RÉS1STA.XCE DES PLAQUBS A LA PERFORATION
qu'on les rapproche de ceux du tir d'Annapolis en septembre 1892, on en déduit les chiffres suivants :
Plaque nickel-acier Schneider. Pénétration moyenne . 37™'",2 {^) X =r 1
Plaque nickel-acier [fortement carburé (harveyée). Pénétration moyenne 29 ,2 ")» = 1,28
Plaque nickel-acier fortement carburé (harveyée). 'Pénétration moyenne • . , . 22 ,8 a = 1,GS
Ensuite, dans les tirs du 3 juillet 1892 à Indian-Heady et du 1*"" novembre 1892 à Portsmouth à bord du Nettle, les cinq projectiles d'essai se brisèrent sur chacune des plaques sans déterminer de fentes. La valeur de Ténergie qui s'est dépensée sur le projectile est donc bien plus grande que celle absorbée par la plaque : X prend alors une valeur considérable, beaucoup i»lus forte que précédemment.
Enfin, des expériences d'Okhta (13 novembre 1892), et de G^hre (1893), ou peut déduire pour les valeurs de X 1,80 et 1,79.
En résumé, le procédé Harvey donne à la plaque une très grande force de rr^sistance, se traduisant par une valeur de X = 1,75 environ. Toutefois le peu d'expériences encore eflectuées et les difficultés de fabrication constatées ne permettent pas de considérer ce facteur comme définitif, et il semble prudent d'admettre pour le moment un facteur X = 1,5 seulement.
M. Valliei^yù. qui nous empruntons ces considérations, indique même qu'on pourrait, supprimant par mesure de sécurité le facteur exponentiel j()0,00l2 (e — a) j^ j.^ formule (9)^»», s'arrêter provisoirement à la relation
pour le calcul des plaques Harvey^ a se rapportant au plus élevé des calibres dont le tir est à redouter.
Les essais ultérieurs conduiront à des formules plus approchées ; mais, tflle qu'elle est,la formule précédente permet de se rendre compte de l'importance du progrès accompli, qui constitue une sérieuse victoire de la cuirasse sur le canon, dans cette lutte où à chacjue progrès de l'attaque correspond un progrès de la défense.
(•) Dans les trois séances, chacune des plaques expérimentées avait 257 millimètres d'épaisseur sur 2«,44 de haut et 2™,83 de large. L'épreuve consistait à tirer aux quatre coina de la plaque un obus Holtzer de 152'"™, 4 du poids de 45 kilos, 36 avec une vitesse au choc de 632 mètres. On tirait ensuite un dernier coup au centre avec un boulet de 203 millimètres de Firminy du poids de 95 kilos, 25. avec une vitesse de 564 mètres.
B. Perforation en tir oblique
Les formules précédentes se rapportent à des incidences normale^ ; dans le cas d'incidences obliques, on se contente généralement de multiplier V par l'inverse du cosinus de Tangle d'incidence <p ou ce qui revient au même par la sécante de cet angle. Ainsi que nous l'avons déjà indiqué cette formule est en défaut pour les grands angles, car les projectiles ricochent sur la plaque.
Remarquant que l'angle de sortie du projectile est toujours supérieur à l'angle d'entrée, M. Louël a proposé de prendre, au lieu de V Sec ©,
V' = VSec^.
Cette relation diffère peu de la règle habituellement adoptée pour les petits angles, règle en conformité de laquelle ont été établis les calculs contenus dans l'appendice du chapitre précédent. Elle convient certainement mieux pour les grands angles, puisque, d'accord avec l'expérience, elle indique un ricochet sous une incidence voisine de 60o. Il serait donc à désirer qu'on adoptât d'une manière générale la relation proposée par M. Louël