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C. VENTILATION DES FONDS

364. Ventilation mécanique par aspiration de Talr vicié. {Chambres des machines), — Dans chacune des chambres des machines, sur le parquet supérieur et contre la cl oison médiane, l'air chaud est extrait par un ventilateur qui débite environ 35 000 mètres cubes d'air à l'heure.

Le procédé employé pour l'aération des machines est donc la ventilation mécanique par aspiration d^air vicié. En effet, avec les fortes pressions, la température de la vapeur et par suite celle des surfaces qui rayonnent de la chaleur est telle que Tair qui entoure la machine, surtout dans les parties hautes, s'échauffe rapidement, et le séjour de la chambre des machines deviendrait vite intolérable si on avait recours à la ventilation naturelle.

On a utilisé comme conduits d'aspiration les mailles formées par les barrots : pour cela on a établi un plafond en tôle/? {fîg, 527) sous les barrols du pont qui limite la chambre des machines dans le sens de la hauteur. Sur le bâtiment dont il s'agit ici, ce pont est le pont principal. Sur un cuirassé nouveau, la même disposition serait également applicable, mais le plafond serait formé par le pont blindé inférieur et c'est sous les barrols de ce pont qu'il conviendrait de fixer le bordé en tôle. On pratique dans ce plafond un certain nombre d'orifices et on met les différentes mailles en communication avec des conduits collecteurs longitudinaux, aboutissant au ventilateur, et installés le long de la cloison diamétrale.

Les manches de refoulement disposées également contre cette cloison amènent l'air à une cheminée d'évacuation E placée sur l'avant. Cette manche traverse le pont principal dans une ouverture circulaire entourée d'un surbau blindé.

On conserve la cloison centrale du navire, môme à travers l'ouverture circulaire du pont, de manière que les conduits de ventilation ne puissent pas faire communiquer ensemble les deux chambres de machines, en prévision du cas où Tune d'elles viendrait à être envahie par l'eau. Si on se laissait guider par cette seule considération, on serait conduit à arrêter la cloison intérieure à une certaine distance du pont blindé; en réalité, on la prolonge jusqu'en haut, au-dessus des superstructures, parce que, les ventilateurs des deux bords ne devant presque jamais se trouver réglés exacte-

ment au même nombre de tours, l'air vicié de Tune des machines pourrait se répandre dans l'autre, si les conduits de refoulement communiquaient entre eux.

Quant à l'air frais qui est appelé par l'aspiration de l'air vicié, il arrive en divers points de manière à bien balayer toute la machine ; il entre en

Fig. 527

partie par le panneau cuirassé P de l'arrière qui donne accès dans lachambre; ensuite un conduit d'air frais arrive dans le tunnel, tout à fait sur l'arrière de la chambre des machines ; enfin une manche spéciale M débouche contre la cloison transversale située à l'avant de cette chambre.

365. Veniilafion naturelle. {Compartiment centrât). ''Vo\ir maintenir dans la chambre des machines une température convenable, il était nécessaire, à cause des surfaces rayonnantes des cylindres et des tiroir^ d'avoir recours à des ventilateurs d'une certaine puissance. Dans le compartiment compris entre les cloisons transversales des machines et des

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