyautage en tôle zinguée (collecteur d'épuisement), il est préférable de faire les collerettes avec de l'acier moule dont l'épaisseur peut être réduite à 12 millimètres seulement pour des tuyaux de 300 à 350 millimètres.
Fig. 498
252 en 4P- %%K. — OCVBinTBKS BANS LES POÎSTS ISFKÎHCrRS ET LES CLOISOS*
Deurième dispositif. — On voit sur la /î-^^ 409 uno seconde dïspositioîï qui est également employée pour les tuyaux en cuivra rouge servant tir
conduite dVau de mer avec ou Stini^ pression. Avant de mettre ïe tuyau en pta^e, on cotumence i*ar inlrûdïiifie, dans fou vertu re pratiquée à travers h cloison, un anneau en cuivre rouget* dont on rabat les bonis de nianièi^ i enserrer la Iranciie de la tôle tout au* tour du trou dans une sorte de ^dXat nnnulaîre> Chaque portion du tuyau vient buter par une collerette en bronïJ' A ou lî contre l'anneau a ; on termine le joiut comme précédemment à l'aide d*une rondelle de plomb trempée dans du mastic.
Cette disposition est d'une exécuilon plus délicate que la précédente. Même en supposant le travail fait avec soin, il peut se produire dans Tanneau de cuivn^ des fentes qui rendent ce dispositif plus dangereux qu'utile, car si leau de mer vient à attoindre la cloison en passant par une gerce de lanni^Ut r usure se produira plus rapidement que si aucune précaution n'avait été prise. D*un autre coté, forsque Tépaîsseur de la cloison descend ati-dKsiouâ de 8 millimétrés, le rabattement des pinces amincit trop Tanneau et on doit renoncer à employer ce système-
Lorsi:|U*on a fifFaire à un tuyau en tùle^ on peut adopter un dispositif analogue au précédent en substituant k Tanneau en cuivre un anneau en plomb de 3 millimètres d'épai:4s*»*r (/î^. 500). Dans ce cas» pour éviter d*avoir des gerces ou u« trop grand amincissement iwix angles bb\ il est préférable de faire c^t anneau en deux pièces abc, a^b'v' que Ton vient souder ensuite.
Fig. 49ff
Fîg. 500
3«ll, Pa^Hiig^e il*iiiie eoniliiilo d'eau à travers une cloison floulllo. — La fi<jf. 501 rept'ésente un dispositif employé pour faire passer un tuyau à travers une cloison double.
Nous avons vu quelles difricultès de construction présente ce genre <le cloisons et nous avons montré qu'il était indispensable de rendre les parois bien solidaires si on voulait être sûr de leur efficacité* Aussi avons-nous conclu que le mieux était de se servir exclusivement de cloisons plane?. Cependant il y a dus circonstances où il est réglementaire de disposer des cloisons à doubla paroi autour de quelques soutes à munitions, tes cûi sont d'ailleurs très limités; avec certaines répartitions des emménap.'ments, on n'est pas obligé d'avoir recours à des cloisons doubles. ToulefûJ?
CONDUITE DK VAPEUR
comme on peut être dans Tobligalion d'en installer, nous devons envisager ici le cas où une semblable cloison serait traversée par un tuyau lage.
Fig. 501
Il résulte de ce que nous venons de dire que le plus souvent ces cloisons seront réservées pour des soutes à munitions, et seront traversées simplement par la conduite qui sert au noyage de ces soutes ; c'est pourquoi nous avons choisi, comme exemple de tuyau traversant une cloison double, Tabou tisse ment d'un conduit de ce genre. On termine alors le tuyau par un manchon analogue à celui représenté flg. 501.
332. Conduite de vapeur. — On emploie quelquefois au passage des tuyaux de vapeur un dispositif analogue au dernier qui a été décrit pour les conduites d'eau de mer ; mais, c'est bien plutôt dans le but d'avoir un joint bien étanche à la vapeur que dans celui de préserver la cloison de l'oxydation .
Sur les grands tuyaux de vapeur, on a recours à un dispositif assez différent. Avec les fortes pressions usitées aujourd'hui, les conduites de grande longueur subissent des dilatations appréciables. Il résulte de là que, si un tuyau droit se trouve compris entre deux cloisons étancbes, il faudra, lorôqu'il sera chaud, soit qu'il se déforme, soit que les cloisons cèdent ; et si les cloisons sont très rigides, la déformation du tuyau pourra avoir les plus graves conséquences, à moins qu'on n'ait muni celui-ci d^ un joint glissa7it. Ce que nous venons de dire des dilatations s'applique avec beaucoup plus de force au cas où le tuyautage, au lieu d'être droit, présente des coudes, car alors les elTorts peuvent être assez considérables pour entraîner à bref délai la rupture du tuyau.
On évile tout coincement du tuyau contre la cloison en disposant au passage des conduites de vapeur des joints libres ; la fig. 502 montre le dispositif eniployé par l'usine d^Indvet, Le trou percé dans la cloison a comme
diamètre non pas le diamètre intérieur de la conduite de vapeur, mais celui de la plus grande des collerettes qui terminent les deux portions do
Fig. 502
ce tuyau, augmenté de 21 millimètres. Un grand anneau en bronze A, épais de 10 millimètres, est destiné à servir de guide au joint libre; on le tleol sur la cloison par une bride d'équerre.
A l'intérieur de cette grande bague la collerette D passe avec un jeu de 0°",5 environ. La collerette E qui termine l'autre bout du tuyau a simplement la largeur nécessaire pour permettre de tenir ensemble les deux collerettes par des boulons d'un diamètre suffisant; de celte façon elle laisse entre elle et Tanneau A une sorte de boîte à étoupes a où on vient comprimer de l'amiante en serrant un presse-garnitures en une seule pièce F. Le joint des deux tuyaux est bourré d'amiante de môme que la boite annulaire a. On voit qu'avec cette disposition la cloison cesse d'être pour le tuyau un point d'appui rigide; la conduite de vapeur peut se déplacer librement à l'intérieur de la cloison sans que l'étanchéité cesse d'être assurée.
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