CALCULS DE RESISTANCE DE LA COQUE A LA FLEXION LONGITUDINALE
Pour faire ce dessin, on tient compte, non pas des sections totales, mais des sections effectives, c'est-à-dire de celles qui travaillent réellement. Dans les parties qui travaillent à la compression toute la matière concourt à la résistance et on porte les sections totales. Au contraire, dans les parties qui travaillent à Textension, il y a lieu de tenir compte de l'affaiblissement dû au rivetage; par exemple pour le bordé, il convient de compter seulement i/7 ou 1/8 de la surface totale à cause des jonctions d'abouts. Ici, puisque nous avons supposé que le bâtiment travaillait à Tare, ce sera la partie basse qui subira des efforts de compression et la partie haute qui supportera des efforts d'extension. Les réductions porteront donc sur la partie haute seule. On les détermine aisément, connaissant le mode de jonction employé pour les diverses pièces.
L'axe neutre de la poutre peut, par suite de cette manière de procéder, occuper une position très différente de celle qu'on lui assigne en le faisant passer par le centre de gravité de la section totale. On voit qu'il doit être beaucoup plus rapproché de la portion inférieure de la poutre. Sa détermination ne présente pas d'ailleurs de difficulté, qu'on la fasse par approximation successive, ou par une méthode graphique.
Connaissant l'axe neutre on remplit un tableau dont la contexture est donnée p. 554.
Nous avons détaillé les parties entrant dans la résistance longitudinale pour faire remarquer incidemment que l'on décompose la portion de la charpente qui concourt à la résistance longitudinale, non pas pièce par pièce comme on le fait ordinairement en France, mais par grands morceaux. Nous avons déjà montré que, de celte façon, on augmente beaucoup le moment d'inertie I, ce qui revient à diminuer la charge. Les moments d'inertie partiels qui, eu agissant comme nous le faisons, ne constituent qu'une quantité négligeable, arrivent ainsi à augmenter le moment d'inertie de plus de 1/16. Ce sont des détails qui montrent qu'on ne saurait être trop explicite aQn de donner une idée exacte de la différence des chiffres obtenus dans les deux pays. Notons toutefois que ces différences sont d'un tout autre ordre ; nous reviendrons plus loin sur ce sujet.
b) Résistance au contre-arc, — Après avoir ainsi fait le dessin de la poutre équivalente et le calcul de la charge dans le cas de l'arc, on recommence exactement de même pour le contre-arc qui correspond, comme on le sait, au cas où le navire est à cheval sur le creux d'une vague. Les hauts travaillent alors à la compression ; l'axe neutre se relève beaucoup, il remonte d'autant plus que, s'il s'agit d'un cuirassé, le blindage de flancs, le blindage de pont et le matelas travaillant efficacement à la compression peuvent être logiquement comptés dans le calcul. La poutre équivalente est représentée en B (fig. 664).
Cette très grande hauteur de l'axe neutre au-dessus de la quille est défavorable au point de vue de la charge que l'on calcule pour la fibre inférieure. 11 est vrai que l'augmentation du moment d'inertie doit