ROUE À BRAS ARRIÈRE AVEC UNE TRANSMISSION RIGIDE
tandis que la manœuvre au moyen du servo moteur se faisait par Tinlermédiaire de chaînes drosses.
Les flg, 620 à 624 permettent de se rendre compte de la disposition employée sur les grands paquebots transatlantiques. La mèche traverse le pont à l'intérieur de la manchette m représentée à plus grande échelle flg, 622 ; elle porte contre des segments en antifriction ss. La commande par le servo-moteur se fait au moyen de chaînes de 38 millimètres
Coupe CSD
Fig. 622
qui viennent s'attacher par des ridoirs r à la tète d'une barre de forme spéciale B {fig. 621). Celle barre porte, comme on le voit sur la ûgure de détail 623, sept petits tenons cylindriques qui sont rivés à un nombre égal de tubes t formés par des tuyaux de chaudières, lesquels tubes reçoivent à leurs extrémités des pièces i) portant des galets^ qui roulent sur une
438 GHAP. XXXVU. — GOUVERNAILS. INSTALLATIONS POUR MAKOSUVRER A BRAS
Il i I
Fig. 623
=^Nii
Fig. 625
^IIMiifW"— ■ «w ^' ^--ï- — ^ 7- — ■.^" .■ I i'- ib.i-i.'FMw -.; rv
TRANSMISSION FUNICULAIRE OR TORPIUJEURS FRilNÇAlS ET iXLEM^NDS 439
conronae en bronze. L'ensemble de la barre et des tubes, reliés par un graod anneau circulaire formé de deux oornières c c, présente en quelque aorte l'aspect d'une grande roue borîzontale munie de galets de roulement ttiàiformémeAt répartis aux extrémités des rayons.
Lorsqu'on doit manœuvrer à bras, on a, au contraire, recours au sysième À double fiietage FF qui est représenté au-dessus du précédent (fif. 620 et 621), et qui se comprend sans explication, étant <lanné ce que nous avons déjà dit des syslèiiies analogues. La barre de fortune B' placé à mi-bauteur est montrée à plus grande échelle, fig. 624.
Sur différents navires de la Compagnie transatlantique cette installation est complétée par l'adjonction, entre la barre de fortune B' et le grand cercle B^c, d'une roue supérieure de môme diamètre^ folle sur la première. La barre de fortune peut être rendue solidaire de cette roue au moyen d'un clavetage. Ajoutons enfin que cette seconde roue peut quelquefois se manœuvrer à l'aide d'un treuil à vapeur supplémentaire placé un peu en arrière du servo-moteur,
On voit sur la fig. 625 un autre dispositif du même genre qui est employé sur de petits bâtiments de transport. La commande se fait à l'ordinaire par la barre à chariot B ; lorsqu'on doit manœuvrer à bras, elle s'effectue au moyen d'un système à vis ne différant pas comme principe de ceux dont nous avons parlé précédemment.
482. Transmission faniculairc de torpilleurs français et allemands. — Sur les torpilleurs il y a en général un servo-moteur S à l'avant et une roue à bras R à l'arrière {fig. 628).
Lorsqu'il y a deux gouvernails dans l'axe, un à l'avant, l'autre à l'arrière, en se servant de la roue à bras on n'entraîne que le gouvernail arrière ; au contraire, quand on a recours au servo-moteur, on peut à volonté conduire soit le gouvernail arrière seul, soit à la fois le gouvernail arrière et le gouvernail avant.
a) Torpilleurs français, — Voyons d'abord le procédé qu'on emploie sur certains torpilleurs français pour atteler le gouvernail avant à la drosse ou le dételer. Nous avons indiqué p. 175 la construction du puits dans lequel on remonte ce gouvernail. Nous donnons fig, 626 la disposition générale de la manœuvre, tandis que sur la fig, 627 nous montrons à plus grande échelle le détail du presse-étoupes et de l'emmanchement avec la barre courbe B.
Supposons d'abord qu'en agissant sur le volant de manœuvre v on ait descendu le gouvernail. La drosse d agissant en T sur la tète de la barre B forcera cette barre à se déplacer et amènera par suite le safran à l'angle voulu. Si on veut immobiliser le gouvernail, on commence par l'amener dans Taxe, et, au moyen de la goupille g placé dans l'œil o, on Cxe la barre dans cette position. Il sufGt alors d'enlever la clavette c pour que la